Spiritualité Providence
Évangile du dimanche selon saint Marc 9, 30-37
Partis de là, ils traversaient la Galilée, et Jésus ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant: « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda: « De quoi discutiez-vous en chemin? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit: « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »
Réflexion Providence – 2026 –
Réflexion :
Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus marche avec ses disciples tout en leur annonçant son sacrifice. Ils ne comprennent pas tout à fait ses paroles et, en chemin, ils discutent pour savoir qui est le plus important. Jésus, avec patience, s’arrête, les appelle et leur enseigne que le véritable chemin n’est pas celui du pouvoir ou de la reconnaissance, mais celui du service. Il place un enfant au centre et l’enlace, nous rappelant qu’accueillir le petit, c’est accueillir Dieu lui-même.
Sous le signe de la Providence –
Cet Évangile met profondément au défi ceux d’entre nous qui cherchent à vivre la Providence dans leur vie quotidienne. En tant que personne Providence, nous marchons aussi avec Jésus, nous écoutons sa Parole et désirons la suivre, mais nous ne sommes pas insensibles aux réalités humaines: le désir d’être vus, valorisés ou reconnus pour ce que nous faisons.
Jésus nous invite à nous arrêter et à contempler notre cœur. Elle nous rappelle que la grandeur ne réside pas dans l’occupation d’une place de premier plan, mais dans le service avec humilité; non pas en étant les premiers, mais en étant disponibles pour les autres, surtout les plus petits, les plus fragiles et les invisibles.
La Providence ne se manifeste pas dans des gestes grandioses, mais dans la fidélité quotidienne, dans le service silencieux, dans l’accueil sincère. Lorsque nous accompagnons ceux qui souffrent, que nous écoutons sans jugement, que nous servons sans attendre d’applaudissements, nous laissons Dieu agir à travers nous.
L’enfant que Jésus place au centre nous apprend à faire confiance, à dépendre, à vivre simplement. Il nous rappelle que la Providence se vit au mieux lorsque nous cessons de contrôler et apprenons à nous abandonner à Dieu, sachant qu’Il s’occupe de chaque détail, même lorsque nous ne comprenons pas le chemin.
Cet Évangile est une invitation à revenir à l’essentiel: servir par amour, vivre avec humilité et faire confiance à la présence de Dieu lorsque nous choisissons la voie du service et du don de soi.
Erika Straube Rios, AP (Chili)

