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Spiritualité Providence

L'Évangile du dimanche 27 novembre 2022 Matthieu 24, 37-44

« Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Réflexion sur l’Évangile du dimanche 27 novembre 2022 –

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24, 37-44 –

Réflexion:

L’Évangile de Matthieu contient cinq grands discours, comme s’il s’agissait d’une nouvelle édition des cinq livres de la loi de Moïse. Le texte que nous méditons ce dimanche fait partie du cinquième discours de cette nouvelle loi. Chacun des quatre discours précédents éclaire un certain aspect du Royaume de Dieu annoncé par Jésus:

Premièrement : la justice du Royaume est la condition pour entrer dans le Royaume (Mt 5 à 7).

Deuxièmement : la mission des citoyens du Royaume (Mt 10).

Troisièmement : la présence mystérieuse du Royaume dans la vie des gens (Mt 13).

Quatrièmement : vivre le Royaume en communauté (Mt 18).

Cinquièmement : la vigilance en prévision de la venue définitive du Royaume.

Dans ce dernier discours, Matthieu suit le schéma de Marc (Mc 13,5-37), mais ajoute quelques paraboles qui parlent de la nécessité de la vigilance et du service, de la solidarité et de la fraternité.

En ce début de l’Avent, il est important de purifier notre regard et d’apprendre à nouveau en lisant les événements à la lumière de la Parole de Dieu. Et ce, afin de ne pas être surpris, car Dieu peut venir sans prévenir, au moment où l’on s’y attend le moins. Pour illustrer comment nous devons être attentifs aux événements, Jésus s’appuie sur l’épisode du déluge à l’époque de Noé.

La liturgie du premier dimanche de l’Avent nous présente le discours de Jésus sur la fin des temps et l’Avent, qui signifie la venue. C’est le temps de la préparation à la venue du Fils de l’Homme dans notre vie. Jésus nous exhorte à être vigilants et à garder les yeux grands ouverts. Il nous demande d’être attentifs aux événements afin d’y découvrir l’heure de la venue du Fils de l’Homme.

Il est nécessaire de rafraîchir, de renouveler, de raviver notre enthousiasme, de réveiller ce qui a été laissé de côté, de faire revivre ou de récupérer ce qui est mort en nous. Sans nous en rendre compte, il arrive que le rythme de la vie nous épuise, nous fatigue, nous éteigne, nous vieillisse… Et de même que notre corps a besoin d’un repos vital chaque jour pour continuer à fonctionner, notre âme, notre force intérieure, nos illusions, ont aussi besoin d’être restaurées, au moins une fois par an.

Nous ne devons pas aborder ce temps spécial d’attente avec un cœur attristé, engourdi ou souffrant de tout ce qui précède, comme le suggèrent les paroles du pape François :

Ne nous laissons pas contaminer par le défaitisme selon lequel tout va mal: ce n’est pas une pensée de Dieu. Les tristes ne sont pas chrétiens. Le chrétien souffre beaucoup, mais il ne tombe pas dans la tristesse profonde de l’âme. La tristesse n’est pas une vertu chrétienne.[1]

L’Église nous propose ce temps de l’Avent comme une « recharge », afin que nous puissions nous reconnecter avec Dieu, avec les gens, et peut-être avec nous-mêmes, car il n’est pas rare que nous cessions d’entendre cette voix intérieure qui nous dit à quoi nous sommes appelés, ce que nous sommes, ce que nous souhaitons devenir, ce que Dieu attend de nous.

Nous avons un mois pour préparer notre maison intérieure ; un mois pour nettoyer notre âme, pour relire notre vie et pour donner priorité à l’amour que nous pouvons prodiguer en ce temps d’attente ; un mois pour contempler notre vie en général avec des yeux différents, avec les yeux de l’amour le plus pur qui jaillira du sein de notre chère Mère Marie : Jésus bien-aimé.

Sœur María Fernanda Apablaza, s.p.

[1]   Le pape François. Audience avec les participants à la rencontre internationale organisée par le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, 30.11.2019.