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Spiritualité Providence

L'évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9, 28-36
En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante. Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’était Moïse et Élie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem.
Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil; mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s’éloignaient de lui, quand Pierre dit à Jésus : « Maître, il est bon que nous soyons ici! Faisons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas ce qu’il disait.
Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombres; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent. Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le! »
Et pendant que la voix se faisait entendre, il n’y avait plus que Jésus, seul. Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.

Évangile du dimanche 17 mars 2019

Évangile selon saint Luc 9, 28-36

Réflexion :

J’aimerais commencer ma réflexion avec quelques questions qui me semblent très étroitement liées à l’Évangile de cette semaine : Être chrétien, vivre et agir en tant que tel, est-ce seulement une façade, même quand je vais à la messe? Que signifie pour moi être chrétien au travail? Et en famille? Qu’est-ce qui devrait changer dans ma vie pour qu’être chrétien se transforme en quelque chose de plus qu’un groupe dont je fais partie?

Intéressant, n’est-ce pas? Autant que l’est l’Évangile et la possibilité d’être chrétiens. La plupart du temps, la foi nous est donnée en étant né dans une famille chrétienne et nous pouvons dire que la foi fait partie de notre patrimoine culturel, mais il est de notre responsabilité de transformer ce patrimoine en une réalité vivante. Tout comme nos ancêtres l’ont vécue et à travers eux, de leur témoignage de vie, nous l’avons reçue, de la même façon nous ne pourrons la transmettre à la prochaine génération que dans la mesure où la foi fait partie de notre vie quotidienne.

L’Évangile d’aujourd’hui raconte l’histoire de la transfiguration. Le fait que Jésus est transfiguré devant les apôtres démontre que ceux-ci n’avaient pas encore une foi entière. Ils n’étaient pas en mesure de le voir comme Il était. Ils ne sont pas encore capables de le voir avec les yeux de la foi. Ils le voyaient juste comme un homme. Un grand homme, bien sûr, mais juste un homme. Jésus est transfiguré devant eux pour qu’ils réalisent qui Il est. Il reste encore aux apôtres un long chemin à parcourir pour mûrir dans leur foi, pour grandir peu à peu au côté de Jésus, pour apprendre à vivre selon l’Évangile. La meilleure partie de cette histoire est que Jésus ne les laisse pas seuls dans ce processus. Il est avec eux, les accompagne, les aide, les oriente. Il est patient face à leurs erreurs. Lorsqu’ils tombent, Il les relève et les encourage à continuer à marcher avec lui. La transfiguration est seulement une étape sur le chemin pour suivre Jésus. Ils montent sur la montagne, puis ils en redescendent. Il suit le chemin qui est parfois difficile, mais les apôtres savent maintenant qu’ils ont Jésus avec eux. Il ne les abandonnera pas.

Nous nous trouvons dans une situation similaire. De nos parents, de nos aînés, nous avons reçu un héritage chrétien, un héritage de foi. C’est le meilleur trésor qu’ils pouvaient nous donner. Ils nous l’ont donné avec amour. Maintenant, il est de notre responsabilité que la foi soit vivante, qu’être chrétien soit plus qu’un simple nom. Il n’est pas toujours facile de vivre en tant que chrétien. Au travail, à la maison, avec les amis, avec les enfants. Parfois, des problèmes se posent. Il y a des moments difficiles. Mais nous savons que Jésus est toujours avec nous. Nous pouvons lui faire confiance parce qu’Il ne nous abandonne jamais. En cette période de Carême, l’Église nous demande de revitaliser notre foi. Pour que notre héritage chrétien ne soit pas comme ce trésor enterré qui ne sert à rien, mais qu’il soit plutôt comme le champ labouré, amendé et arrosé, qui donne beaucoup de fruits de vie pour nous-mêmes et nos familles.

Souvenons-nous que celui qu’ils ont vu plein de lumière et plein de blancheur, est celui qui semblait voir sa destination finale sur la croix. Ne nous décourageons pas, à la fin la vie, l’amour et la vérité gagnent toujours.

Une Soeur de la Providence