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Ressources et inspiration

Les Sœurs de la Providence mettent à votre disposition certaines prières et vous recommandent certaines lectures.

Prière à la Providence

Providence de Dieu, je crois en vous.

Providence de Dieu, j’espère en vous.

Providence de Dieu, je vous aime de tout mon cœur.

Providence de Dieu, je vous remercie de tout.

Réflexions sur l'Évangile du dimanche

Réflexion sur l’Évangile du dimanche 21 juillet 2019

L’évangile selon saint Luc, 10, 38-42

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »
Réflexion :
Notre part contemplative nourrit notre part évangélisatrice. Alors que Marie prie, Marthe travaille. Nous ne pouvons pas séparer la prière de l’évangélisation, car elles constituent la force et la nourriture de tout labeur. Cependant, l’Évangile de ce dimanche nous présente une mise en garde du Christ qui nous prévient contre faire beaucoup et méditer peu. Il faut vivre de plus près la Parole pour ensuite agir. Ainsi, nous pouvons être des personnes contemplatives, puis faire plus et mieux en apostolat, parce que nous comptons alors avec le soutien de notre Seigneur Jésus-Christ.
Dans le monde d’aujourd’hui, nous nous soucions de beaucoup de choses, nous nous plaignons qu’il y a peu de temps pour ce que nous aimons, mais nous ne réalisons pas qu’une seule chose est nécessaire, écouter le Seigneur en nous.
Accueillons Jésus malgré l’agitation et le bruit, arrêtons notre regard sur la beauté du paysage que nous offre notre cheminement. Servir et contempler est l’un des ensembles qui devrait motiver nos vies en tant que chrétiens et apôtres.
Bonne semaine à toutes et à tous!

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 14 juillet 2019

L’évangile selon saint Luc, 10, 25-37

En ce temps-là, un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : ‘Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.’ Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »
Réflexion
Mon voisin, mon prochain
Jésus a démoli toutes les attentes. Ce ne sont pas les définitions sociales tels que les classes, la religion, le sexe ou l’ethnie qui déterminent qui est notre prochain. Un bon voisin est une personne qui agit avec compassion envers un autre. Le problème n’est pas de savoir qui mérite d’être aimé comme je m’aime moi-même, mais de devenir une personne qui traite tout le monde avec compassion.
Quand Jésus demande au docteur de la loi qui était son prochain dans l’histoire, le docteur de loi ne peut se résoudre à dire que c’était le Samaritain. Tout ce qu’il dit, c’est que c’était «celui qui le traitait avec miséricorde». La réponse de Jésus était semblable à celle de la première discussion: «Va et fais de même». Le docteur de la loi, et nous, savons ce qui est juste. La clé est de le faire.
Jésus utilise cette parabole pour apprendre aux disciples à suivre l’exemple du Samaritain mal aimé. Ce dernier arrive sur les lieux et éprouve de la compassion pour la personne blessée. Ce que les voleurs lui ont fait, cet ennemi apparent le défait par sa volonté de faire un effort supplémentaire en soignant lui-même l’inconnu. Ceci sera notre défi. Prions pour que nous puissions faire un effort supplémentaire: rendre service à un destinataire inattendu. Suivons l’exemple du Samaritain et «allons-y faire de même».

MM, une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 07 juillet 2019

L’évangile selon saint Luc, 10, 1-9

Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous. »
Aujourd’hui, par mélancolie ou perception erronée, il est facile de penser que « tout était mieux avant », que c’est un avenir pollué, conflictuel et plein de défis qui nous attend. Les changements climatiques, l’épuisement des ressources naturelles, la surpopulation, les guerres et les affrontements culturels sont autant de problèmes qui attirent notre attention et nous poussent à un certain pessimisme. Comment être heureux dans un monde pareil?

Réflexion:
Cependant, si nous y regardons de près, nous constatons que le monde n’était guère meilleur ou plus juste à l’époque de Jésus. La pollution était sans doute moindre, mais il y avait d’autres problèmes qui sont aujourd’hui en partie résolus mais qui étaient alors très graves et urgents, comme les maladies contagieuses, le manque de justice, etc. Prenons la misère, par exemple : la majorité de la population vivait dans une pauvreté insoluble. C’est dans ce contexte que Jésus envoie ses disciples, deux par deux, prêcher la Bonne Nouvelle, souhaiter la paix à tous, se tenir avec les malades et les nécessiteux et annoncer que le Royaume de Dieu est proche.

Voilà un message simple, clair et plein d’espoir; un message qui fait la joie de ceux qui le transmettent comme de ceux qui le reçoivent. Aujourd’hui, c’est nous qui devons en premier faire connaître ce message. Au-delà des catastrophes que nous avons pu causer dans notre monde, Dieu continue de nous offrir la vie et la paix. « Le Royaume de Dieu est proche. » C’est ainsi que le vivait la bienheureuse Émilie, amie des plus petits, toujours prête à chercher des solutions pour atténuer la souffrance des autres, apporter la paix et l’espoir, et vivre la parole de Dieu à tout moment.
Une très belle semaine à tous dans la joie et la paix!
Nadia Bertoluci, AP

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 30 juin 2019

L’évangile selon saint Luc 9, 51-62

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. Il envoya, en avant de lui, des messagers; ceux-ci se mirent en route
et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent :« Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? » Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village. En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. » Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »
Réflexion :

Dans le calme et avec du temps, il est toujours plus facile de prendre des décisions et souvent elles s’avèrent bonnes. Cependant, si Jésus nous appelle, c’est par amour et il nous appelle à aimer ; tout amour exige des renoncements; Jésus le sait d’expérience. En même temps, sa phrase est libératrice, en quelque sorte, elle nous déculpabilise : lorsque deux devoirs nous paraissent contradictoires, le critère de choix devra être l’accomplissement de la Mission. Lorsque celle-ci l’exige, il ne faut pas se sentir coupables de devoir manquer à d’autres obligations.

Et encore nous avons entendu : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Nous ne pensons pas que même traversant un champ de roses, nous pouvons avoir nos vêtements déchirés par les épines et qui sait, avoir quelques égratignures. Jésus nous fait comprendre qu’il faut savoir rompre les amarres, s’engager sans retour. Et Jésus que nous dit cette phrase troublante « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le Royaume de Dieu », Il avoue les renoncements sans retour que sa mission a exigés à tout les instants : n’oublions pas que ceci se passe au moment où il vient de prendre résolument la route de Jérusalem, c’est-à-dire de la Passion et de la Croix : du confort de la maison familiale de Nazareth à la montée à Jérusalem, Jésus a vécu dans sa chair de multiples arrachements.

Émilie Gamelin n’a pas hésité à prendre le flambeau de l’Amour de la Mission et de le maintenir allumé jusqu’à son dernier souffle. Remercions notre Dieu de nous donner pareille grâce, celle de faire partie de sa famille et de la suivre illuminées par la gloire de Jésus-Christ.

Les Associées Providence attachées au groupe de Notre-Dame-de-la-Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 16 juin 2019

L’évangile selon saint Jean 16, 12-15

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
« Tout ce que possède le Père est à moi; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »
Réflexion :
Ce passage de l’Évangile reflète l’expérience des premières communautés chrétiennes. Dans la mesure où ils suivaient les enseignements de Jésus, en essayant d’interpréter et d’appliquer sa Parole dans diverses circonstances de leur vie, ils ont expérimenté la présence et la lumière de l’Esprit. Et cela se produit aujourd’hui dans les communautés qui tentent d’incarner la parole de Jésus dans leur vie. Depuis toujours, à la racine de cette expérience se trouvent les paroles de Jésus : « Tout ce que possède le Père est à moi; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »
De plus, ce dimanche, nous célébrons la fête de la Sainte Trinité, le grand mystère de notre foi, difficile à comprendre et à expliquer. À bien y penser, il n’est pas facile de parler de ce mystère.
Peut-être que nous devrions nous concentrer sur voir que Dieu est un Père proche, accueillant, aimant, qui nous offre un projet pour poursuivre et chercher le bien pour toute l’humanité et pas seulement pour quelques-uns. Tout ce qu’il demande est de Lui être fidèle et de faire le bien sans chercher de récompense. Être honnête dans notre témoignage.
Nous voyons dans la lecture de cet Évangile comment Jésus, au moment de faire ses adieux, prépare les disciples à suivre les étapes qu’Il a commencées; Il nous a aussi préparés petit à petit au travers de la famille et de la communauté. Nous vivons des moments difficiles, mais nous devons espérer que la vérité triomphera, la justice vaincra et l’amour l’emportera sur le mal.
Ayons la certitude que Dieu nous encourage toujours et nous donne la force d’avancer. Je vous invite à réfléchir à ces questions, profondes et nécessaires : Quel est mon don spirituel — ce don de l’Esprit Saint qui m’est unique? Où est-ce que je vois les dons de l’Esprit manifestés dans ma vie? Je demande au Seigneur de révéler le don spirituel qui me convient le mieux et de prier pour la grâce d’utiliser ce don pour servir les autres. Il va de soi que notre fondatrice, la bienheureuse Émilie Gamelin, a fait cet exercice tout au long de sa vie.

Une soeur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 09 juin 2019

L’évangile selon saint Jean, 20, 19-23

Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Réflexion :
Lorsque se termine la saison de Pâques vient la Pentecôte, la grande fête de l’Esprit, la célébration d’une histoire dans laquelle l’Esprit de Dieu est notre guide et notre inspiration. Regardons au-delà de ce moment initial, quand les disciples ont expérimenté avec une force extraordinaire la présence de l’Esprit de Dieu qui les encourageait à quitter leur pièce fermée où ils se trouvaient par peur des Juifs, pour sortir prêcher la Bonne Nouvelles à tous, dans toutes les langues et toutes les cultures. L’amour et le salut de Dieu sont pour tout le monde.
En ce jour, nous nous souvenons de ceux chez qui le peuple de Dieu a reconnu la présence de l’Esprit et la fidélité humaine. C’est grâce à eux si aujourd’hui nous continuons à reconnaître la présence de l’Esprit dans l’Église, depuis ceux qui ont écrit les Évangiles et ceux qui ont donné le témoignage de la première heure, comme les évangélistes, ainsi que les saints des derniers siècles, comme notre valeureuse bienheureuse Émilie Gamelin. Nous ne pouvons pas arrêter de regarder les gens assis à côté de nous pendant la messe, les membres de notre communauté chrétienne. En eux, en nous, l’Esprit est également présent, nous encourageant à être meilleurs, à aimer plus, à être plus généreux.
Les langues de feu sont un symbole pour exprimer la force de l’Esprit de Dieu qui vient au cœur de la personne humaine et est capable de la transformer. Lorsque les portes du cœur s’ouvrent à l’Esprit, rien n’est plus pareil. Tout prend une autre perspective, celle de l’amour et de la miséricorde de Dieu. Notre histoire personnelle se transforme dans le feu de l’Esprit.
Aujourd’hui est un jour pour rendre grâce à Dieu pour le don de son Esprit, parce qu’il nous a fait participer à cette histoire des saints hommes et des saintes femmes et il nous appelle nous aussi à la sainteté. Ouvrons nos cœurs à l’Esprit de Jésus et il nous enseignera, comme dit l’Évangile, à vivre en tant que chrétiens, il nous aidera à nous rappeler de Jésus en tout temps et nous aidera à garder le mandat de l’amour.
Une soeur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 02 juin 2019

L’évangile selon saint Jean, 17, 20-26

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :
« Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »
Réflexion
Quelle belle prière, prononcée par Jésus lui-même. Il prie devant ses disciples, ça veut dire qu’il les fait entrer dans son intimité, il leur fait partager ses désirs les plus profonds. Il parle du monde, de ce qu’il veut de toutes ses forces, c’est-à-dire, que le monde croie, il nous dit :« Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » Un peu plus tard, il répète : « Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m’as envoyé ». Et pourquoi est-il si important que le monde reconnaisse en Jésus l’envoyé du Père ? D’abord parce qu’à ce moment-là le monde saura combien Dieu l’aime. L’envoi de son Fils est la plus belle preuve d’amour que Dieu peut donner au monde : « Le monde saura que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »
A relire ces lignes, on est frappés de l’insistance de Jésus sur les mots amour et unité ; une fois de plus, il faut reconnaître que l’histoire de Dieu avec nous est une grande aventure, une histoire d’amour. Dieu est Amour, il nous aime, et il envoie son Fils pour nous dire de vive voix ! C’est bien ce que Jésus dira quelques heures plus tard à Pilate, au cours de son interrogatoire : « Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. » (Jn 18,37)
Nous sommes tous invités à porter et à partager cet amour infini, le plus grand amour jamais connu avec tous nos prochains. Dans la joie de distribuer ce même amour, le plus grand des trésors, je vous souhaite une bonne semaine à tous et à toutes!

Lise Lessard, sp

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 26 mai 2019

L’évangile selon saint Jean, 14, 23-29

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :
elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront,
vous croirez. »
Réflexion :
Quand on aime c’est avec enthousiasme qu’on accomplit la volonté de la personne aimée. Et c’est le signe que Jésus demande à ses disciples pour prouver leur amour : l’accomplissement des Commandements de Dieu.
Puisque nous devons réaliser en notre vie les Commandements du Seigneur, il nous faut connaître de plus en plus sa Parole. Nous n’aurons pas trop de tous les jours de notre vie pour l’approfondir et la faire passer dans le quotidien de nos vies. Pour cela il faut être discipliné et persévérant, car à nos yeux, la Parole peut être parfois ardue et difficile à comprendre. Il nous faut aussi une bonne dose d’humilité pour, à l’occasion, demander de l’aide pour éclairer notre pensée et prendre ainsi les bonnes décisions, choisir la bonne marche à suivre.
Cependant, il faut admettre que c’est une promesse merveilleuse ! «… nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.» Nous faisons souvent des promesses vaines par la faiblesse de notre nature et à cause que nous les oublions vite… mais les Promesses de Dieu ont l’éternité pour s’accomplir…Il est Dieu et le ciel et la terre passeront, mais sa Parole ne passera jamais. Il a promis… c’est accompli…
Quant à nous, si nous accomplissons les volontés de Dieu, IL demeurera en nous et nous deviendrons sa demeure, un temple vivant. Cela nous permettra de Le faire connaître, en tout temps et si nous en prenons conscience, il nous deviendra facile de vivre en sa présence… Cette réalité, nous devons y penser souvent et alors, il ne sera plus impossible d’aimer ceux qui nous semblent « difficiles », car nous verrons la Sainte Trinité en eux et ainsi pourrons-nous ne pas les respecter?
Nous sommes appelés à vivre dans la paix, dans la sérénité et dans la joie. Au lieu de nous révolter, de nous crisper, de nous refermer sur nous-mêmes et d’en vouloir à Dieu, aux autres et à nous-mêmes, il nous est demandé d’être disponibles pour aimer davantage.
S.L.G.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 19 mai 2019

L’évangile selon saint Jean, 13,31-33a.34-35

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. (…) Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

Comment pouvons-nous aimer comme Lui nous aime?
Jésus est sur le point de dire au revoir à ses disciples et Il leur laisse un commandement nouveau qui est en quelque sorte son testament. Il leur a dit de s’aimer les uns les autres comme Il les a aimés. Ceci est le signe par lequel on saura que nous sommes des disciples de Jésus. Puis, le trait le plus distinctif des chrétiens n’est pas que nous nous réunissions le dimanche pour célébrer la messe. Ce n’est pas que nous connaissions personnellement le pape, les évêques et les prêtres. Célébrer sept sacrements n’est pas non plus notre caractéristique. Jésus ne voulait pas que nous soyons connus pour l’une ou l’autre de ces choses. Jésus voulait que ceux en dehors de notre communauté nous reconnaissent par un autre signe, plus humble si on veut, mais plus important encore et plus humain : c’est à dire la façon dont nous nous traitons les uns les autres, par la façon dont nous nous aimons et que nous aimons tout le monde sans distinction : « Aimez-vous les uns les autres ».
Ceci est le signe que la communauté chrétienne est la semence d’un monde nouveau. Car seul Dieu peut donner vie à cet amour qui fait que tout se partage et que tous vivent davantage en abondance.
Il est bon de se demander : Est-ce que les chrétiens sont faits d’un bois différent? Sommes-nous supérieurs aux autres? Pas du tout. Nous sommes égaux. Mais la présence de Dieu est avec nous. Et quand nous le laissons agir dans notre cœur, nous faisons l’expérience d’un amour plus grand que nos forces qui surgit de notre intérieur. C’est l’amour de Dieu. C’est l’amour qui est un signe de la terre nouvelle et du ciel nouveau. C’est, par exemple, l’amour avec lequel Mère Émilie aimait les pauvres, les orphelins, les personnes âgées, les malades et tous ceux qui souffraient. Il est l’amour avec lequel beaucoup de mères aiment leurs enfants. Démesurément, sans horaire, sans limite, avec une générosité absolue.
Mais comme nous ne sommes pas supérieurs aux autres, comme nous faisons des erreurs et parfois nous nous blessons les uns les autres, il y a une dimension de l’amour que la communauté chrétienne doit savoir comment vivre d’une manière spéciale. C’est la dimension du pardon, de la réconciliation. Savoir pardonner et se pardonner est une forme d’amour qui reconnaît ses propres limites et les surpasse parce que l’amour va au-delà des limites fixées par nos faiblesses. Vivre le pardon et la réconciliation dans la communauté chrétienne est la meilleure façon de témoigner de l’amour qui nous unit.

Une Soeur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 12 mai 2019

L’évangile selon saint Jean, 10, 27-30

Jésus avait dit aux Juifs : « Je suis le Bon Pasteur (le vrai berger). » Il leur dit encore : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »
Réflexion :
Jésus le bon Pasteur, le bon Berger, non seulement pour les personnes de son temps, mais pour chacune et chacun de nous aussi. Il nous connaît par notre nom et veille constamment sur nous et nous protège des dangers dans ce monde si agité et parfois perturbé. Que demander de plus? Avec Lui, nous sommes en sécurité.
Le début de ce texte évangélique précise ceci : « Mes brebis écoutent ma voix; elles me suivent. » Le meilleur endroit pour écouter la voix du Bon Pasteur n’est-il pas dans la prière et le silence ?
Il vaut la peine d’essayer cette recette – prière, silence… Nous risquons d’être surpris des résultats. N’ayons pas peur, Jésus porte bien son nom : Le Bon pasteur… Faisons-Lui confiance!
Une Soeur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 5 mai 2019

L’évangile selon saint Jean (21, 1-19)

En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment : Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi.» Ils partirent et montèrent dans la barque; or cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : » Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons ; il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.
C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.
Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : » Simon fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : » Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : » Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : » M’aimes-tu ? » Il lui répond : » Seigneur, toi, qui sait tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : » Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : »Suis-moi. »

Réflexion :

Revenus de leurs peurs et de leur incrédulité par l’action de l’Esprit, les apôtres initient leur mission. Un titre est à la une pour les messagers de la Bonne Nouvelle, bien qu’il n’y ait à l’époque ni journaux, ni radio, ni internet. Les disciples parcourent les rues des villes et des villages et proclament bien haut ce qu’ils ont vu et entendu : « Jésus est vivant ». Quelle fougue, quelle détermination de leur part. Ils ne peuvent plus se taire, disent-ils. Quelle leçon pour nous, car, ne sommes-nous pas bien souvent trop timides quand il s’agit d’afficher nos couleurs chrétiennes? Aujourd’hui, suite au déplacement des foules, de ces migrants en quête de dignité humaine et de justice, nous sommes entourés de cultures et de confessions différentes. Remarquons avec quelles convictions, les uns s’engagent même au risque de leur vie. Leur engagement dépasse les signes religieux qu’ils portent, signes gênants pour ceux qui sont réfractaires à toute pratique religieuse, ou à ceux qui craignent voir leur foi supplantée par d’autres croyances. Les vrais signes sont invisibles aux yeux de chair. Ils sont inscrits dans les profondeurs de l’âme.
Jésus envoie tous les disciples : « Allez par le monde entier. Proclamez l’évangile à toute la création. » (Marc 16,15) Malheur à moi, je n’annonce pas l’Évangile. » (1Cor 9, 16)
Les apôtres ont d’abord vécu la même fragilité humaine que la nôtre. Interrogeons-nous. Osée nous fait prendre connaissance de notre fragilité : « Votre amour est fugitif comme la brume du matin, comme la rosée qui tôt se dissipe ». (Os 6,4). Quel est le degré de ma foi, de ma qualité d’apôtre ? Mais avant d’exercer leur ministère apostolique, ils ont vécu un temps de questionnement, d’attente. Ils rêvaient d’un royaume terrestre. Comme les disciples, nous avons peut-être tendance à nous enfermer, à verrouiller nos portes. Tous les sujets d’attraction de notre monde moderne nous font ils rêver, nous aussi, d’un royaume terrestre? C’est en Jésus que nous trouvons ce désir véhément d’annoncer, de transmettre le flambeau à tous ceux et celles qui se trouvent sur notre route.

Simon-Pierre dit : « Je m’en vais à la pêche. » Il n’a sans doute pas la passion de la pêche en ce moment. Les autres le suivent. Un moment de déprime. C’est humain. Il faut bien faire quelque chose pour oublier la dernière mésaventure, la perte d’un leader, enfin, briser la monotonie. Leur peu de motivation fait qu’ils reviennent bredouille. « Que vous êtes lents à croire! »Ce reproche s’adresse à nous, tout comme aux apôtres. Il leur avait bien informé : « Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. » (Jean 16, 7) « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. » (Jean 16, 13) Il Jésus a dit qu’il fallait qu’il s’en aille, pour que vous receviez l’Esprit (Mais Jésus envoie l’Esprit par qui chacun peut affronter les défis les plus menaçants, même au prix de leur vie. Un vent de Pentecôte leur a donné force et audace pour annoncer avec un langage que chacun pouvait comprendre. (Actes 2,1-11)
Le Christ ressuscité invite Simon-Pierre à manifester son engagement. « Simon, m’aimes-tu? » « Sois le pasteur de mes brebis. » Les Écritures s’adressent à tous ces dépositaires de la Bonne Nouvelle : Jésus est vivant. La foi implique les œuvres, sinon, c’est une foi morte, (Jc 2,17).
Que de fois comme aux disciples, Jésus manifeste sa présente aimante et fraternelle avec des moyens concrets, à notre portée, comme l’invitation à déjeuner au bord du lac. C’est dire que notre engagement connaît des moments de repos, de détente et de succès.
L’Église doit comme le Christ, se mettre en route, pour conduire tous les humains vers Celui qui nous donne la vie en plénitude. Notre témoignage devient crédible selon nos convictions. Le gros problème n’est-il pas l’ignorance religieuse dans le monde, ou l’indifférence. Il est absolument essentiel d’approfondir la foi pour pouvoir mieux la transmettre. Nous vivons dans une société qui connaît toutes sortes de bouleversements. La Pâque est radicalement accomplie par Jésus : tout est achevé en principe. Son annonce et son accueil visent à changer l’humanité. En vivant la Parole, nous nous identifions à Jésus-Christ et ainsi notre témoignage est vrai et porte fruits.
Jésus veut signifier à Pierre le genre de mort qui l’attend : étendre les bras comme Jésus et aller jusqu’au terme de sa mission, pour accueillir ce passage qui mène vers la résurrection, renaître de nouveau, ainsi que le dit Jésus à Nicodème. Voilà la vraie réalité.

Annette Aspirot, s.p.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 28 avril 2019

L’évangile selon saint Jean, 20, 19-31
« C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »
Quel beau mandat que cette mission de Pâques, mais combien difficile dans un monde qui a tendance à ne pas croire ni à la paix, ni à la réconciliation. Dans nos propres maisons, dans nos propres communautés, dans notre propre travail, nous devons admettre qu’il n’est pas facile de maintenir une pensée de paix face à d’autres qui ne cherchent que les bisbilles, la division et la discorde.
Cependant, comme chrétiens, chrétiennes, nous sommes porteurs du souffle du Christ, de son Esprit, de ses valeurs. Nous sommes «le Corps du Christ, le Temple de l’Esprit…» dira saint Paul, et cela nous mène à nous dépasser, à aller chercher des avenues pour ne pas céder à la tentation, si facile, de répondre par les mêmes moyens à ceux et celles qui cherchent par toutes les façons de nous déséquilibrer, de nous faire du tort dans notre choix de vivre la paix et de la répandre, tel qu’Il nous l’a demandé.
Croyons et prions, car le temps de Pâques est un moment privilégié où chaque groupe doit s’engager à retrouver la fraîcheur du mouvement chrétien à ses origines, respectueux des charismes de chacun et de la grande diversité des grâces particulières.
Le Christ nous invite à créer avec lui un monde nouveau, un monde de paix, de fraternité et d’amour.
Bonne semaine!

Une Soeur de la Providence
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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 14 avril 2019

L’évangile selon saint Luc 22, 14-23, 56 (Première partie)
Quand l’heure fut venue, Jésus prit place à table, et les Apôtres avec lui. Il leur dit : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir! Car je vous le déclare : jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle soit pleinement accomplie dans le royaume de Dieu. » Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce, il dit : « Prenez ceci et partagez entre vous. Car je vous le déclare : désormais, jamais plus je ne boirai du fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. » Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous. Et cependant, voici que la main de celui qui me livre est à côté de moi sur la table. En effet, le Fils de l’homme s’en va selon ce qui a été fixé. Mais malheureux cet homme-là par qui il est livré! » Les Apôtres commencèrent à se demander les uns aux autres quel pourrait bien être, parmi eux, celui qui allait faire cela.
Réflexion :
Nous avons choisi de faire une humble réflexion sur une partie de l’Évangile suggéré pour le dimanche 14 avril.
Combien de fois nous nous sommes réunis pour célébrer comme frères et chrétiens les jours fériés importants de notre calendrier. C’est une tradition et nous devons continuer à la respecter. Jésus notre Maître a fait la même chose : il a rassemblé ses gens les plus proches, ses apôtres, et au travers de la joie et de l’allégresse du repas pascal, il a annoncé la trahison d’un des siens…
Comme dans la courte vie de Jésus, notre vie est également faite d’inconstance et d’incohérences. Mais face à tout cela, on trouve la cohérence et la constance de Jésus, le Fils de Dieu, l’envoyé du Père, déterminé à nous montrer son amour jusqu’à la fin, jusqu’à donner totalement sa vie pour nous. Dieu est obstiné dans son amour. Il ne bouge pas d’un centimètre et, bien que nous disions que nous ne le connaissons pas du tout, Il nous reconnaît encore comme des fils et des frères, comme des membres chéris de sa famille.
Là est la clé de la célébration de la Semaine sainte. Nous nous souvenons de l’amour de Dieu pour nous. Il est plus fort que la mort et, bien sûr, plus fort que notre propre péché. Le point clé pour le comprendre se retrouve dans le regard que Jésus jette à Pierre quand celui-ci l’a renié pour une troisième fois. C’était un regard plein d’affection. Il le connaissait bien dans sa faiblesse, mais Il ne l’aimait pas moins. Aujourd’hui, ce regard est tourné vers chacun d’entre nous. Il nous connaît bien, au dedans comme au dehors, et il nous regarde avec affection et amour total.
Jésus a répondu à la trahison avec amour, avec sa vie, en nous donnant tout. La même chose a été faite par des personnes très importantes dans la Congrégation des Sœurs de la Providence, c’est à dire Mère Émilie, Mère Bernard et Mère Joseph, qui ont donné leur vie, leur énergie, et leur santé à ceux qui en avaient besoin, comme un enfant a besoin de sa mère. Mais elles ont été aussi généreuses avec ceux qui ne se sont pas très bien comporté avec elles; mais à tout cela, ces saintes femmes ont répondu avec le pardon et l’amour, comme Jésus.
Nous remercions le Seigneur d’avoir tant d’exemples pleins de lumière divine pour réfléchir en ce début de Semaine sainte.
Un groupe d’Associés Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 07 avril 2019

L’évangile selon saint Jean 8, 1-11

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Réflexion :

Dans cet Évangile, Jésus nous enseigne qu’avant tout moment important dans la vie, il faut prendre du recul pour prier et renforcer notre esprit. Face aux pharisiens, Jésus est en paix et calme, il sait qu’ils veulent le faire tomber dans le doute et il est préparé. Ils lui présentent une femme, la condamnant pour infidélité. Je pense que sa chute était avec un homme, mais les pharisiens ne condamnent que la femme et parlent à Jésus de la loi.

Alors Jésus, d’abord et avant tout, respecte la dignité de la femme et place en elle sa miséricorde. Il prend sur lui la honte que la femme vit, il démontre du respect pour la dignité de la personne. Puis, sans regarder les hommes, il leur dit que celui qui est sans péché jette la première pierre, ce qui fait que ces hommes doivent regarder dans leur propre vie et c’est ainsi qu’ils découvrent que chacun d’eux est pécheur. Jésus lève alors ses yeux et demande à la femme : « Personne ne t’a condamnée ? Moi non plus, dit-il, va en paix et désormais ne pèche plus. » Il lui rend l’état de grâce et elle se sent alors purifiée. Jésus l’avait guérie et il lui dit : « Désormais ne pèche plus, » c’est à dire sois digne, sois une femme aimée par Dieu.

À l’image d’Émilie, cherchons le chemin du pardon, pour nous faire pardonner et pardonner, en toute confiance.

Marta Alvear, s.p.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 31 mars 2019

L’évangile selon saint Luc 15, 1-3 11-32

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux! »  Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » Et le père leur partagea ses biens. « Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.  Il aurait bien voulu se remplir le centre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. « Alors il rentra en lui-même et se dit : « Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers. » Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. « Le fils lui dit : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. » Mais le père dit à ses serviteurs : « Vite! Apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. » Et ils commencèrent à festoyer. « Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : « Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé. » Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sorti le supplier. « Mais il répliqua à son père : « Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras! » « Le père répondit : « Toi mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé! » »

Réflexion :

Aujourd’hui, nous parlons de la conversion du fils prodigue. Le plus jeune fils était parti et, sans se rendre compte, avait fait fausse route et avait dilapidé le meilleur qu’il avait : l’amour de sa famille, l’amour de son père, la sécurité que donne le sentiment d’être aimé. Il pensait qu’il pouvait vivre seul. Il était certain qu’il  pourrait obtenir tout ce qu’il voudrait de ses propres mains. Et il a rencontré l’échec. Heureusement qu’une fois sombré dans la gêne, il a réalisé ce qu’il devait faire : retourner à la maison de son père, demander pardon et travailler sans penser à se faire choyer.

À son retour, le fils prodigue prépare des phrases : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. » Cependant, lorsque le fils trouve son père, il commence à dire les phrases qu’il avait préparées, mais le père lui coupe la parole. Et ce qui est plus important, il ne le laisse pas finir. Ainsi disparaît la dernière phrase que le fils prodigue avait préparée : « Traite-moi comme l’un de tes ouvriers. » Nous ne savons pas s’il n’a pas réussi à la dire ou si le père n’a pas voulu l’entendre. Parce que ce qui compte dans la rencontre entre le père et le fils c’est la joie, la joie du père. Comme si rien n’était, le père demande qu’une grande fête soit organisée dans la maison. C’est la joie du pardon, de la réunion. Parce que la chose la plus importante pour le père, c’est d’avoir une famille unie.

Pour nous, le Carême est encore l’occasion de nous convertir. Pas besoin de préparer de nombreuses phrases. Dieu sera heureux que nous rentrions à la maison. Il va préparer un festin. Nous sommes tous faits du même « matériel » humain, nous ne sommes pas des dieux. Nos limites nous conduisent à faire le mal, nous ne voulons pas le commettre mais, de temps en temps, nous le faisons. Personne ne peut se présenter devant Dieu avec une feuille sans péché. Personne ne peut se tenir devant Dieu, comme le pharisien debout : « Oh mon Dieu, je te rends grâces parce que je ne suis pas comme les autres hommes » … qui sont pécheurs. Nous sommes comme le publicain. Reconnaître nos défauts, avoir le cœur en peine pour ce qu’on a fait et en éprouvant un réel repentir, dire à Dieu notre Père : « Ayez pitié de moi pécheur. » Et puisque nous sommes en dialogue d’amour avec notre Dieu, lui demander aussi qu’Il continue d’offrir sa tendresse, son amour et la force nécessaire pour être fidèle à son amitié.

Merci Seigneur pour le don d’appartenir à la Famille Providence en ces journées spéciales de remerciements et de bénédictions.

Un Associé Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 24 mars 2019

L’évangile selon saint Luc 13, 1-9

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort? Eh bien, je vous dis : pas du tout! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tout de même. » « Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? Eh bien, je vous dis : pas du tout! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tout de même. » Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : « Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon laisser épuiser le sol? » Mais le vigneron lui répondit : « Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas. » 

Réflexion :

La liberté et la sagesse

Ce texte est un guide pour nous tous chrétiens et chrétiennes, un guide de la sagesse. Nous pourrions commencer par demander : que faisons-nous de la liberté que Dieu nous donne? Le fait que Dieu nous libère ne veut pas dire que nous atteindrons automatiquement la liberté. Il ne suffit pas au prisonnier d’ouvrir la porte de la prison, il lui faut se lever et partir de son propre gré de sa cellule, il doit prendre part à sa propre libération. Ou dans les mots de Jésus : « Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. » Si nous mettons cette parole en lien avec la parabole finale, nous pouvons comprendre l’immense miséricorde de Dieu qui tend toujours sa main salvatrice et libératrice vers nous. Le propriétaire avait déjà passé trois ans à gaspiller temps et argent sur un figuier qui ne produisait pas de fruits. Il voulait le couper, l’arracher et utiliser la terre pour autre chose. Mais le vigneron a voulu continuer d’essayer. Il pensait qu’il était encore possible que l’arbre donne des fruits. Il est certainement question de patience et de travail. Il s’agit de la même patience que Dieu a toujours avec nous, jusqu’à ce que nous soyons en mesure de vivre comme des hommes et des femmes libres et responsables.

La période du carême ne doit pas nous décourager. Il est vrai qu’en regardant nos vies, nous découvrons que nous avons parfois perdu le précieux héritage que nous recevons de nos parents et que nous ne vivons pas comme nous le devrions la foi chrétienne qu’ils nous ont transmise. Mais il n’en est pas moins certain que nous avons un Libérateur qui continue de nous tendre la main pour nous sortir de notre prison, pour que nous marchions en liberté, que nous vivions en plénitude et que nos cœurs conservent toujours l’espérance. Ces paroles nous confirment encore une fois que Dieu n’abandonne pas son peuple, bien que la vie soit parfois si dure que nous en venions à penser que c’est le cas.

Unissons-nous, en ce temps de réflexion et d’introspection, à tous les chrétiens et toutes les chrétiennes qui attendent le Royaume de Dieu.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 17 mars 2019

L’évangile selon saint Luc 9, 28-36

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier. Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre, et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante. Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui : c’était Moïse et Élie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem.

Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil; mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s’éloignaient de lui, quand Pierre dit à Jésus : « Maître, il est bon que nous soyons ici! Faisons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait pas ce qu’il disait.

Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombres; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent. Et, de la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le! »

Et pendant que la voix se faisait entendre, il n’y avait plus que Jésus, seul. Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.

Réflexion :

J’aimerais commencer ma réflexion avec quelques questions qui me semblent très étroitement liées à l’Évangile de cette semaine : Être chrétien, vivre et agir en tant que tel, est-ce seulement une façade, même quand je vais à la messe? Que signifie pour moi être chrétien au travail? Et en famille? Qu’est-ce qui devrait changer dans ma vie pour qu’être chrétien se transforme en quelque chose de plus qu’un groupe dont je fais partie?

Intéressant, n’est-ce pas? Autant que l’est l’Évangile et la possibilité d’être chrétiens. La plupart du temps, la foi nous est donnée en étant né dans une famille chrétienne et nous pouvons dire que la foi fait partie de notre patrimoine culturel, mais il est de notre responsabilité de transformer ce patrimoine en une réalité vivante. Tout comme nos ancêtres l’ont vécue et à travers eux, de leur témoignage de vie, nous l’avons reçue, de la même façon nous ne pourrons la transmettre à la prochaine génération que dans la mesure où la foi fait partie de notre vie quotidienne.

L’Évangile d’aujourd’hui raconte l’histoire de la transfiguration. Le fait que Jésus est transfiguré devant les apôtres démontre que ceux-ci n’avaient pas encore une foi entière. Ils n’étaient pas en mesure de le voir comme Il était. Ils ne sont pas encore capables de le voir avec les yeux de la foi. Ils le voyaient juste comme un homme. Un grand homme, bien sûr, mais juste un homme. Jésus est transfiguré devant eux pour qu’ils réalisent qui Il est. Il reste encore aux apôtres un long chemin à parcourir pour mûrir dans leur foi, pour grandir peu à peu au côté de Jésus, pour apprendre à vivre selon l’Évangile. La meilleure partie de cette histoire est que Jésus ne les laisse pas seuls dans ce processus. Il est avec eux, les accompagne, les aide, les oriente. Il est patient face à leurs erreurs. Lorsqu’ils tombent, Il les relève et les encourage à continuer à marcher avec lui. La transfiguration est seulement une étape sur le chemin pour suivre Jésus. Ils montent sur la montagne, puis ils en redescendent. Il suit le chemin qui est parfois difficile, mais les apôtres savent maintenant qu’ils ont Jésus avec eux. Il ne les abandonnera pas.

Nous nous trouvons dans une situation similaire. De nos parents, de nos aînés, nous avons reçu un héritage chrétien, un héritage de foi. C’est le meilleur trésor qu’ils pouvaient nous donner. Ils nous l’ont donné avec amour. Maintenant, il est de notre responsabilité que la foi soit vivante, qu’être chrétien soit plus qu’un simple nom. Il n’est pas toujours facile de vivre en tant que chrétien. Au travail, à la maison, avec les amis, avec les enfants. Parfois, des problèmes se posent. Il y a des moments difficiles. Mais nous savons que Jésus est toujours avec nous. Nous pouvons lui faire confiance parce qu’Il ne nous abandonne jamais. En cette période de Carême, l’Église nous demande de revitaliser notre foi. Pour que notre héritage chrétien ne soit pas comme ce trésor enterré qui ne sert à rien, mais qu’il soit plutôt comme le champ labouré, amendé et arrosé, qui donne beaucoup de fruits de vie pour nous-mêmes et nos familles.

Souvenons-nous que celui qu’ils ont vu plein de lumière et plein de blancheur, est celui qui semblait voir sa destination finale sur la croix. Ne nous décourageons pas, à la fin la vie, l’amour et la vérité gagnent toujours.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 10 mars 2019

L’évangile selon saint Luc (4, 1-13)

En ce temps-là,  après son baptême, Jésus, rempli de l’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où,  pendant 40 jours, il fut tenté par le diable.

Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le diable lui dit alors:  » Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit: « Il est écrit: L’homme ne vit pas seulement de pain. »

Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre. Il lui dit:  » Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela.  » Jésus lui répondit: Il est écrit: C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. »

Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit:  » Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas; car il est écrit: Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder; et encore: Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui fit cette réponse: « Il est dit: Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.

Réflexion :

Ce tout début du carême n’est-il pas l’image vivante de la montée pascale, celle que je vis non seulement durant quarante jours, mais depuis le jour de mon baptême, car depuis lors, je me suis engagée à vivre la Mission de Jésus. Or, le temps liturgique du carême est un rappel, un moment fort de cette montée pascale, mystère mort et résurrection que partage tout chrétien.

Un drôle de dialogue propose les tentations du diable, qui se pose à lui-même une question: « Si tu es le Fils de Dieu ? »  Voilà que cette identité de l’Homme-Dieu, se traduit en moi par ce don de mon baptême qui me fait Fille de Dieu. Je suis fille de Dieu, je vis sa mission en Église. N’est-ce pas ma raison d’être sur terre, cette merveille de ma vocation chrétienne.

Trois propositions sont offertes au Fils de Dieu. La première expérience serait pour Jésus de répondre à la tentation de se rassasier des biens terrestres, (Ordonne que cette pierre devienne pain). Si souvent nous expérimentons la tentation de Jésus, celle de rassasier nos faims matérielles. Mais Jésus propose une nourriture infiniment supérieure à celle qui est périssable, c’est de se nourrir de la Parole de Dieu. Cette Parole qui prêche le partage de nos biens matériels avec le pauvre ; le partage de nos valeurs, nos talents, notre temps. Tant de mes sœurs et frères d’ici et d’ailleurs vivent une situation de pauvreté matérielle et morale dramatique face aux repus.

La deuxième expérience serait pour Jésus de faire valoir son identité en tant que Dieu : (Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis, si tu te prosternes devant moi.) Jésus est investi d’un pouvoir divin, mais Il accepte d’être un humain comme nous. L’humanité que Jésus veut vivre, c’est une humanité fraternelle. Les humains connaissent cette tentation de se faire attribuer plus de valeurs qu’ils possèdent. Leurs prétentions sont mises en évidence. Cette tentation veut combler un besoin subtil d’être supérieur à l’autre. Il est bon de se rappeler nos pauvretés d’êtres mortels, fragiles, nous souvenant que nous avons surtout besoin de la simplicité du pauvre. A Dieu seul, remets ta vie.

La troisième expérience serait de dépasser les limites de la logique et manquer à sa Mission : « Si Tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car Il est écrit : Il donnera l’ordre à ses anges de te garder. » Prétendre connaître la vérité; se penser super humain, omnipuissant, une telle arrogance ne serait pas digne de Lui. Quand Pierre veut le détourner de sa mission, Jésus lui dit : « Passe derrière moi, Satan.» (Marc 8,33). C’est chaque jour que j’ai besoin de raviver la flamme de ma lampe. J’ai besoin de temps forts de prière comme celui du carême ; de solidarité avec l’Église, ma congrégation, ma communauté locale. Si je ne prie pas, je prive la mèche du feu qui l’anime. La prière me met en solidarité avec les gens de toute culture, de tout âge, de toute frontière. La prière, c’est la lampe qui guide mon quotidien dans cette montée pascale, c’est l’assurance d’une vocation vécue, d’une mission accomplie selon les desseins des Dieu.

Sœur Annette Aspirot, s.p.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 03 mars 2019

L’évangile selon saint Luc 6, 39-45

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou? Le disciple n’est pas au-dessus du maître, mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître.

« Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas? Comment peux-tu dire à ton frère : « Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil », alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite! Enlève d’abord la poutre de ton œil; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.

« Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. »

Réflexion :

Tout d’abord, laissez-moi dire que je suis très reconnaissante de contribuer à ces réflexions de la famille Providence. Je peux dire qu’autrefois, mais aujourd’hui encore, dans les petites villes, on devait être très prudent avec ce qu’on faisait et avec les apparences. Tous sentaient qu’ils avaient assez d’autorité pour donner leur avis, juger et condamner les autres pour tout ce qui leur semblerait différent. Parfois, cela se faisait à partir de données infimes, de faits accidentels qui n’avaient en réalité rien à voir avec ce que la personne était ou avec ce qu’elle vivait.

À l’heure actuelle, nous le faisons aussi avec des connaissances, des amis, des politiciens, des vedettes de cinéma ou avec les personnalités publiques en général. Beaucoup osent donner des conseils avec une telle clairvoyance absolue, que nous ne comprenons pas comment ils n’ont pas obtenu de plus grands triomphes dans leur propre vie. Comme dit le dicton : « Fais ce que je dis, non pas ce que je fais. » Les dictons ne sont que le reflet de la sagesse populaire. L’Évangile d’aujourd’hui nous dit que dans les paroles d’un homme nous pouvons découvrir son cœur et ce qu’il contient. Autrement dit, toutes les critiques et les commentaires dont nous avons parlé ci-dessus en disent plus long sur la personne qui fait le commentaire, que sur la personne qui en est le sujet.

Jésus insiste sur des idées similaires. Jésus utilise beaucoup le bon sens. Ce n’est pas étonnant, parce que la sagesse populaire tire beaucoup de l’expérience humaine profonde. Et cette profondeur ne peut être ancrée qu’en Dieu, qui est notre Créateur. C’est en elle que Jésus trouve les racines de la sagesse et de la relation des êtres humains avec Dieu.

Je vous laisse avec une question : Ai-je le courage de regarder la poutre que j’ai dans mon œil?

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile selon saint Jean 14, 15-16. 23b-26

Jésus a dit à ses disciples :

« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.

Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous:

Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons notre demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.

Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.

RÉFLEXION SUR L’ÉVANGILE DE JEAN

Jésus insiste sur l’importance de l’amour. L’amour nous fait faire ce qui est bon et juste, et il est important pour nous afin de réussir dans cette vie, et pour aller au ciel.

Dieu le Père nous a montré son amour immense quand il a envoyé son fils unique Jésus sur terre pour souffrir et mourir pour nous.

Jésus a vécu une vie d’amour quand il s’est déplacé pour enseigner, guérir, réconforter et aider les gens, avec tant de patience et de soins. Il a même souffert et est mort pour nous. Ce n’était pas assez d’amour! Alors le Père a envoyé le Saint-Esprit pour continuer l’œuvre de Jésus pour aider, inspirer et nous guider dans l’exercice de l’amour, et ce faisant, de faire la sainte volonté de Dieu, et enfin être sauvés et unis à la Sainte Trinité dans le ciel!

Pat Nex (AP, Calgary, Alberta)

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 17 février 2019

L’évangile selon saint Luc 6,17. 20-26

En ce temps-là, Jésus descendit de la montagne avec les Douze et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils vous insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.

« Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez! Quel malheur pour vous lorsque les hommes disent du bien de vous! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitent les faux prophètes. »

Réflexion :

Aujourd’hui tout particulièrement, en nous laissant guider par l’Évangile, nous nous demandons : Qui, près de nous, sont les pauvres, ceux qui ont faim, ceux qui pleurent? Que faisons-nous  dans notre communauté pour qu’ils se sentent aimés et préférés de Dieu? Que pourrions-nous faire?

Bien entendu, il n’est pas facile de répondre à ces questions. Cependant, nous savons que nous remettre en question fait partie de la solution.

Jésus nous dit clairement que ceux qui comptent trop sur eux-mêmes, sur le pouvoir de l’homme, n’ont pas beaucoup d’avenir. Il apparaît qu’ils sont condamnés à la souffrance et à la mort. Ils ont confiance en eux parce qu’ils sont riches, parce qu’ils mangent en abondance, parce qu’ils se divertissent et parce qu’il semble que tout le monde parle d’eux en bien. Du côté opposé se trouvent ceux qui ont été déclarés « bénis » ou « heureux » par Jésus.

De plus, Jésus ne dit pas « Heureux les pauvres qui ont confiance en Dieu ». Il dit simplement : « Heureux les pauvres », « ceux qui ont faim » et « ceux qui pleurent ». Sans plus.  Aucun titre n’est nécessaire pour mériter d’être déclaré « bienheureux » par Jésus et de recevoir la promesse du Royaume. Seule la dernière des béatitudes se réfère aux disciples de Jésus, qui seront persécutés à cause de son nom. Ceux-là aussi sont « bienheureux »

L’amour et la miséricorde de Dieu sont pour tous. C’est précisément pourquoi il se manifeste d’abord à ceux qui n’ont rien, à ceux qui ont reçu le pire en ce monde. C’est à eux que se dirige de préférence l’amour de Dieu. Ce sont eux que les chrétiens doivent aimer de préférence parce qu’ils sont les bienheureux de Dieu, parce qu’ils sont nos frères pauvres et abandonnés. Nous sommes confiants que nous nous rencontrerons tous dans le Royaume, eux et nous, pour partager la table de la « béatitude ».

Bonne semaine de réflexion à tous.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 10 février 2019

L’évangile selon saint Luc, 5, 1-11

« La foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.  Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.  Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. »

Réflexion :

Comme nous, chrétiens et chrétiennes du XXIe siècle, les disciples ne se sont pas contentés de suivre le maître pour l’écouter,  ils se sont associés à lui, ils sont devenus ses collaborateurs. Même si la tâche paraissait démesurée il fallait continuer à lancer les filets. Nous sommes placés là devant le mystère extraordinaire de notre collaboration à l’oeuvre de Dieu : nous ne pouvons rien faire sans Dieu, mais Dieu ne veut rien faire sans nous.

Il nous demande surtout d’être confiants et disponibles. Tout a commencé parce que Pierre a fait confiance : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. » A ce maître qu’il vient d’entendre parler à la foule longuement, il fait confiance, assez pour l’écouter, assez pour se risquer à une nouvelle tentative de pêche; après le miracle, il ne dit plus « Maître », il dit « Seigneur », le nom réservé à Dieu, il est prêt à entendre l’appel : pour se risquer à cette nouvelle sorte de pêche que lui propose Jésus, il faut le reconnaître comme le Seigneur.

Grâce à la générosité d’Isaïe qui a accepté de devenir messager, grâce à la générosité de Pierre et de ses compagnons qui ont tout laissé pour suivre Jésus, grâce à la générosité de Paul qui, après le chemin de Damas, a consacré le reste de sa vie à témoigner du Christ ressuscité, à notre tour, nous sommes là ; la parole du Christ résonne encore à nos oreilles : « Avancez au large, et jetez les filets »… À notre tour de répondre : « Sur ton ordre, nous jetterons les filets ». Faisons donc confiance et acceptons de jeter nos filets, pour que la pêche soit miraculeuse, il suffit de croire en Lui.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 03 février 2019

L’évangile selon saint Luc 4, 21-30

En ce temps-là, dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara : « Aujourd’hui, s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : «  N’est-ce pas là le fils de Joseph? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton :  » Médecin, guéris-toi toi-même « , et me dire :  » Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine!  » »

Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur tout la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël, pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. »

Réflexion :

Jésus n’est pas seulement notre Sauveur, c’est aussi un prophète. Cependant, Il n’est pas de ceux auxquels nous sommes habitués. Il est très différent. Il ne fait pas de bruit. Il n’entre pas dans nos vies avec des cris et des gesticulations, à peine quelques mots simples. Dans l’Évangile, qui continue celui de dimanche dernier, Il fait l’une des homélies les plus brèves de l’histoire. Il ne fait que recueillir ce qu’Il a lu dans un texte du prophète Isaïe et dire que tout cela avait déjà été accompli. C’est un texte qui parle de libération des opprimés, de consolation des affligés, de santé pour les malades, de liberté pour tous. C’est l’annonce de la Bonnes Nouvelle de Dieu.

C’est le centre du message du prophète Jésus. Comme on le voit, il ne contient pas de menaces, mais plutôt une invitation à vivre dans l’amour. Il ne parle pas d’un avenir sombre, mais d’un présent plein de lumière et de sens. Dans l’amour, nous découvrons la présence de Dieu près de nous. Dans l’amour on voit clairement que ceux qui nous entourent sont nos frères et nos sœurs, bien qu’ils nous semblent parfois agir comme s’ils ne l’étaient pas. Dans l’amour, la vie devient plus vivable et nous sommes plus heureux. Le plus curieux, c’est que la réaction au message de Jésus a été une opposition totale. S’Il les avait menacés du déluge final, peut-être qu’ils l’auraient écouté davantage. Mais le message de Jésus déroutait les gens, en les invitant trop à changer leur vie. Nous sommes aujourd’hui à la fois les auditeurs du message de Jésus, et ses porte-paroles pour le monde. En vivant notre vie, nous allons démontrer que l’amour ouvre un avenir meilleur pour l’humanité et le monde.

Ainsi l’ont fait Mère Émilie et Mère Bernard, et aussi Mère Joseph du Sacré-Cœur; elles ont suivi le chemin de la lumière et de l’espérance que Jésus leur a présenté. Je nous souhaite la même chose à tous.

Je vous souhaite une belle semaine de paix en suivant la voie de Jésus.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 27 janvier 2019

L’évangile selon saint Luc 1, 1-4. 4, 14-21

Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge.  Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :

L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »

Réflexion :

Nous sommes absolument sûrs que Jésus est le prophète définitif de l’histoire du christianisme, ce pourquoi nous sommes chrétiens et suivons ses traces et son enseignement. Notre foi en Lui nous fait persévérer, lutter contre les injustices, combattre les difficultés et nous occuper des plus faibles; en bref, elle fait de nous des meilleures personnes. C’est aussi ainsi que Luc nous le présente dans cet épisode de la synagogue de l’Évangile de ce dimanche : donnant la bonne nouvelle d’un temps nouveau, un temps déterminé où ceux qui étaient exclus du message du salut de Dieu sont en fait les premiers bénéficiaires de cette Bonne Nouvelle.

Admirablement, Jésus a choisi un texte qui ne parle pas de règles ou de lois. Il parle plutôt de Lui-même et sa mission. Jésus utilise un texte du prophète Isaïe pour expliquer à ses compatriotes, et à nous aussi par le fait même, quel est le contenu de sa mission, pour laquelle Il prêche de par les villes et les routes de Galilée. C’est que Jésus se sent dominé, possédé par l’Esprit de Dieu. Cet esprit ne fait pas de Lui quelqu’un de supérieur aux autres. Il ne devient pas un roi qui, comme les autres rois de la terre, utilise son autorité pour dominer, opprimer et réduire en esclavage. Il a été envoyé pour annoncer la Bonnes Nouvelles aux pauvres, délivrer les captifs et rendre la vue aux aveugles. Telle est sa mission.

Le Dieu de Jésus n’aime pas un peuple à l’exclusion des autres, son projet est plutôt un projet universel pour le salut de toutes les personnes. C’est pourquoi son message est Évangile, Bonne Nouvelle. La chose importante est la suivante : en Galilée, Jésus le prophète, en brisant le silence de Nazareth, apporte la Bonne Nouvelle à tous ceux qui y aspirent. Cela, bien que nous soyons pécheurs, car personne n’est exclu du salut de Dieu.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 20 janvier 2019

L’évangile selon saint Jean, 2, 1-12

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs; chacune contenait deux à trois mesures (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. Après cela, il descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils demeurèrent là-bas quelques jours.

Réflexion

Le récit du mariage de Cana nous est présenté comme le premier miracle de Jésus dans cet évangile; il annonce tout ce qu’Il  réalisera dans sa vie. En outre, la célébration d’un mariage est l’un des moments les plus heureux dans les familles. Cela signifie, dans la vie familiale, le début d’une nouvelle étape. Un homme et une femme quittent leur famille pour en former une nouvelle. Ce n’est pas un motif de tristesse, bien au contraire. La famille s’agrandit et, surtout, elle s’ouvre à la vie. Le mariage de l’un des fils ou des filles signifie que de nouveaux membres viendront enrichir la vie de la famille. Lorsqu’un de ses membres se marie, toute la famille célèbre que la vie ne se termine pas, mais bien qu’elle s’ouvre à l’avenir avec espérance.

Ce n’est pas par hasard que Jésus commence sa vie publique en participant à un mariage et en augmentant la joie des participants. De plus, selon l’avis du maître d’hôtel, le vin est meilleur. La présence de Jésus apporte au mariage, fête humaine par excellence, la fête de la vie, la présence du vin meilleur. C’est la meilleure bénédiction pour la vie et l’amour que célèbrent ces familles. Le vin meilleur est le signe que la vie que Jésus nous apporte triomphe de la mort.

Les mariages, la joie, le vin meilleur, ce sont tous des signes qui nous disent que la rencontre entre Dieu et l’humanité qui se produit en Jésus est la rencontre avec la véritable Vie, avec celle qui ne se termine pas. C’est la réunion qui donnera lieu à la famille définitive, où tous nous nous reconnaîtrons comme des frères et sœurs et nous serons réunis à la table du Père, Dieu, où il n’y aura plus ni mort ni tristesse. Comme lors des mariages, cette célébration n’est que le début d’une nouvelle famille. Ce n’est encore qu’une promesse, mais une promesse de la vie en plénitude. Vivre en chrétien, c’est vivre dans l’espérance et la joie.

L’espérance et la joie pour toutes les familles est ce que nous souhaitons pour l’année 2019.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 13 janvier 2019

L’évangile selon saint Luc 3, 15-16.21-22

En ce temps-là, le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »

Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Réflexion :

Ce passage est d’une grande importance pour nous tous chrétiens et chrétiennes. L’Esprit Saint vient solennellement attester la divinité de Jésus au moment où il accomplit comme un être ordinaire le geste sacramentel  de se soumettre au baptême de Jean. Ainsi, au long de sa vie, Jésus ne se montrera jamais si grand que dans l’humilité des gestes et des paroles ! Profonde leçon pour nous qui voyons les choses si différemment. Suivre le Christ c’est emprunter ce chemin d’humilité, c’est-à-dire de vérité. Le Christ, vrai Dieu et vrai homme, nous enseigne la vérité de notre être. Tâchés par le péché, mais purifiés par le baptême, nous oscillons entre ces deux extrêmes également tentants du mal et de la sainteté. Et cela se vit dans le quotidien le plus simple. À chaque pas nous pouvons choisir Dieu et son amour ou le refuser. En suivant les pas de Jésus nous nous assurons de suivre un chemin qui, pour être étroit et rocailleux, n’en conduit pas moins à la vie éternelle, au vrai bonheur.

Laissons-nous guider par la lumière du Christ en suivant l’exemple de notre fondatrice Émilie Gamelin dans cette nouvelle année de paix et d’espérance. Bonne année!

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 06 janvier 2019

L’évangile selon saint Matthieu 2, 1-12

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître? Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »

En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : «  À Bethléem, en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »

Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent.

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédaient, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Réflexion :

Si on veut regarder cet évènement de façon positive, on retient :

  • « Jésus était né à Bethléem en Judée,
  • Des mages arrivent à Jérusalem,
  • Nous avons vu une étoile,
  • Nous sommes venus pour nous prosterner.
  • Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.
  • Ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. »

On peut faire, en cette belle période liturgique, une sélection pour avoir du positif :

  • Ils virent l’étoile et se réjouirent d’une très grande joie…
  • Ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Ce qui leur permet de garder et de savourer « leur grande joie d’avoir vu l’enfant.

Par quel biais, sous quel angle peut-on, veut-on regarder notre vie, les autres, les événements pour se réjouir d’une très grande joie?

MC, s.p.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 30 décembre 2018

L’évangile selon saint Luc 2, 41-52

Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent. Pensant qu’il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi: il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit: «Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi!» Il leur dit: «Comment se fait-il que vous m’ayez cherché? Ne le saviez-vous pas? C’est chez mon Père que je dois être.» Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes.

Réflexion de deux Sœurs de la Providence : une de nos centenaires (102 ans), sœur Anne-Marie Tremblay, et notre plus jeune professe, sœur Francine Blanc.

Ce qui m’est venu à l’esprit à la lecture du passage, c’est une comparaison. Dans la paroisse où je suis née, la sainte Famille avait une importance particulière. Chaque maison avait une image de la sainte Famille et lors de la fête de la sainte Famille, un dimanche, on faisait la bénédiction des enfants. Ce jour-là à l’église, on ne voyait pas beaucoup de têtes grises, et comme les familles avaient facilement 10, 12 ou 14 enfants, alors il y avait beaucoup de monde.

Dans ce passage de l’Évangile qui parle de la sainte Famille, on se doute que Joseph et Marie devaient être inquiets, car cela leur a pris trois jours pour retrouver Jésus. Lorsque trouvé au temple, ils voient que les gens sont stupéfaits de voir un garçon poser des questions. Je crois qu’ils devaient être surpris par ce garçon de 12 ans si brillant. Mais ses parents devaient être angoissés, ils ont demandé à Jésus : « … pourquoi nous as-tu fait cela? » Et il leur a répondu : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père? »

Une fois tous retournés à Nazareth, Jésus était soumis. Mais je pense qu’il leur a certainement raconté ce qu’il avait fait, comme nous aurions raconté une journée spéciale à nos parents.

Sœur Anne-Marie Tremblay

 

Bonjour mes sœurs,

En cette année Jubilaire où nous fêtons le 175e anniversaire de la fondation de notre Communauté, l’héritage de Mère Gamelin et de monseigneur Bourget, je vois dans Luc 2,41-52 où les parents de Jésus le cherchaient partout, mais ils ne l’ont pas trouvé, pensant qu’il était avec leurs compagnons de route. Ils ont dû retourner à Jérusalem; là, ils l’ont trouvé. Pour nous qui fêtons, c’est la plus grande occasion de faire un retour pour aller au plus profond de notre recherche pour trouver nos héros, Mère Gamelin et Monseigneur Bourget. Jérusalem c’est la source de notre Mission, de notre spiritualité. Mes Sœurs, il nous faut toujours retourner à Jérusalem pour trouver notre sauveur. Pressons-nous par cet amour. Prions pour que nous puissions toujours avoir cet élan d’aller vers l’avant, de nous adapter à notre réalité, sans en oublier la source. Merci!

Sœur Francine Blanc

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 23 décembre 2018

L’évangile selon saint Luc 1, 39-45

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et

s’écria d’une voie forte : « Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Réflexion

En ce quatrième dimanche de l’Avent et aux portes de Noël, le Seigneur nous donne un beau texte biblique, où l’on voit Marie, gaie et joyeuse, car elle sait que son ventre développe la vie, vie qui est le fruit de l’Esprit Saint, et qu’il est pour toute l’humanité.

Si grand est l’amour et la joie de Marie, qu’elle est incapable de rester tranquille, enfermée dans la maison en attendant que son bébé naisse; au contraire il lui faut se mettre en chemin immédiatement pour à aller à la rencontre de sa cousine Élisabeth, qu’elle n’aidera pas seulement avec les tâches ménagères, mais à qui elle amène Dieu lui-même. Pour cette raison, en entrant dans la maison de Zacharie, Jean a sauté de joie dans les entrailles de sa mère et Élisabeth a été remplie de l’Esprit Saint et s’est écriée d’une voix forte : Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.  Heureuse sois-tu croyante, toi qui me montre l’Esprit Saint, c’est-à-dire toi qui me parle de Dieu, non seulement avec ses mots, mais avec sa vie.

Ce texte m’invite à rappeler et à rendre grâce à Dieu pour toutes ces femmes qui, comme Marie, sont venues à notre rencontre pour nous faire connaître Dieu et nous aider à découvrir le don de la foi, avec leurs paroles et leurs témoignages de vie, comme l’ont fait Émilie, Bernard, Joseph, nos grands-mères, mères, sœurs et tant de femmes, remplies de l’Esprit Saint, qui n’ont jamais été indifférentes aux besoins des leurs frères et sœurs. À l’instar de Marie, elles étaient capables d’entendre la voix de Dieu dans les cris des pauvres et de sortir rapidement à la rencontre de la vie, en portant la vie.

Aujourd’hui plus que jamais, le monde a besoin de femmes joyeuses, pleines de Dieu, qui portent et défendent la vie, la foi et l’espérance, des femmes contemplatives et prophétiques, toujours prêtes à se mettre en route et aller à la rencontre de nos sœurs, de nos frères et de toute la création.

Notre service et notre dévouement ne peuvent pas être stériles, mais ils doivent être féconds d’amour, amour qui porte la vie. Cette vie est Dieu et ce Dieu n’est pas pour quelques-uns seulement, mais bien pour toute l’humanité. Soyons toujours le visage affectueux et joyeux de la Providence et faisons en sorte que, dans tous les coins de notre planète, Dieu naisse vraiment.

Nancy Arévalo, s.p.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 16 décembre 2018

L’évangile selon saint Luc 3, 10-18

« En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient :
« Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements,
qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! »
Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)  vinrent aussi pour être baptisés ;
ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? »
Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;
mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner
pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille,
il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle. »

Réflexion:

Voici un passage de l’Évangile qui peut nous sembler tout à fait à propos pour le temps de l’Avent, le temps précédant la venue de notre saint Sauveur. Cependant, je le vois également comme un résumé de comment, nous chrétiens, chrétiennes, les suiveurs du Christ, gens de compassion et de bonté, devons être.

S’il est vrai que l’Avent nous prépare à l’anniversaire de Jésus et à sa venue à la fin des temps, il est aussi vrai que ce temps est associé à la conversion, c’est-à-dire au changement radical de nos valeurs, de nos attitudes et de notre genre de vie, car même si la foi nous habite, notre ouverture à l’autre à la suite de Jésus de Nazareth reste notre point commun. C’est-à-dire que nous sommes liés par Celui qui bientôt naîtra dans les cœurs de nous tous.

Se convertir peut paraître encore facile. Jean ne demande que des choses simples et concrètes. Mais essayons… et nous verrons que changer de vie nous est très difficile. Pour y arriver il faut un acte de Dieu autant qu’un acte humain. Pour décrire l’action de Dieu, Jean Baptiste utilise trois images : la plongée, le vent et le feu. L’Esprit de Dieu veut nous bousculer comme un vent de tempête dans lequel on est plongé, comme un feu qui brûle et décape toutes nos taches. Voilà ce que nous offre le sacrement de Pénitence de Noël que nous avons l’occasion de vivre avant les fêtes. Qu’il nous conduise en avant sur la route du vrai bonheur, sur le chemin de la paix du cœur.

Écoutons aujourd’hui sa parole, qui nous exhorte au partage de nos biens et au respect de la justice et de la dignité de tous. Préparons-nous ainsi à recevoir Celui qui vient maintenant nous sauver et qui reviendra «juger les vivants et les morts».

Bon temps de l’Avent!

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 09 décembre 2018

L’évangile selon saint Luc 3, 1-6

« L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.

Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, Voix de celui qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis; et tout être vivant verra le salut de Dieu. »

 

Jean Baptiste ouvre la voie au Seigneur

L’Avent est un temps de grâce, de lumière et de sainte espérance. Un temps plein d’espoir qui remplit notre cœur de joie.

Toutefois, si l’Avent est un temps pour se préparer pour le Seigneur, pour que tout mortel voie le « Salut de Dieu », la façon d’être préparé est de traiter les gens honnêtement, en utilisant le pouvoir avec justice. Dans nos vies, nous devons prêter attention à ne pas nous faire manger par les structures et leurs besoins. Ce sont des objectifs dignes, mais ce ne sont pas le centre de notre vie spirituelle. Le but ultime est de préparer les cœurs à recevoir le Seigneur, un objectif difficile à mesurer. Alors que nous construisons des bâtiments et mettons en œuvre des programmes, nous devons nous rappeler que le travail important de l’église a lieu à ce niveau, moins visible, plus difficile à mesurer… et cela est le travail de l’Esprit.

L’Avent nous fait descendre des hauteurs, nous fait sortir du silence de nos salles et de nos chapelles, de nos églises et de nos rituels. Il nous invite à descendre dans la rue, à nous mêler à la population, à être avec les pauvres, qui sont les favoris du Seigneur. Ce temps nous rappelle que c’est là que nous rencontrons Dieu. Le premier sacrement, le plus authentique et réel de tous, c’est la personne humaine. Toute personne humaine est un signe et la présence de Dieu. Quand Dieu a choisi de venir à nous, il l’a fait avec un visage particulier, celui de Jésus, et depuis lors il le fait dans n’importe quel visage, et peut-être avec plus de force dans ceux qui ont le plus souffert, les plus endommagés, les plus souffrants. Ceci est le sacrement de la présence de Dieu parmi nous. Aujourd’hui, ici et maintenant, nous tournons notre regard vers nos frères et sœurs et nous découvrons que Jésus, celui qui vient, donne un sens à notre engagement de rendre le monde plus juste et plus fraternel.

Unissons-nous dans ces moments d’attente douce, dans la joie et avec le cœur ouvert.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 02 décembre 2018

L’évangile selon saint Luc 21, 25-28, 34-36

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

Réflexion :

Nous commençons la période de l’Avent, nous commençons à nous préparer pour Noël, alors que tous, chrétiens et chrétiennes, nous nous disposons à célébrer la naissance de Jésus, le Sauveur. L’attente de la célébration de la naissance est mélangée avec l’espoir que le Seigneur Jésus vienne définitivement dans notre cœur et dans notre monde.

Dans son for intérieur, chaque chrétien vit la certitude qu’il croit en Jésus, que sa foi est profonde, mais nous sommes souvent incapables de mettre en pratique, de manière totale, cette foi que nous avons. Nous croyons que Jésus, en ressuscitant, nous a libérés de la mort, mais nous sommes toujours tenus de passer par cette voie. Il y a aussi trop de douleur et de souffrance dans ce monde. C’est pourquoi nous espérons fortement que s’accomplisse la parole de Jésus et que son règne nous arrive. De notre cœur sort sans cesse un « Viens, Seigneur Jésus! » C’est cela, vivre dans l’espérance.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui résonne encore l’écho des annonces apocalyptiques que nous avons entendues il y a quelques dimanches. Cependant, il y a un nouveau message qui clôt le cycle et qui donne un sens à tout ce qui a été dit dans ces messages : « Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. » De cette façon, l’espérance supplante la peur.

Une fois de plus, l’amour est la caractéristique qui doit remplir la vie du chrétien. Son espérance doit se manifester par une aptitude spéciale à aimer ceux qui vivent près de lui, car celui qui attend un Dieu d’amour et de réconciliation vit déjà sous la loi d’amour et de réconciliation. Si ce n’est pas le cas, c’est que son espérance n’est pas authentique.

Ainsi, nous nous demandons : Comment pourrions-nous nous préparer pour la célébration de la naissance de Jésus? Quel seraient les signes d’espérance que nous pourrions offrir dans notre communauté, notre famille ou notre paroisse?

Nous devons diffuser la lumière qui émane de l’Avent pour être en mesure de préparer Noël, cette lumière est la lumière de l’amour qui brille dans tous les cœurs. Cette même lumière détruit notre égoïsme, nos préjugés et nos limites, en faisant briller nos vies et nos cœurs. La lumière d’un tout-petit qui vient à notre rencontre, en nous accueillant à bras ouverts.

La société de consommation s’est accommodée rapidement de ces sentiments purs pour les transformer en vente, mais c’est à nous, chrétiens et chrétiennes, de les sauver et de les faire briller comme il se doit.

Que l’attente de l’enfant Jésus nous remplisse le cœur de l’amour vrai.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 25 novembre 2018

L’évangile selon saint Jean 18, 33b-37

En ce temps-là, Pilate appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »  Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité.
Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »

Réflexion :

Nous sommes aux portes de l’Avent, et voilà que  l’année liturgique se finalise par la fête du Christ Roi, souverain de l’univers. Il s’agit d’un règne éternel, un règne qui s’étend au-delà du temps, dans la Gloire de Dieu. Nous avons tendance à lever les yeux pour mieux voir le roi des rois et pourtant nous devrions les baisser pour contempler le visage du roi de l’univers. Le seul trône qui nous est donné à voir pour contempler et adorer le roi de l’univers, c’est la croix du Christ.

La gloire et la splendeur du règne de Jésus se révèlent par sa mort sur la croix. C’est bien le sens de l’évangile de ce jour avec ce passage du procès de Jésus devant Pilate. La grandeur du Christ s’étend depuis la création du monde jusqu’à son accomplissement, elle n’est pas réservée à un peuple, elle ne se découvre et ne se comprend, « en vérité », que dans la mort et la passion du Christ.

Jésus renverse les idées séculières de règne auxquelles nous restons encore trop attachés. Deux milles ans après, nous ne voyons toujours pas que le règne se dévoile devant nos yeux sur la croix, pas une croix en or ou en argent mais une simple croix de bois. Cette royauté, dit Jésus à Pilate, ne s’obtient pas par la guerre ou par le combat mais bien par l’abandon et la fragilité d’un condamné à mort.

Avons-nous le courage d’aller jusqu’au bout et faire triompher la vérité? Nous savons ce que nous devons faire, surtout ce que les autres devraient faire, mais de là à l’accomplissement, il y a tout un monde… Nous croyons que la Sainte Trinité nous habite et nous la traînons à des endroits où on ne rencontre pas le Seigneur. Nous savons bien que le Christ est dans l’Autre et pourtant, nous le méprisons et nous le laissons souffrir sans lui venir en aide… Nous voulons bien accepter le Christ pour notre roi, mais nous sommes des dissidents face à son code de vie : son Évangile…

Avec Mère Gamelin marchons vers la lumière du Christ Roi. Bonne semaine à tous.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 18 novembre 2018

L’évangile selon saint Marc, 13, 24-32

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec une grande puissance et avec gloire. Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel. Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. »

Réflexion :

Avec ces paroles, Jésus semble annoncer des événements terribles; serait-ce la fin de ce monde? Avec la fin du monde viendrait aussi la fin de notre vie terrestre. L’Évangile de ce dimanche est pour moi l’un des textes les plus difficiles : le retour du Christ à la fin du monde pour le jugement dernier. Toutefois, on ne saurait interpréter autrement l’affirmation que le soleil ne donnera plus de lumière et que les étoiles tomberont du ciel sur la terre. C’est l’annonce du désastre final. Plus d’un film a été réalisé ces dernières années pour décrire cette horrible fin du monde et de la vie qu’il abrite. Ce monde passe. Notre vie a une fin. C’est ainsi et nous n’allons rien y changer. La fin du monde et la fin de ma vie viendront un jour. La seconde arrivera probablement avant la première. Ce qui importe, c’est que nous sommes accueillis par le pardon de Dieu qui nous est offert dans le Christ, nous pouvons accéder à la nouvelle vie, nous sommes sauvés. Telle est notre foi. Il n’y a aucune raison de craindre. L’enseignement de Jésus est centré sur le second avènement du Fils de l’homme. C’est un évènement positif, le dernier de l’histoire du salut.

Le Fils de Dieu, avec la gloire du Christ ressuscité, procédera à un jugement et réunira tous les élus. Les images du soleil, de la lune et des étoiles illustrent la grandeur de cette venue glorieuse. Elles forment un langage symbolique qui exprime la conclusion et annonce le point culminant de l’histoire universelle. L’histoire définitive du monde n’est pas une catastrophe, mais plutôt un salut pour les élus. Ça ne saurait être autrement, puisqu’au début de l’histoire humaine, la création a été le grand geste d’amour de Dieu.

Quand aura lieu le retour glorieux du Christ? L’avenir est entre les mains de Dieu. Nous, chrétiennes et chrétiens, nous ne nous attardons pas à des références imaginaires pour deviner notre avenir ou celui du monde, nous devons plutôt vivre dans le présent avec une attitude vigilante, positive et pleine d’espoir.

Le croyant diffère de ceux qui ne le sont pas, non pas par ses qualités morales ou éthiques ni par ses œuvres plus parfaites, mais plutôt par son attitude vigilante envers le proche retour du Seigneur. C’est pourquoi la foi fait vivre dans l’espérance et l’amour.

La parabole du figuier est une invitation à la surveillance et l’interprétation des signes des temps. Quand les branches deviennent tendres et bourgeonnantes, on sait que le printemps est proche, mais qu’il n’a pas encore commencé. Le mot « proche » est la clé; les signes des temps n’annoncent pas la fin du monde, mais la proximité de la fin d’une étape dans l’évolution de notre foi.

En union de prières, je vous dis au revoir,

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 11 novembre 2018

L’évangile selon saint Marc, 12, 38-44

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait aux foules : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Réflexion :

« Dieu bon et miséricordieux, toi qui ne juges pas selon les apparences, toi qui gratifies ceux qui donnent tout sans se soucier du lendemain, viens aujourd’hui purifier nos cœurs ! Apprends-nous à savoir à tout instant que tout don vient de toi, afin que nous puissions avoir confiance en toi et à ta parole, et oser donner sans attendre de retour, même le peu que nous possédons. » Prière du peuple sénégalais

Méfiez-vous des apparences car ici nous voyons deux types de comportement religieux. Celui des scribes prétentieux qui se paradent et utilisent la religion pour se faire valoir : Jésus condamne cette attitude. Et de l’autre côté on nous présente la veuve pauvre qui fait un acte mineur aux yeux des présents, mais pour elle, lourd de conséquence, puisqu’elle se dépouille de l’essentiel. Jésus consacre cette attitude et la désigne à ses disciples pour son impressionnante vérité. Ce n’est pas ce que les gens voient qui a de la valeur aux yeux de Dieu, car Dieu ne juge pas à l’apparence, mais au cœur. Jésus nous renvoie à nous-mêmes. Ce n’est pas une affaire de réussite, encore moins de coquetteries. Le salut exige de rendre nos actes conformes à nos convictions. Et dans tout ce qu’il fait, surtout dans sa vie religieuse, l’être-humain devrait toujours se rappeler qu’on ne se moque pas de Dieu. Ne vous y trompez pas, dit saint Paul, on ne se moque pas de Dieu. Ce que l’on sème, on le récolte (Galates 6, 7). Ce que le Seigneur nous demande, c’est d’avoir un cœur pur, une foi vraie, une confiance totale. Cette femme n’a rien. Elle est veuve, et donc sans appui ni ressource. Elle est pauvre, sans revenus et donne ce qui lui est nécessaire pour vivre, s’en remettant à Dieu pour ne pas mourir.

À la suite d’Émilie confions notre vie à Jésus, le Christ. Heureuse semaine dans l’espérance et la joie.

Hortense Demia-Mbaïlaou, s.p.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 04 novembre 2018

L’évangile selon saint Marc, 12, 28b-34

En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit, et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Réflexion :

Quel est le plus important de tous les commandements? La réponse de Jésus est claire : le plus important est la relation avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Cette relation est la même dans les deux cas. Cela doit être une relation d’amour. Pour moi, il est clair qu’on n’a pas peur de Dieu et qu’on ne l’adore pas non plus. Dieu, on l’aime. Notre relation avec Dieu est une relation d’amour pour la simple raison qu’il nous a aimés le premier. Nous sommes sa création.

Nous trouvons cela difficile, il nous semble que nous ne réussirons pas. Il est aussi possible que nous ne soyons pas encore arrivés à vivre cet amour universel, mais nous devons au moins savoir clairement où nous devons arriver. L’horizon vers lequel nous nous dirigeons est aimer. Mais qu’est-ce que c’est, aimer? Certaines personnes pensent immédiatement à l’attirance physique. Aimer, c’est beaucoup plus. Cela n’a également rien à voir avec le fait de posséder ou de manipuler l’autre pour lui faire faire ce que nous voulons. Aimer, c’est se rapprocher de l’autre, l’aider lorsque nécessaire et être à son service. C’est mettre les intérêts de l’autre avant les miens et le faire gratuitement, sans rien demander en retour. Car le bonheur de celui ou celle qui aime se retrouve précisément dans le bonheur de l’autre. Dans la mesure où l’autre est heureux, la personne qui aime vit son propre bonheur et s’épanouit.

Aujourd’hui, Jésus nous rappelle qu’il peut y avoir plusieurs commandements mais qu’ils se résument tous à une question fondamentale : l’amour. Il est possible que les personnes qui aiment ne s’y connaissent pas beaucoup en théologie ou n’aient pas beaucoup de culture, mais ces personnes sont plus proches du Royaume de Dieu. Ainsi l’a dit Jésus au scribe. C’est ainsi que nous nous souvenons aujourd’hui de notre premier commandement.

Providence de Dieu, je vous remercie de tout.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 28 octobre 2018

L’évangile selon saint Marc, 10, 46-52

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi! »
Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et couru vers Jésus.
Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

Réflexion :

« Va, ta foi t’a sauvé. » a dit Jésus. Bartimée, fils de Timée n’est pas une personne aveugle comme les autres, il est conscient de sa cécité. Il est donc en mesure de crier au passage de Jésus et de lui demander d’avoir pitié de lui; c’est sa foi qui le guide. Et plus on lui dit de se taire, plus il crie. C’est son opportunité, une chance unique de voir à nouveau, il le ressent au plus profond de son être. Avec son cri, il attire l’attention sur son handicap, sur sa pauvreté.

En société, il est parfois dérangeant de dévoiler notre pauvreté, nos limites. Mais les pauvres, les opprimés et ceux qui souffrent de l’injustice et de la douleur sont toujours présents, quand bien même nous les éloignons de notre quartier ou nous les ignorons quand ils passent près de nous. Je pense maintenant aux jeunes délinquants. Ils vivent au milieu de la violence. Ils font du bruit, ils troublent la paix. Mais j’ai l’impression que toutes ces choses qu’ils font qui nous dérangent tant, et qui entraînent une réelle violence dans nos quartiers, ne sont rien de plus qu’une façon de crier leur misère, leur besoin d’affection. Dans le fond, ils ne sont rien de plus que des enfants qui ont besoin d’une famille qui les soutienne, les défende et les fasse se sentir en sécurité.

Voir à nouveau avec les yeux et le cœur, c’est le miracle que nous devons demander aujourd’hui à Jésus et Émilie, notre fondatrice. C’est la foi qui nous amène à marcher main dans la main avec nos frères et nos sœurs, pour que les cris de ceux qui nous demandent de l’aide ne s’avèrent pas dérangeants, mais qu’ils soient plutôt des appels à vivre la fraternité comme Jésus l’a voulu. Jésus nous donnera la force et la grâce dont nous avons besoin.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 21 octobre 2018

L’évangile selon saint Marc, 10, 35-45

« En ce temps-là, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. » Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Réflexion :

La demande de Jacques et de Jean à Jésus : Après avoir questionné  Jésus, Il leur fait dire plus clairement de siéger l’un à sa droite et l’autre à sa gauche dans sa gloire. Cependant, pour moi, dans ma réflexion, je me demande, quelles sont mes demandes, quels sont les motifs de ma prière? Lors de la récente Fête de l’Action de grâce, le 8 octobre dernier, mon cœur s’est rempli de gratitude pour le don de la vie et pour les merveilles de la nature.

Depuis un an, j’habite au 5e étage du Pavillon Providence à la Maison mère et le paysage d’automne, garni de ses plus belles couleurs, embaume ma vue et mon âme. Les bienfaits de Dieu pour les 91 ans que j’aurai dans 2 semaines, le 4 novembre, sont des grâces qui méritent mes plus sincères louanges.  Alors, à la suite de Jésus et de notre bienheureuse Émilie-Gamelin, en toute simplicité, je dis que je vis pour être au service des gens. Dans mon entourage, j’ai beaucoup d’occasions de rendre service, d’être à l’écoute, d’être une présence pour mes compagnes. J’essaie de recevoir les personnes en pensant à ce que le Seigneur nous a dit :  « … [je] ne suis pas venu pour être servi, mas pour servir… »

Comment ne pas dire merci à la Providence pour tant de grâces!

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 14 octobre 2018

L’évangile selon saint Marc, 10, 17-30

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage? » Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé? » Jésus  les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. »

Réflexion :

Contrairement à ce que nous pouvons croire, ce passage n’est pas un enseignement sur le vœu de pauvreté, mais bien sur quelque chose affectant le salut de tous. Jésus nous propose une autre voie, la voie de la vérité, ce qui implique sans doute de renoncer à nos richesses, à la fierté et à l’arrogance. C’est un appel à faire autrement, avec sagesse. Ce n’est pas un appel à une vie de pauvreté absolue, matériellement parlant. C’est un appel à la pauvreté qui ne repose pas sur la simple garantie de conformité formelle avec la Loi, mais dans la recherche du Royaume de Dieu.

Posséder des richesses, les aimer et les rechercher est un mode de vie qui définit une attitude contraire à la recherche du Royaume de Dieu et à la vie éternelle : il s’agit de pouvoir de sécurité et de plaisir… Tout ceci ne représente pas le bonheur. Cependant, penser que suivre Jésus est une option de misère serait une mauvaise façon de comprendre ce que nous propose l’Évangile. Ce jeune homme est riche matériellement, mais aussi moralement, car il suit les commandements. Est-ce immoral? Mais non! Mais cette richesse morale ne lui permet pas de voir que ses richesses lui volent la vraie sagesse et le cœur. Il n’a pas la sagesse qu’il recherche, car il doit encore prêter beaucoup d’attention à « ses richesses ». En suivant Jésus, il apprendra une autre façon de voir la vie, de voir les richesses et de voir la religion même.

En outre, Jésus ajoute qu’il est très difficile pour les riches d’entrer dans le Royaume des cieux, et c’est parce qu’ils ne sont pas en mesure de se détacher de leur sécurité personnelle, de leur conception de Dieu et des hommes. Ce n’est pas seulement à cause de leurs richesses matérielles qu’ils auront du mal à entrer dans le Royaume, mais aussi à cause de leur monde de pouvoir et de sécurité, qui les isole des plus petits et de leur monde, qui est le monde réel. C’est de ce monde que Jésus nous parle lorsqu’il dit : « Ce qui est impossible aux humains, est possible pour Dieu. » (verset 27) La réponse de Jésus est une invitation très spéciale pour que nous le suivions radicalement.

Bonne semaine à toutes et à tous!

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 07 octobre 2018

L’évangile selon saint Marc, 10, 2-16

En ce temps-là, des pharisiens abordèrent Jésus et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas! » De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. » Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

Réflexion :

Au-delà du mariage, Jésus nous invite ici à deux réflexions profondes : il s’agit du sacrement de l’amour et du respect mutuel dans le couple. Il n’y a aucun des deux qui soit plus que l’autre ou qui puisse davantage que l’autre. Les obligations, les droits et les privilèges doivent être égaux. Les deux êtres qui forment un couple ont mutuellement besoin de l’autre pour former une famille ou peut-être seulement pour être heureux, pour vivre dans la plénitude de l’amour auquel Dieu nous a appelés.

À l’heure actuelle, quand la famille semble être en crise, Jésus nous invite à revenir au commencement, à redécouvrir la volonté originelle de Dieu et à essayer d’en faire une réalité dans chacune de nos familles. De cette façon, chaque mariage, chaque famille deviendra un signe de l’amour de Dieu, un noyau où la vie se recrée quotidiennement.

Alors que nous parlons de l’union en amour, nous parlons aussi des enfants, fruits de cette alliance et que Jésus bénit. Il dit que tous ceux qui garderont leur cœur d’enfant, propre et sain, recevront le royaume de Dieu en récompense. Laissons-nous alors envahir par la pureté du cœur d’un enfant, par sa simplicité, par ses yeux émerveillés devant les découvertes et par sa sincérité spontanée. Combien de cadeaux nous sont légués dans l’enfance et qu’en vivant nous détruisons peu à peu en pensant à tort que nous évoluons, alors qu’en fait nous vieillissons tout simplement, nous nous éloignons du cœur cristallin que Jésus nous demande.

Merci pour cette belle occasion de partager avec la famille Providence.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 30 septembre 2018

L’évangile selon saint Marc, 9, 38-43.45.47-48

En ce temps-là,  Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous.    Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis,
il ne restera pas sans récompense.    Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.     Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle
que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas.     Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.     Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu
que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. »

Réflexion :

Le Christ nous invite aujourd’hui à être ouvert à ceux et celles qui veulent faire le bien, à être édifiés par leurs engagements, à admirer le beau travail que font ceux et celles qui ne sont pas de notre groupe, de notre parti politique, de notre nationalité. «Ne les empêchez pas, même s’ils ne sont pas des nôtres.»

On se rend compte qu’en dehors de l’Église, il y  plein de salut, que des milliers de gens chassent les démons, c’est à dire qu’ils luttent contre le mal, la maladie, les préjugés et la discrimination. Il existe de nombreuses personnes qui font un travail exceptionnel dans un grand esprit de fraternité et d’engagement.

Cela nous invite à réfléchir sur nos préjugés, nos exclusions, nos rejets des autres. L’ouverture ne nous oblige pas à renoncer à notre propre identité chrétienne, au contraire elle la renforce, non dans l’affrontement mais dans le dialogue. Dialoguer pour comprendre, être émerveillé, être enrichi! Lorsque l’on s’approche des autres on y découvre des perles d’humanité et de spiritualité. « Hors de nos cénacles, l’Esprit souffle, imprévisible, libre comme le vent. » (Jean 3,8).

Comme le Christ et  la bienheureuse Émilie Gamelin, allons à la rencontre des plus pauvres pour soulager leurs misères sans préjugés, sans arrière-pensées. Bonne semaine à tous!

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 23 septembre 2018

L’évangile selon saint Marc, 9, 30-37

En ce temps-là, Jésus et ses disciples traversaient la Galilée, et Jésus ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Réflexion :

Ce passage de l’Évangile nous montre la seconde étape de Jésus sur son chemin vers Jérusalem, accompagné de ses disciples. Le Maître sait à quoi s’attendre avec la lucidité d’un prophète : la passion et la mort, mais aussi la certitude qu’il sera entre les mains de Dieu le Père pour toujours, parce que son Dieu est le Dieu de la vie. Mais cette annonce de la passion devient, dans l’Évangile d’aujourd’hui, une motivation de plus pour parler aux disciples de la nécessité du service.

De plus, Jésus, guide et maître de vie, dans le geste pour ainsi dire sacramentel de l’accueil symbolique d’un enfant, pose un geste significatif accompagné de ces termes : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. » C’est cette attitude simple et expressive du service sincère pour les plus humbles et les plus petits, qui authentifie la crédibilité du vrai disciple : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Quelle meilleure carte de visite que l’engagement chrétien à cette nouvelle échelle de valeurs établie par Jésus ?

Si c’est l’enfant qui doit occuper le centre de la vie communautaire, où est l’importance de l’ambition, de l’honneur et de la grandeur des positions privilégiées? À quoi riment les discordes, les désaccords et les controverses entre nous? Ils ne correspondent en rien à la sagesse provenant de l’Évangile. Le regard critique de Jésus tombe directement sur ses propres disciples désavoués, à cause de leur comportement dans l’exercice de la mission à laquelle ils ont été appelés. Le plus petit et insignifiant à nos yeux occupe le premier rang aux yeux de Dieu. Ce n’est pas le Seigneur qui est assis à la table, mais bien celui qui sert.

Comme Jésus, Émilie et Bernarda nous l’ont demandé par leur exemple de vie, continuons à servir les plus petits de notre société. Passez une belle semaine,

LC

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 16 septembre 2018

L’évangile selon saint Marc, 8, 27-35

En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je? » Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste; pour d’autre, Élie; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. »
Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne. Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.

Réflexion :

Suivre Jésus depuis notre croix

C’est peut-être un bon moyen pour arriver à nous connaître et à connaître Jésus. Quand nous sommes confrontés à des situations nouvelles, des expériences différentes, lorsque nous sortons de nous-mêmes, nous nous redécouvrons. Lorsque nous déboulonnons les craintes qui nous lient et nous séparent les uns des autres, retranché dans nos clichés de pensée et nos modes de vie préétablis, nous générons des opportunités pour le partage et pour un nouveau regard sur notre moi, nos« toi » et, surtout, sur Dieu.

Parce qu’il ne s’agit pas seulement de se lever, il faut essayer de vivre, d’ouvrir le chemin. Nous devons nous donner l’occasion d’être interpellés dans ce que nous sommes et en ce qui nous définit en tant que chrétiens. Il ne faudrait pas que la personne à qui vous n’auriez jamais pensé reconnaisse, mieux que bon nombre d’entre nous, la voie du Seigneur Jésus à travers la vie, l’histoire, la vie quotidienne…

Le mieux serait que tout finisse bien, que le fait de reconnaître la souveraineté du Christ dans ma vie ait été une route pavée de succès et de triomphes; comme lorsque qu’Il multipliait le pain et les poissons où qu’Il guérissait les malades. Mais, non. Jésus, après la confession immédiate de foi de Pierre, nous met en garde sur ce qui est supposé faire du Christ notre raison de vivre : nous souffrirons, on ne nous comprendra pas, nous serons rejetés, ils seront exécutés, un véritable scandale… et malgré cela nous continuerons de professer cette confession de foi.

Je te remercie Seigneur pour la vie de notre communauté depuis 175 ans.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 09 septembre 2018

L’évangile selon saint Marc, 7, 31-37

 » Jésus quitta le territoire de Tyr; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole.

Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent; sa langue se délia, et il parlait correctement.

Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »  »

Réflexion :

Dans notre monde, où il n’y a pas d’écoute pour le cri des pauvres, seulement de nombreux silences délibérés, intentionnels et persistants causés par des intérêts égoïstes, nous, chrétiens et chrétiennes devons écouter, parler et agir. Les gens de foi se distinguent par leur sensibilité à percevoir, au milieu des bruits du monde, la voix de Dieu et, par conséquent, ils choisissent le sentier de la vérité et de la miséricorde. La bienheureuse Émilie Gamelin a suivi cette conduite intégralement, elle a offert sa vie entière au profit des plus pauvres. Suivant son exemple, les Sœurs de la Providence d’hier et d’aujourd’hui entendent le cri des pauvres, parlent et agissent.

Celui qui a des oreilles pour entendre et les lèvres qui disent la vérité a également les yeux ouverts pour les autres, les mains tendues vers ceux qui sont dans le besoin, et le cœur pur pour témoigner l’amour véritable.

Le Christ a dit au sourd-muet, en touchant ses oreilles et sa langue : « Effata », c’est-à-dire ouvre-toi. Cette ouverture physique, fruit de la guérison miraculeuse, doit conduire à une ouverture intérieure et spirituelle. Les gens sont trop enfermés en eux-mêmes, avec leurs problèmes d’un horizon réduit. S’ouvrir à la foi c’est accueillir le salut, abandonner le recours à ses propres énergies, se confier fondamentalement à Dieu, voir la lumière de l’espérance!

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 02 septembre 2018

Évangile selon Saint Marc 7, 1-8. 14-15. 21-23

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. Les pharisiens, en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens; et au retour du marché ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats. – Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens? Ils prennent leur repas sans s’être lavé les mains. » Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l’Écriture : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu’ils me rendent; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. » Puis Jésus appela de nouveau la foule : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Il disait encore à ses disciples, à l’écart de la foule : « C’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Réflexion :

Aucun groupe, pas même l’Église, ne peut se maintenir sans traditions et sans coutumes. Mais, si bonnes soient-elles, ces traditions ont été établies par des êtres humains. Ainsi la manière de célébrer la messe, les fêtes, les neuvaines, etc. Tout ce qu’un pape, un évêque, une communauté chrétienne a fait dans le passé peut être changé par un autre pape, un autre évêque, une autre communauté chrétienne. Et, puisque tout cela peut changer, nous comprenons bien que ce n’est pas là l’essentiel de la vie chrétienne.

Il y a quelque chose d’essentiel qui ne change pas : l’enseignement de Dieu. Où peut-on le trouver ? Dans la Parole de Dieu. De plus, souvent nous ne faisons pas beaucoup d’efforts pour entrer dans l’esprit de l’Église, alors que nous nous accrochons aveuglément à des coutumes ou des pratiques vieillies et nuisibles.

Pourquoi tant de chrétiens sont-ils choqués lorsque l’Église se libère de ces pratiques désuètes ? Jésus nous en donne la raison en citant une parole du prophète Isaïe : peut-être s’accrochent-ils à leurs rituels parce qu’ils sont incapables de « croire ». Bonne semaine dans la joie du Seigneur!

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 26 août 2018

Évangile de Jésus Christ selon Jean 6, 59-69.

Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Après avoir entendu Jésus, beaucoup de ses disciples dirent: « Ce message est dur!  Qui donc pourrait l’accepter? »   Jésus était bien conscient que ses disciples murmuraient à ce sujet. « Ces paroles vous scandalisent-elles? » leur dit-il.  Mais si vous voyez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant…?

C’est l’Esprit qui donne la vie;

la chair ne sert à rien.

Les paroles que je vous ai dites

sont Esprit et elles sont vie.

Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Car Jésus savait depuis le début quels étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.  Et il ajouta: « Voilà pourquoi je vous ai dit: « Personne ne peut venir à moi, si cela ne lui est pas donné par le Père ». »   À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent et cessèrent de l’accompagner.

Jésus s’adressa alors aux douze: « Voulez-vous partir, vous aussi? »  Simon-Pierre lui répondit: « Seigneur, à qui irons-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.  Et nous, nous avons cru et nous avons connu que c’est toi, le Saint de Dieu. »

 

RÉFLEXION

Si j’avais été à la place des disciples qui suivaient Jésus, comment aurais-je réagi?  Est-ce que j’aurais continué à suivre Jésus ou si j’aurais fait comme Simon-Pierre qui répond à Jésus: « Seigneur, à qui irons-nous?  Tu as les paroles de la vie éternelle.  Et nous, nous avons cru et nous avons connu que c’est toi, le Saint de Dieu. »

Si un jour, comme Sœur de la Providence, j’ai vraiment choisi Jésus, QUI est-il pour moi lorsque je sens que tout bouge et me dérange à l’intérieur de moi?  Ai-je raison d’être bouleversée dans ces occasions ?  En y réfléchissant, la bonne solution est de compter sur sa toute-puissance et mettre ma confiance en Lui, m’abandonner à sa volonté?

Lorsque je vois, dans un autobus, une personne céder sa place à une femme ou un homme qui a de la difficulté à marcher… voilà, pour moi, un acte de bonté et de délicatesse.

Ou encore une personne touchée de compassion et qui agit contre la discrimination, l’abus de quelque nature qu’il soit, et la violence.

Voilà des expressions d’amour du prochain qui traduisent « marcher sur les pas de Jésus ».

Et il y a plusieurs autres petits gestes de bonté, de générosité et de délicatesse qui peuvent être posés et manifestent concrètement « la suite de Jésus ».

Si nous croyons que « Jésus a les paroles de la vie éternelle » et qu’il est le « Saint de Dieu » (versets 68 et 69) comment pourrait-il abandonner sa créature qu’Il a créée par AMOUR et pour qui son AMOUR EST INFINI ?  OUI, Dieu aime chaque personne au même degré, c’est-à-dire À LA FOLIE…

Sœur Claudette Chénier

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 19 août 2018

Évangile de Jésus Christ selon Jean 6, 51-58.

Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Réflexion:

Dans son grand Amour pour l’humanité, le Christ nous a donné sa Vie et continue de nous offrir son Corps et son Sang gage de vie éternelle déjà actualisée ici-bas. Quel mystère à accueillir! Quelle action de grâce à rendre à notre Dieu qui tout au long de notre route terrestre nous offre ce Jésus désireux de poursuivre son action salvatrice au quotidien de chacun et chacune de nous.

À chaque eucharistie, nous redisons « Heureux les invités au repas du Seigneur » sommes-nous conscients et conscientes de ce bonheur, apprécions-nous la grandeur de la générosité de notre Dieu? Notre pauvreté se creuse devant l’immense bonté de Celui qui désire à chaque moment se donner à nous dans sa Parole et dans son Pain, par son corps et par son sang. Qu’il est grand le Mystère de Notre Dieu.

Approchons avec joie et gratitude à la table eucharistique et en union avec tous nos frères et sœurs, et particulièrement avec ceux et celles qui souffrent la persécution à cause de leur foi en ce Jésus qui se fait nourriture pour la route. Contemplons ce sacrement privilégié de la Pâques de Jésus, résumé de toute sa vie et de toute sa mission.

En ce jour du Seigneur, adressons notre louange d’action de grâce à Celui qui nous invite à demeurer en Lui par cette communion à son Corps et à son Sang, anticipation du ciel.

Sœur Marguerite Cuierrier

« Dieu nous appelle en sa maison,

Dieu nous invite à son festin,

Jour d’allégresse et jour de joie, Alléluia »

Robert Lebel

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 12 août 2018

Évangile de Jésus Christ selon Jean 6, 41-51.

En ce temps-là, les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. » Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : ‘Je suis descendu du ciel’ ? » Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Réflexion

Moi, je suis le pain de la vie.

Alors que je voulais écrire cette réflexion, j’ai réalisé que c’était très difficile de s’asseoir et d’écrire quelques idées qui me viendraient à l’esprit… C’est ainsi que, à la suggestion d’une de mes sœurs de communauté, je me suis demandé : « Que te dit l’Évangile ? » Et c’est là que j’ai entendu une réflexion qui m’a suivie et que j’ai envie de partager avec vous.

De quoi est-ce que est-ce que je m’alimente? Pas seulement pour le corps, mais aussi pour l’esprit et l’intellect.

S’alimenter est une activité qui exige une responsabilité personnelle sur soi-même, tout comme pour tant d’autres activités de notre vie qui nécessitent notre volonté, notre discernement, notre décision, et notre mise en pratique. Nous comptons déjà sur la Parole de Jésus lui-même qui nous dit « Je suis le pain de la vie », mais cela ne nous suffit pas pour nous nourrir. On nous offre le Pain, mais c’est le mouvement de notre reconnaissance, de notre faim et de notre pauvreté qui nous mènera à l’accueil, à vouloir manger ce Pain pour rassasier notre faim.

Jésus avertit les juifs : « Ne récriminez pas entre vous », car l’entendre dire qu’Il était le pain du ciel démontait ce qu’ils avaient appris depuis l’enfance, les enseignements des siècles passés. Il est vrai que l’assurance de savoir qu’ils connaissaient Jésus, sa famille et sa mère, les faisaient agir la certitude d’avoir raison. Du point de vue affamé et pauvre de qui ne peut accepter qu’il existe une possibilité d’erreur dans son jugement, les Juifs cherchaient à rester fidèles à la loi et aux prophètes, ce dont ils étaient fiers.

Je me demande et je vous invite à vous demander : quelle est cette nourriture avec laquelle je me nourris?

Quelles sont les critiques que je fais, sans même me donner la possibilité de faire erreur, en essayant de rester fidèle à quelque chose d’appris il y a des années et qui, aujourd’hui, ne semble plus conforme à la réalité?

À l’époque où nous vivons, particulièrement en Église et en vie consacrée, et tout spécialement au Chili où je me trouve aujourd’hui, je sens qu’il est temps de reconnaître que nous avons faim de « vraie nourriture », et de faire face à la réalité qui nous dit de changer, de transformer notre « régime alimentaire », d’arrêter de manger ce qui nous intoxique et qui, peu à peu, dégrade notre vie.

Nous reconnaissons alors l’invitation, on nous offre la santé : « Je suis le pain de la vie… » Répondre à cette invitation dépend toujours de nous.

Alba Letelier, sp.

 

Réflexion sur l’Évangile du dimanche 05 août

Évangile de Jésus Christ selon Jean 6, 24-35.

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Réflexion:

Les foules ont suivi Jésus parce qu’elles ont été nourries. Cependant, ces personnes devraient chercher Jésus parce qu’Il peut leur donner la vie éternelle; par ce fait elles seraient en train d’accepter Jésus et sa mission, alors quelqu’un a demandé: « Que pouvons-nous faire pour accomplir les œuvres de Dieu? » Jésus a répondu qu’ils doivent avoir foi en celui qui a été envoyé par Dieu. Mais dans le prochain dialogue, la foule révèle son incapacité à voir la véritable identité de Jésus. Les gens demandent à Jésus un signe pour qu’ils sachent que Jésus vient de Dieu. Comme c’est étrange, Jésus vient de nourrir plus de 5000 personnes. Qu’est-ce qu’on attend de plus?

Avec quelle rapidité ils semblent avoir oublié la chose merveilleuse que Jésus a faite pour eux. Ou peut-être qu’ils n’ont jamais reconnu le miracle en premier lieu. Parfois, nous ne reconnaissons pas les choses merveilleuses que Dieu a faites pour nous. Et, parfois, nous oublions simplement et demandons des preuves supplémentaires de son amour et de ses soins. Nous prions pour que Dieu enlève notre aveuglement afin que nous puissions recevoir avec reconnaissance et louange toutes les choses merveilleuses que Dieu accomplit dans nos vies.

C’est pourquoi il est important de nommer les merveilleux dons que Dieu nous a donnés et certaines des actions remarquables que Dieu a accomplies dans notre monde. Il est également important de compter nos bénédictions parce que nous pouvons facilement manquer de reconnaître toutes les choses merveilleuses que Dieu fait pour nous. Jésus dit qu’il leur donnera quelque chose de plus grand et de plus important que le pain qui nourrit leur faim physique; il leur donnera du pain qui leur donnera la vie éternelle. Nous avons ce cadeau de Jésus dans l’Eucharistie.

Prier ensemble et remercier Dieu pour tout ce qu’il nous a donné, spécialement pour le don de la vie éternelle et de l’Eucharistie.

Une soeur de la providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 29 juillet

Évangile de Jésus Christ selon Jean, 6, 1-15.

Après cela, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons,  mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »  Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

Réflexion:

Ce miracle de Jésus est relaté dans les quatre évangiles à cause des attentes, puis de l’importance qu’il a eue pour les disciples. Dans ce passage, Jean commence en disant : « Après cela… » Mais qu’est-ce que « cela »? Nous voyons Jésus essayant de dire sa vérité et son témoignage sur les œuvres de son Père. La fête de Pâque approche et il sait ce qui va se passer : le rejet, la croix, des gens qui ne croient pas en sa Parole. En tant que Famille Providence, à l’occasion de cette célébration des 175 ans d’existence, nous nous demandons : qu’est-ce qui viendra après cela? En nous remémorant cette trajectoire historique, nous constatons qu’elle déborde de vécu, d’expériences, de surprises, de générosité et de défis que nous voyons reflétés dans ce miracle.

L’Évangéliste relate que Jésus est allé sur l’autre rive de la mer de Galilée et que beaucoup de gens le suivaient… Que représente pour nous aller vers une autre rive, quels seront nos Tibériades? Par un discernement avec les valeurs de base léguées par notre fondatrice Émilie Gamelin, l’humilité, la simplicité et la charité, et à l’image de Jésus qui a levé les yeux et a vu que beaucoup de gens le suivaient, nous voyons aussi.  Nous sommes témoins de foules qui nous interpellent et qui continuent d’avoir besoin de la promesse de guérison de Jésus, avec le charisme aimant et confiant en la Providence du Père. Le miracle prodigieux et étonnant qui a satisfait tant de gens commence avec quelque chose de faible, de fragile et de simple : cinq pains d’orge, le pain des pauvres, et seulement deux poissons. Une fois entre les mains de Jésus, ils se multiplient, rassasient et amènent à la plénitude. Combien de fois, dans la longue histoire de notre communauté, avons-nous fait l’expérience de cette confiance en la Providence du Père qui ne déçoit jamais?

À l’endroit où il a accompli le miracle, Jésus a demandé aux gens de s’asseoir, car il y avait beaucoup d’herbe. Il favorise un traitement digne, un bien-être, un signe de paix, un partage des biens matériels et spirituels qui remplissent le cœur. C’est ce que nous trouvons dans nos fondatrices et nous le confirmons dans nos Constitutions.

Lorsque l’on agit avec foi et confiance dans le dessein aimant de Dieu, on trouve initiative, créativité, générosité, proactivité et les ressources se multiplient, puisque la générosité de Dieu est infinie. On le voit alors qu’après avoir nourri des milliers de personnes, il reste encore douze paniers de morceaux du pain distribué.

Puisse Marie, mère compatissante et affectueuse, nous aider à être humble et généreux et à apprendre de son fils Jésus pour voir les besoins de notre environnement et fournir les moyens de ce que nous sommes et ce que nous avons. Le reste sera accompli par Jésus lui-même en nous comblant de bénédictions en signe de gratitude.

       Sœur Ana Delia Silva. A.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 22 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 30-34

« Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu’ils ont fait et enseigné. Il leur dit: « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu’on n’avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement. »

Réflexion:

Ce qui est particulier à tous les chrétiens, chrétiennes, c’est d’être des artisans de paix, des unificateurs. C’est pourquoi Jésus envoie ses disciples en mission. Rassembler plutôt que disperser et séparer, tout faire pour éviter que les gens se séparent, que les commérages se diffusent, que la jalousie ou l’ambition viennent miner les fondements mêmes de la communauté! Voilà le défi quotidien auquel sont confrontées les personnes de paix.

Lors du rituel de la Messe, le Seigneur nous permet de laisser tomber notre agressivité, de détruire les murs qui nous séparent. Nous rencontrons le Seigneur, recevons son pardon, nous retrouvons la paix et les outils nécessaires pour pardonner ceux et celles qui nous ont offensés.

Le temps du repos, c’est la barque de Jésus où, pour un moment, nous oublions tout autre souci que sa présence et son amour. Nourris de Dieu, Jésus compte au quotidien sur nos bras et notre cœur. Jésus s’est choisi des gens ordinaires, il les a laissés dans leur milieu, il leur a demandé d’annoncer sa Bonne Nouvelle. Il n’a pas changé de méthode. C’est nous qu’il appelle aujourd’hui. Entendrons-nous l’appel que Jésus nous fait?

L.L., Sœur de la Providence

 

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 15 juillet – 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 7-13

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.

« Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

Réflexion:

Comme les disciples de Jésus, nous sommes appelés à répandre la Bonne Nouvelle. Comme eux, nous devons nous dépouiller de tout ce qui est superflu et ne garder que l’essentiel, c’est-à-dire, notre foi et notre être qui est un temple sacré au service de la Bonté.

Voilà une action qui, en théorie, pourrait nous paraître simple et facilement réalisable. Cependant, tout semble converger pour que cette tâche soit des plus ardues, des plus difficiles. Comment pouvons-nous nous dépouiller du faste que notre société nous propose et qui est à la portée de nos mains? Comment pouvons-nous nous éloigner de l’abondance matérielle et rester dans le primordial? Pourtant, même si nous vivons dans des époques tout à fait différentes, je suis persuadée que pour les disciples de Jésus, il a été également difficile de laisser le peu qu’ils possédaient pour ne garder que le minimum et aller de village en village « en mission deux par deux ». Ces petites communautés nomades nous rappellent nos sœurs devancières, parties dans de lointains pays, ne sachant que très peu sur ceux et celles qu’elles allaient rencontrer, mais remplies d’un espoir que seule la charité pressante du Christ peut transmettre. Je nous souhaite de poursuivre notre route tout en travaillant sur nous-mêmes et en même temps, en faisant connaître les enseignements de notre Seigneur Jésus Christ. Bonne semaine à toutes et à tous!

Une Sœur de la Providence

 

Réflexion sur l’Évangile du dimanche 15 juillet – 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 1-6

« En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de Joset, de Jude et de Simon? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi.

Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. »

Réflexion :

Le Seigneur nous envoie souvent des prophètes inattendus et déroutants…

Une rencontre, un échange, peuvent nous offrir des voies inattendues et sont en fait, des messages du Seigneur. Remarquons bien que les prophètes ne sont pas des « diseurs de bonne aventure » ou « des annonciateurs de malheurs, de fin du monde ». Les prophètes, ce sont ceux qui annoncent la Parole de Dieu, qui enseignent quelles sont les volontés de Dieu sur nous et sur le monde. Ils font de très grandes choses le plus simplement du monde et ils enseignent la Vérité par l’intelligence du cœur, la plus accessible à tous. Si nous restons  attentifs nous nous rendrons compte qu’il ne se passe pas de jour sans que nous rencontrions des prophètes… peut-être dans notre famille – dans nos relations rapprochées – dans notre milieu de travail, etc. Peu importe l’emballage, c’est le message qui compte et qui peut nous aider à vivre. Et un signe non équivoque nous permet de constater qui sont les vrais prophètes : ils sont toujours la cible de critiques.

Cette pensée nous mène à nous questionner profondément comme chrétiens, chrétienne : quand irons-nous en profondeur avant de poser un jugement ? Quand admettrons-nous que nous avons quelque chose à changer, à améliorer dans nos vies, et que les reproches que nous faisons fréquemment aux autres reviennent également à nous, très souvent? De plus, nous arrive-t-il de juger et de critiquer nos pairs beaucoup plus facilement que de les soutenir dans leurs démarches et les appuyer dans leurs difficultés? Que le chemin tracé par le plus grand des Prophètes éclaire nos existences.

Une Sœur de la Providence

 

Réflexion sur l’Évangile du dimanche 1er juillet –

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 5,21-43

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

Réflexion :

À y regarder de plus près,  ce récit nous parle surtout de salut et de foi. Le chef de la synagogue demande en effet à Jésus : « Viens imposer les mains à ma petite fille pour qu’elle soit sauvée. » Et la femme qui avait des pertes de sang incurables se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » Or ce salut (dont la guérison est le signe) suppose la foi. C’est bien ce que Jésus met en relief ; il dit à la femme qui a touché son vêtement et qu’il a amenée à se faire connaître : « Ta foi t’a sauvée. » Et au chef de la synagogue qui vient d’apprendre la mort de sa fille : « Ne crains pas, crois seulement. »

Seule la foi en Jésus peut faire accéder au salut qui fait entrer dans la vie éternelle grâce à la mort et la résurrection du Seigneur. Le récit de Marc laisse transparaître son caractère catéchétique. Relu à la lumière de la résurrection de Jésus, il apparaît comme une anticipation prophétique de ce que Jésus offre à tout croyant. Il dit en effet à la petite fille : « Lève-toi. » ou littéralement : « Réveille-toi. », c’est-à-dire « Ressuscite. »

Le CHRIST a vaincu la mort IL est la source inépuisable de notre ESPÉRANCE. IL est la Vie qui anime nos âmes. IL est Nourriture de vie par son EUCHARISTIE. IL nous ressuscite sans cesse par ses pardons multiples. IL est le CHEMIN de la VIE. IL est venu pour la VIE et la vie en abondance… Comment ne pourrions-nous pas lui faire pleinement confiance !

Une sœur de la providence

 

Dimanche 24 juin – Réflexion sur l’évangile:

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc  1, 57-66.80

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là! »  On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

Réflexion

Dans les évangiles, Jean Baptiste est l’une des rares personnes dont on parle de la naissance. Tout commença par l’annonce faîte à Zacharie, dont le nom, ne l’oublions pas, signifie « Dieu se souvient ». « Sois sans crainte, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jean ». Le 24 juin, jour de sa naissance, il nous est donné de considérer l’unicité de cet homme né d’un couple exceptionnel. C’est aussi l’occasion pour nous de communier à la joie du peuple québécois qui célèbre la Saint-Jean, sa fête nationale et la fête de son saint patron.

Élisabeth mit donc au monde un fils. Ce que fait toute femme qui accouche, elle le fait aussi. Par elle, Jean Baptiste existe! Toute son existence est traversée par la relation. Je ne peux m’empêcher de penser à toutes nos devancières, Sœurs de la Providence, qui ont librement choisi de « mettre au monde » en consacrant leur vie entière aux personnes marginalisées. Oui, « mettre au monde », c’est donner la vie; c’est permettre à l’autre d’avoir une meilleure existence, notamment. N’est-ce pas là la raison d’être d’une sœur de la Providence? Jean Baptiste est celui que le monde n’espère plus, le monde l’accueille et se réjouit. Lui qui est né comme par miracle, il aura un nom issu de la tradition. Il est le précurseur, l’homme joyeux. En cette année jubilaire du 175e anniversaire de fondation, nous, Sœurs de la Providence, sommes invitées à regarder le passé en nous souvenant de tous les évènements qui ont jalonné l’histoire de notre Congrégation. N’est-ce pas le moment pour nous, aujourd’hui, d’accueillir la grâce de Dieu dans notre vie personnelle et congrégationnelle? Jean dont le nom signifie « Dieu fait grâce » est celui qui a continuellement prêché la conversion. En cette année jubilaire, saurons-nous nous laisser transformer par la grâce et la miséricorde de Dieu? Saurons-nous tourner nos sens vers l’intérieur pour refaire alliance avec le Christ qui sans cesse nous parle? Finalement, comme Élisabeth, serons-nous assez disponibles pour laisser éclater la vie qui bouge en nous?

Sœur Sandrine-Aimée Tsélikémé, s.p.

 

Dimanche 17 juin – Réflexion sur l’évangile:

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,26-34.

La semence et la graine de moutarde (Marc 4,26-34)

Il dit encore: « Voici à quoi ressemble le royaume de Dieu. Il est semblable à un homme qui jette de la semence en terre; qu’il dorme ou qu’il reste éveillé, nuit et jour la semence germe et pousse sans qu’il sache comment. [En effet,] d’elle-même la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin le grain tout formé dans l’épi, et, dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car c’est le moment de la moisson. »  Il dit encore: « À quoi comparerons-nous le royaume de Dieu ou par quelle parabole le représenterons-nous? Il est comme une graine de moutarde: lorsqu’on la sème en terre, c’est la plus petite de toutes les semences qui sont sur la terre. Mais quand on l’a semée, elle grandit et devient plus grande que toutes les plantes potagères et elle étend de longues branches, de sorte que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid sous son ombre. » C’est par beaucoup de paraboles de ce genre qu’il leur annonçait la parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

En attendant le « temps de la moisson », un processus de croissance est à l’œuvre.  C’est une illusion de penser que rien ne se produit. On ne voit pas ce qui se passe, mais la vie se développe vraiment. Ce qui arrive en nous et autour de nous est souvent de cet ordre-là : une force cachée, imperceptible, qui s’active sans que nous en soyons conscients.

Jésus nous fait savoir aussi que notre effort à répandre le message de la Bonne Nouvelle va dans la même direction. Lui-même, grand prédicateur, n’a pas réussi facilement à convertir ses contemporains et sa propre famille. Pourtant, avec une audace folle, il croyait ne pas avoir perdu son temps à répandre la semence de l’espérance du Royaume. Et l’histoire lui a donné raison.

Cette petite parabole nous rappelle que pendant que la vie éclate de toutes parts autour de nous, nous devons apprendre à être calme, à ne pas nous agiter, à dormir tranquillement.  Saint Paul disait qu’au lieu de se construire soi-même, le chrétien doit se laisser façonner par la grâce de Dieu. Le Seigneur est comme le sculpteur qui n’empile pas pierre sur pierre mais qui enlève ce qu’il y a de trop dans le bloc de marbre qu’il travaille. Ainsi le chrétien doit se laisser modeler en toute confiance.  Il doit aussi s’en remettre à Dieu pour le développement de la foi autour de lui.  L’action de Dieu est présente, même si nous ne la voyons pas.

 

Réflexion, dimanche 10 juin 2018

Marc 3, 20-35

« Alors Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. Les appelant près de lui, Jésus leur dit en paraboles : « Comment Satan peut-il expulser Satan? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. En vérité, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : les péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Réflexion :

Essayez d’imaginer, comme je le fais maintenant, que vous êtes présent dans cet évangile qui, à première vue, semble controversé… Jésus, pressé par les gens, ne peut manger quoi que ce soit. Qu’est-ce que je ressens en imaginant cette scène et qu’est-ce que je pense à ce sujet? À ma grande surprise, Jésus ne perd pas son calme… Je le regarde du coin de l’œil…  Il est à l’écoute. Et parmi autant de requêtes, je suis frappée par le fait qu’il écoute les scribes qui, avec leurs connaissances, leurs préjugés et leurs peurs, disaient de Jésus : « Il est possédé par Béelzéboul et il expulse les démons avec la puissance du chef des démons… » J’attends de savoir ce que Jésus pourrait bien dire; après tout, les scribes sont des hommes (des femmes) d’opinion, les leaders de leur domaine et ils sont jaloux de leur tradition. Vous rappelez-vous de vous être fait évaluer par des personnes ou des groupes, avec leurs préjugés et leurs craintes?  Et vous, avec vos préjugés et vos craintes, avez-vous déjà évalué quelqu’un? Je vois Jésus, qui me regarde tendrement, comme s’il connaissait mon ignorance teintée de respect et d’admiration profonde… Et vous, comment voulez-vous que Jésus vous regarde? Il m’invite à m’approcher et, comme les autres, il m’explique avec la plus élémentaire logique, qu’une famille divisée ne peut survivre, que son activité, son zèle, son silence ont une base impossible à changer et c’est… la volonté du Père! … Je respire profondément… et je me rends compte que Jésus me regarde avec nostalgie, il mentionne mon nom et sans euphémismes, me demande : « Es-tu mon frère, ma sœur et ma mère? » Et qu’est-ce que je réponds?

Marcia Gatica s.p.

 

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Dimanche 3 juin 2018

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

« Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”  Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude.  Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. »

Désormais, ceux qui veulent bien regarder vers le crucifié, et y reconnaître le vrai visage de Dieu, sont frères et sœurs du Christ : ils connaissent, tel qu’Il est vraiment, le Dieu de tendresse et de pitié et, à leur tour, ils peuvent vivre, dans la tendresse et la pitié. Finalement, c’est cela, vivre comme des êtres libres. Parce que nos pires chaînes sont celles que nous mettons entre nous.

Voilà la vie nouvelle à laquelle nous sommes invités et qui est symbolisée par le pain; quand Jésus a dit « Ceci est mon Corps », il avait entre les mains un morceau de pain sans levain, une « matsah » : il annonçait ainsi une nouvelle manière d’être, pure, c’est-à-dire libre.

En cette année, du 175e anniversaire de notre congrégation, nous donnerons aux nouvelles Sœurs de la Providence ainsi qu’aux Associées et Associés Providence la fierté et l’amour de vouloir appartenir et s’enraciner dans notre belle communauté.

Pendant les festivités, dans la joie de l’action de grâce, je m’émerveille et je remercie le Dieu Providence et Émilie Gamelin, elle qui me fait vivre de son charisme. Chacune des Sœurs de la Providence, peu importe où elle se trouve dans le monde, est un prolongement d’Émilie qui est encore et toujours bien vivante dans nos cœurs et dans nos vies.

175 années de bénédictions!

Sœur Lise Lessard, s.p.

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Dimanche 27 mai 2018, dimanche de la Trinité

En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils et filles de Dieu. […] et c’est en lui que nous crions « Abba! », c’est-à-dire : Père! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ… Romains 8, 14-17.

Lorsque je prie avec l’icône de la Sainte Trinité par Andrei Roublev, je suis frappée de la façon dont chacune des personnes représentées dans l’icône se penche et se blottit l’une sur les autres. Ces trois personnes distinctes semblent être engagées dans une rencontre sacrée, ce qui est conscient, mais aussi harmonieux. Nous pouvons reconnaître dans leur engagement qu’une profonde communion sacrée a lieu.

Dans la chapelle du Centre international des Sœurs de la Providence, à Montréal, il y a une icône de la sainte Famille. Là, les trois personnes, Marie, Joseph et l’Enfant Jésus, sont aussi blottis les uns sur les autres, pleinement conscients et engagés dans une rencontre qui reflète celle de la Sainte-Trinité. Ici aussi, nous voyons la communion qui a lieu et nous reconnaissons la communauté d’amour que nous appelons la sainte Famille.

Ce qui, à mon avis, est si merveilleux, stupéfiant et mystérieux, c’est que l’amour communautaire de la Trinité est « faite chair » par la vie de Jésus. Avec l’incarnation de Jésus, l’Amour Sacré du Dieu trinitaire fait un avec l’humanité et un avec toute la création. Cette rencontre de Dieu avec la création de Dieu en la personne de Jésus est confirmée par les effusions de l’Esprit Saint qui embrasse l’univers en entier.

Dans notre vie quotidienne, nous sommes invités à être conscients et avertis que nous sommes en immersion dans le sacré; que nous, chacun et chacune et chaque aspect de la création, reflétons le caractère sacré de Dieu. À mesure où nous devenons de plus en plus conscients de cette vérité, nous nous retrouvons à nous blottir dans la rencontre avec le sacré qui nous entoure; ainsi nous sommes engagés dans la sainte dynamique d’amour qui a le pouvoir de nous transformer. Conséquamment, avec nos sœurs et nos frères, nous entrons ensemble en communion, reflétant par nos communautés de vie diverses et sacrées la véritable vie du Dieu trinitaire.

Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous. 2 Cor 13, 11-14

Kathryn Rutan, s.p.

 

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DIMANCHE DE LA PENTECÔTE

Évangile selon Jean 20, 19-23

Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous! Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau: La paix soit avec vous! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

 

Depuis huit jours, les apôtres sont tristes et un peu désemparés. Dimanche dernier, ils ont vu Jésus s’élever et monter au ciel. Ils ne le verront plus, ils le savent. Ils sont tristes et inquiets, ils ne savent pas comment tout se passera pour eux maintenant.

Aujourd’hui, ils se donnent rendez-vous au même endroit, dit l’évangéliste, probablement le Cénacle, pour parler de Jésus, de ses enseignements, de ses paroles lors de sa première apparition. Jésus était arrivé au milieu d’eux en leur disant : « la paix soit avec vous » et après avoir prononcé ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez le Saint-Esprit, il vous enseignera toutes choses. » Pourtant, ils se sentent encore incapables, peureux et ne savent vraiment pas comment ils vont remplir la mission que Jésus leur a laissée.

Pendant qu’ils ruminent tristement toues ces pensées, un grand vent se fait entendre et remplit toute la salle et ils aperçoivent des langues de feu qui se suspendent au-dessus de leur tête. C’est la Pentecôte! C’est l’Esprit Saint qui se fait entendre et se laisse voir. Il transforme les apôtres, les remplit d’audace, d’amour, de vaillance et de bravoure. Oui, ils sont prêts à proclamer Jésus, sa vie, sa mort et ses enseignements. (Actes des apôtres 2, 1-11)

La plupart d’entre nous avons aussi reçu le Saint-Esprit, à notre baptême d’abord et plus tard à notre confirmation. On s’en rappelle? On y pense encore? Désirons-nous l’Esprit de Dieu? Le prions-nous? Quand j’étais pensionnaire, tous les lundis matin, avant la classe, on chantait une prière à l’Esprit Saint et je me la chante encore car je l’aime beaucoup et pour cette semaine de la Pentecôte, j’ai le goût de vous en écrire les paroles.

Ô Esprit Saint, âme de mon âme, je t’adore.

Guide-moi, dirige-moi, console-moi, parle-moi,

Dis-moi ce que je dois faire, donne-moi des ordres.

Je te promets de me soumettre à tout ce que tu demandes de moi,

Et d’accepter tout ce que tu permettras qu’il m’arrive.

Fais-moi seulement connaître ta volonté.

Amen

Sœur Pierrette Chevrette, s.p.

 

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Dimanche 14 mai 2018

Évangile selon saint Marc, 16, 15-20

Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.

Réflexion

Aujourd’hui, le dimanche de l’Ascension nous enseigne que la présence de Jésus, limitée jusque-là à ceux et celles qui pouvaient l’approcher physiquement, le toucher, le voir, entendre ses paroles, sera désormais une présence sans limites de frontières et d’espace. Le mystère de l’Ascension est loin du rêve. Il ne ressemble en rien à ce qu’on propose lorsqu’on nous sollicite pour « Rêves d’enfants » afin de permettre à un enfant malade de réaliser un rêve avant de mourir.

Ce mystère de l’Ascension ne nous éloigne pas de la réalité humaine que nous vivons, ne nous amène pas dans un monde virtuel, mais il nous renvoie sur la terre. Il actualise le mystère de l’Incarnation du Verbe, Dieu avec nous. Jésus est une présence qui s’inscrit dans l’humain, dans nos corps de chair, dans nos cœurs et dans nos esprits, une présence qui se retrouve au cœur de l’Église, dans nos communautés de foi et dans les gestes de partage qui reconnaissent cette présence dans les frères et sœurs qui nous entourent ou qui sont dans le besoin :

« J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » (Mathieu chapitre 25, 35-36).

Et aujourd’hui, nous célébrons aussi la Fête des mères; c’est une belle journée pour redire un immense merci à notre maman de nous avoir donné la vie.

Un jour, ma mère est tombée gravement malade; elle a été hospitalisée à Sorel; elle ne marchait plus et était incapable de manger seule. Comme je connaissais un médecin que j’accompagnais spirituellement, je lui ai téléphoné pour lui demander s’il pouvait intervenir. Il a rapidement communiqué avec un de ses confrères qui a commandé le transfert de ma mère vers à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal. Maman a été prise en charge immédiatement. Tout le monde disait : « Lucille, prépare-toi, ta mère va mourir »; mais moi, au fond de mon cœur, j’avais la certitude que ma mère ne mourrait pas. Comme vous vous en doutez, j’ai demandé à Émilie d’intervenir, j’ai versé une aumône à ma bien-aimée fondatrice. Ma mère s’est rétablie après quelques mois de convalescence et j’en remercie le Seigneur. Aujourd’hui, comme c’est la fête des mères, je profite de l’occasion pour remercier le Seigneur et rendre hommage à ma mère : «Maman, je te remercie de m’avoir donné la vie, de m’avoir fait connaître Dieu, de m’avoir appris l’amour du plus faible, du plus petit et l’importance de prendre sa défense. Tous les soirs, je vous entendais dire : Notre Père…, Je vous salue Marie, avant de vous endormir toi et papa ». « Merci aussi pour tous les enfants que tu as gardés en foyer nourricier, dont tu as pris soin pendant de nombreuses années. » Ma mère est maintenant âgée de 95 ans et elle réside à St-Hyacinthe à la Résidence Bourgjoli depuis plusieurs années.

« Souvenons-nous avec gratitude et affection de toutes les mamans, y compris nos mamans au Ciel, en les confiant à Marie, la maman de Jésus », nous dit le Pape François.

En ce dimanche de l’Ascension Jésus disparaît aux yeux de ses disciples mais il demeure présent au plus profond de leurs cœurs. Apprends-nous, Seigneur à reconnaître ta présence dans tous les évènements de notre vie. Amen

 

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Dimanche 5 mai 2018

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 9-17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

6e dimanche de Pâques

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Réflexion

Nous voici devant un des passages le plus fort de l’Évangile; si nous nous y attardons nous y voyons l’essence même du christianisme : « aimez-vous les uns les autres ». Ce commandement qui n’a rien d’un ordre militaire, nous est donné dans le sens d’une « parole de vie » comme les dix paroles ou les dix commandements donnés à Moïse, car finalement, ces mêmes paroles se résument très clairement à aimer, à nous aimer les uns les autres plus que tout, comme Lui, Il nous aime.

C’est amour grandiose et infini que, par sa vie, le Christ nous a montré, est un défi quotidien lancé à tout être humain; le vivre demande un cœur disposé à l’ouverture, à l’acceptation de l’autre, à la bienveillance, à l’accueil chaleureux, à aimer et à se laisser aimer.

Porter du fruit n’est donc possible que si nous aimons, que si nous acceptons d’aimer comme Lui, d’un amour sans limites et sans préavis. Car si nous poursuivons cette fin, nous trouverons déjà ici-bas un peu du bonheur céleste de ceux qui nous aimeront comme nous nous devons de les aimer.

Alors cette parole d’amour nous appelle à la réflexion car nous nous demandons : Sommes-nous vraiment disposés à aimer? Sommes-nous ouverts à l’autre au point de l’aimer, au point de donner notre propre vie, comme Émilie Gamelin l’a fait tout au long de sa vie?

Que le Seigneur nous guide dans notre route vers l’Amour.

Une Sœur de la Providence.

 

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Dimanche 29 avril 2018

Évangile selon saint Jean, 15, 1-8

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les amasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Réflexion

Aujourd’hui encore l’évangile nous parle d’une image champêtre, bien suggestive. Après celle du berger, l’image de la vigne, nous suggère plein de choses du côté de la vie. La vigne, une merveilleuse plante, complexe et fragile, étonnamment productive, mais qui nécessite beaucoup de soins. Avant de faire l’objet de la fierté du vigneron, elle  nécessité son amour, ses énergies, et son attention constante. Une véritable passion! Il en est comme des jardiniers d’ici.

Porter du fruit ne veut pas dire faire des choses extraordinaires, ça veut dire bien faire les choses ordinaires. « Rattachés au Christ comme les sarments à la vigne, éclairés par l’Esprit Saint, nous pouvons alors donner du fruit en abondance. Les fruits de l’Esprit, nous dit saint Paul sont : « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la douceur, la fidélité, la tendresse, la capacité de contrôler nos colères » (Ga, 5,22-23) » (Yvon-Michel Allard, s.v.d.). Dieu a besoin de nous pour créer un monde meilleur, un monde de respect, de fraternité et d’amour. Il a besoin de nos mains, de nos pieds, de notre cœur dans un univers souvent sans merci pour les plus faibles. Les textes d’aujourd’hui rappellent que si nous sommes unis au Christ, comme les sarments à la vigne, nous recevrons sa force et sa vie, nous nous aimerons les uns les autres et nous porterons beaucoup de fruit. « Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit. »

Le texte d’aujourd’hui nous rappelle qu’il faut entretenir une relation régulière avec le Christ, afin que notre foi et notre engagement ne s’éteignent pas, comme la flamme d’une lampe qui brûle. Grâce à la sève vivifiante de la vigne, les œuvres de bonté peuvent se produire et se multiplier.

La vigne n’est pas laissée à elle-même, en friche. Elle peut compter sur le labeur du vigneron qui s’active à la purifier, à la nettoyer; non pas pour la mort et la séparation mais pour plus de vie et plus de fruits. Ce détail nous invite, il me semble, à revisiter les épreuves qui nous arrivent dans notre expérience quotidienne.

Bien avant nous, une femme, Madame Émilie Gamelin, a jeté un long regard sur les souffrances de ses compatriotes et, telle une vigne qui étend ses sarments, elle a multiplié sa présence, son appui, son action, pour leur permettre de croître et de devenir pleinement, par leur vie, une hymne au Dieu qui fit l’univers,

« Elle a considéré un champ et l’a acheté; du fruit de ses mains elle a planté une vigne » (Pr, 31, 16). Ainsi, nous sommes en des mains qui nous aiment. Le Père s’offre à nous affiner, à nous libérer, à nous dégager, afin que nous portions tous les fruits attendus.

Sœur Lucille Vadnais, s.p.

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Spiritualité Providence

En cette année 2018, nous célébrons le 175e anniversaire de la Congrégation. Dans le but d’avoir un outil commun de réflexion offrant un point de vue depuis notre spiritualité Providence, nous vous présentons la réflexion sur l’Évangile du dimanche 22 avril 2018.

Dimanche 22 avril 2018

Le bon pasteur donne sa vie. Jean 10, 11-18

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

Réflexion

Le bon Pasteur est celui qui permet à ceux et celles qui lui sont confiés de vivre pleinement. Saint Jean, dans son évangile, met l’accent sur l’individualité de chacun et de l’importance que nous avons pour Dieu « Je suis le bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissaient. » Lorsque quelqu’un est important pour nous nous connaissons son nom, qu’il s’agisse d’un membre de notre famille, de l’un de nos amis, d’un collègue, des gens de notre entourage. La connaissance d’une personne me permet de l’aimer et de la respecter; Jésus se décrit donc lui-même comme pasteur qui connait toutes ses brebis et chacune par son nom. Toutes écoutent sa voix et la reconnaissent. Il n’y a pas de laissés-pour-compte parmi les brebis de Jésus. Forte ou chétive chacune aura, si elle le veut, la vie en abondance.

Oui, Jésus notre berger nous confie les uns aux autres. Comme lui, nous sommes amenés à quitter notre bergerie pour aller à la rencontre des autres; ce n’est pas de tout repos. La tentation est grande de fermer la porte et de rester bien au chaud à l’intérieur. La bonne nouvelle de l’évangile doit être annoncée aux pauvres et aux exclus dans le monde entier, suivant l’exemple d’Émilie.

En ce dimanche du bon Pasteur, fais-nous reconnaître ta voix, Seigneur, parmi les bruits du monde. Ta Parole nous révèle le chemin qui mène à toi. Donne-nous de l’accueillir et de la garder pour qu’elle transforme notre vie,  profitant du 175e anniversaire de la fondation de la Congrégation des Sœurs de la Providence pour nous faire réfléchir davantage sur la Parole de Dieu.

Sœur Françoise Paillé, s.p.

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Dimanche 15 avril 2018

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour » (Lc 24, 35-48)

« En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route,et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit :« Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez: un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis, il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. »

Réflexion 

À nous d’en être les témoins

Nous, chrétiens, chrétiennes, demeurons incontestablement les témoins privilégiés de la résurrection du Christ. Fidèle à sa promesse, le Père l’a ressuscité d’entre les morts. La souffrance de Jésus égalise alors la récompense de la vie éternelle, lumière de vie et de paix, et nous, tels les disciples d’Emmaüs en sommes les témoins de premier ordre.

Le Ressuscité est présent et il est parmi nous pourtant, malgré le témoignage des femmes et des deux voyageurs, les disciples ne pourront croire tant que Jésus ne leur sera pas apparu. Seul Jésus peut valider l’expérience et son sens. Jésus prouve que leur expérience n’est pas un canular. Le croyant rencontre le Christ ressuscité à travers ses sens. Les disciples ont vu, touché et entendu le Ressuscité. Aujourd’hui nous voyons, nous entendons et nous touchons le Christ à travers les sacrements, dans le témoignage et le service des autres.

Ce n’est pas seulement le partage de la coupe et du pain rompu qui établit une union avec le Christ : une plus grande union est établie à travers ce partage: l’union entre tous les membres de la communauté chrétienne. Nous sommes donc les témoins mais aussi les héritiers de la foi, à nous maintenant d’en faire connaître la « bonne nouvelle », car les gens ont besoin plus que jamais d’une église qui les rejoigne là où ils sont, comme ils sont.

Toutefois, jusqu’où va mon engagement dans la poursuite de mon témoignage? Émilie, voilà 175 ans, a-t-elle reculé ou vacillé devant l’ampleur de la tâche, devant la « lourdeur » de l’héritage?

 

Une Sœur de la Providence

 

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Dimanche de la divine miséricorde 8 avril 2018

En cette année 2018, nous célébrons le 175e anniversaire de la Congrégation. Dans le but d’avoir un outil commun de réflexion offrant un point de vue depuis notre spiritualité Providence, nous vous présentons la réflexion sur l’Évangile du deuxième dimanche de Pâques 2018 par Rosalie Locati, s.p.

Évangile selon saint Jean 20, 19-31

Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

 

 

Réflexion 

C’est le premier matin après la résurrection. Alors que le soleil se lève, les apôtres envahis par la peur, la confusion, l’anxiété, la tristesse et, peut-être, une certaine culpabilité se sont enfermés dans la maison où ils se trouvaient. Peu après, Marie Madeleine, en détresse, vient annoncer que le corps de Jésus est disparu du tombeau. Même Pierre et l’autre disciple courent pour vérifier par eux-mêmes et leurs espoirs sont réduits à néant lorsqu’ils voient le tombeau vide. Puis, plus tard dans la journée, excitée et à bout de souffle, Marie Madeleine revient pour dire sa bonne nouvelle : « J’ai vu le Seigneur. »

Pouvez-vous imaginer ce que les disciples ont dû penser et ressentir en entendant la nouvelle? Pouvaient-ils croire et se fier à ses nouvelles incroyables? Peut-être ont-ils eu un élan d’excitation, d’anticipation et d’espérance à l’idée qu’ils pourraient eux-mêmes en être les témoins? Néanmoins, ils continuent à se cacher derrière des portes closes, paralysés par leur propre peur personnelle et communautaire.

Sans avertissement, Jésus se tient parmi eux. Une surprise bouleversante les submerge. Sa salutation simple, chaleureuse, apaisante et réconfortante, le « La paix soit avec vous » dénoue leur peur, interrompt leur tristesse et offre un sentiment de bien-être, un soulagement des tensions et des doutes. Les disciples se réjouissent et Jésus les envoie en mission vers leur nouveau ministère : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ils doivent maintenant révéler l’amour de Dieu au monde; ils doivent être le visage humain (la présence) de la Providence de Dieu. Ils sont envoyés pour faire connaître la compassion, la miséricorde et l’amour du Père. Jésus promet d’envoyer l’Esprit Saint leur enseigner et leur rappeler le mystère du salut, et les guider durant les jours difficiles, à venir.

Aujourd’hui, c’est aussi le dimanche de la divine miséricorde. Tels des disciples dans un monde aux réalités chaotiques et éprouvantes, nous sommes envoyés par le Père, au nom de Jésus, pour être des agents d’affranchissement et de liberté pour les personnes pauvres, opprimées et vulnérables. Nous sommes appelées à vivre et à façonner des vies de miséricorde, de réconciliation et de pardon. Alors que nous manifestons la Providence de Dieu dans notre monde, nos communautés et nos ministères, nous sommes aussi, tel que Jésus l’a dit aux disciples dans la maison où ils étaient, envoyés en mission pour être « miséricordieux comme votre Père est miséricordieux (Lc 6, 36). » Par la grâce, nous devons nous défaire de nos peurs personnelles, être touchés par la miséricorde de Dieu et inspirés par l’Esprit Saint pour être d’efficaces, vibrants et courageux disciples de Jésus.

Quelles craintes ou quels doutes brouillent ma capacité à reconnaître et à accueillir le Christ ressuscité dans ma vie aujourd’hui?

Qu’est-ce qui me libère et me donne le courage de parler et d’agir avec passion pour les pauvres et les vulnérables de la société?

Comment puis-je manifester la Providence et la miséricorde de Dieu dans mes relations et dans la vie communautaire?

Rosalie Locati, s.p.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche de Pâques 1er avril 2018 par Isabel Cid, s.p.

Évangile selon saint Luc 24, 13-35

Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Alléluia! Alléluia! Jésus est ressuscité!

Nous le trouvons dans notre vie quotidienne.

Alléluia! Alléluia!

Notre communauté est vivante depuis 175 ans !

Aujourd’hui, l’Évangile nous dit que sur le chemin d’Emmaüs, un inconnu s’approche de personnes qui marchent tristement, remplies d’affliction mais vides d’espérance.  Cet homme leur parle, les encourage et les accompagne; les marcheurs sentent venir dans leur cœur une force de transformation. En arrivant chez eux, ils partagent leur nourriture avec l’étranger et quand celui-ci rompt le pain, ils se rendent compte que c’est le même Jésus qu’ils ont vu mourir sur la croix.

Ils reconnaissent maintenant qu’Il est ressuscité. Leur joie est si grande qu’elle déborde de leur cœur; ils sortent pour la communiquer.

Cette même joie, fruit d’une communion réalisée, Émilie l’a transmise aux personnes pauvres, humiliées, abandonnées, malades et en détresse qu’elle a rencontrées sur son chemin. Elle a appris avec Marie à vivre la compassion. C’est là qu’elle a vécu sa Pâque; elle a ainsi reçu la vie nouvelle, elle est ainsi devenue la Providence.

Combien de Pâques ont été vécues durant  les 175 ans de notre congrégation!

Combien de plus pouvons-nous vivre quotidiennement,  inspirées par le Christ et Émilie!

Que nos célébrations soient des échos vibrants de gratitude pour ce privilège de servir, de donner la vie nouvelle dans toutes les situations de vie que nous rencontrons.

JOYEUSES PÂQUES!

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 25 mars 2018 par Grace (Mae) Valdez, s.p.,  

Évangile selon saint Marc 14.1-15.47

6e dimanche du Carême : Dimanche des rameaux de la Passion du Christ

En ce temps de l’année, nous nous préparons à contempler la signification de la Passion du Christ dans notre propre appel à devenir disciple. Je souhaiterais faire trois observations sur l’Évangile d’aujourd’hui. Premièrement, qui est Jésus? « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? » Jésus a répondu : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant… » Le « Je le suis » de Jésus clarifie qu’il est véritablement le Fils de Dieu qui est venu à nous, qui a été remis aux soldats et à la foule et qui s’est lui-même laissé crucifier pour nous sauver tous. Deuxièmement, l’obéissance de Jésus durant toute sa passion se manifeste par son silence. Il avait la capacité de recevoir et de permettre les insultes, les remarques négatives et les tourments physiques. Il était obéissant à sa mission confiée par le Père et il en assumait les conséquences. Il ne le faisait pas pour sa propre gloire, mais bien pour sauver toute l’humanité; Jésus est solidaire de nous, puisqu’il a embrassé toutes nos souffrances. En regardant Jésus, nous voyons aussi comment nous devrions être. Nous avons besoin de l’esprit de service de Jésus pour sauver notre monde. Nous sommes confrontés à toutes sortes de souffrances quand nous refusons de servir, en nous rendant plus importants que les autres. Ultimement, le monde souffre à cause de notre désobéissance à la volonté de Dieu.

Réflexion personnelle et défi : Je me suis sentie terrifiée et blessée pour Jésus, lorsque j’ai lu : « Crucifie-le! » J’ai voulu entrer dans la scène et crier en retour : « Non! Vous ne pouvez pas lui faire ça! » Nous serions hypocrites si nous n’admettions pas que nous formons partie de la condamnation et de la mort de Jésus par nos actions de la vie quotidienne. Lorsque nous insultons les autres ou que nous passons des remarques négatives, n’entravons-nous pas l’Esprit de Dieu à l’œuvre en nous? Lorsque nous sommes infidèles à la grâce de Dieu, ne trahissons-nous pas son action en nous? Souvent notre comportement et nos valeurs ne reflètent pas ce à quoi nous nous sommes engagés à vivre selon notre état dans la vie. À chaque fois que nous faillons à répondre à la grâce de Dieu, est-ce parce que nous n’avons pas mis Jésus au centre de notre vie? N’avons-nous pas offensé Dieu lorsque nous sommes si concentrés sur un ministère que nous avons oublié de passer du temps de qualité avec Lui, alors qu’Il est la source ultime de nos talents et de nos habiletés? Puissions-nous toujours nous rappeler des mots de Jésus : « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Amen, je vous le dis : partout où l’Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. (Mc 14, 7 et 9) » Puissions- nous nous rappeler davantage les paroles de Jésus, alors que nous prenons l’habitude d’utiliser le ministère en priorité, peut-être pour éviter les responsabilités qui pourraient nous sortir de nos zones de confort.

La Passion du Christ est un défi pour nous comme Femmes Providence. En étant fidèle à notre mode de vie qui consiste en écoute et dialogue contemplatifs, nous choisissons et répondons continuellement en vivant en solidarité les unes avec les autres et, plus particulièrement, avec les personnes défavorisées que nous servons.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 18 mars 2018 par Béatrice Bouchard, s.p.,  

Évangile selon saint Jean 12, 20-33

« En ce temps-là, il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque. Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare :« L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre.  D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous. Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par-là de quel genre de mort il allait mourir. »

Le grain de blé

Il y a-t-il quelqu’un qui me lit présentement et qui un jour a rencontré une personne qui lui a parlé d’un grain de blé toute une soirée? Surprenant n’est-ce-pas? Alors allons rencontrer Jésus et il nous en parlera :

Si le grain de blé ne meurt pas il ne produira pas, il reste tout seul et il meurt. Quand j’étais petite, mon père étant agriculteur, semait son champs moitié de blé et l’autre moitié d’avoine. Je reste persuadée que Jésus se laissait inspirer par la campagne, surtout par la semence et la moisson, pour illustrer ses entretiens avec les foules. Mon père aussi, il faisait attention à son champs, il arrachait les mauvaises herbes, il labourait la terre, et après avoir semé il passait un rouleau pour s’assurer que les graines soient bien enfoncées et que le sol soit bien nivelé, sans cela les graines ne germineraient pas.

Car le Seigneur nous a donné l’exemple : il faut mourir à fin de vivre, car nous attendons tous la résurrection, le Seigneur nous a montré le chemin. N’ayons pas peur de suivre Jésus dans la résurrection, dans son royaume.

Mon père attendait le mois d’octobre pour faire la moisson car ainsi il était certain d’avoir une bonne récolte, en effet, il avait bien enfoncé ses grains et ils étaient morts pour ainsi pouvoir produire en abondance.

Préparons-nous à la résurrection, cela est important, comme la vie nouvelle qui en découle. Nous n’aimons ni la mort ni la maladie ni la souffrance, mais servons-nous de l’exemple de Jésus et ressuscitons le jour de Pâques. Cherchons Jésus, nous le trouverons dans la personne du pauvre, du souffrant, du laissé-pour-compte, car il n’y a pas de transformation sans mort.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 11 mars 2018 par Sœur Claudette Chénier, s.p.,  – Jean 3, 14-21

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Oui! Dieu a tellement aimé le monde (amour inouï de Dieu pour nous) qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.  Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici: la lumière (Jésus) est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

Réflexion

QUELS cadeaux de Dieu que la foi, son amour et sa lumière! Puissé-je me laisser transformer par eux!

Au verset précédent de l’évangile de Jean pour ce quatrième dimanche du Carême, Jésus dit que le Fils de l’homme qui est descendu du ciel est le seul révélateur autorisé du Père. Il parle maintenant de son « élévation » sur la croix. Cette élévation sera pour le croyant « le signe du salut » et de la vie, par la mort et la résurrection du Christ. Quel mystère! Mais, le cadeau de la foi que Dieu m’a donné au baptême me rend capable d’adhérer à cette vérité, qui plus est, me conduit à la vie éternelle. Oui, quel mystère! Dieu me sauve et il sauve l’humanité entière en mourant sur une croix. Pourquoi? Parce qu’il aime à la folie, chaque être humain, quel qu’il soit.

On pourrait penser que dans l’élévation de Jésus sur la croix, Dieu a révélé son amour pour les humains et leur a offert le salut que reçoivent ceux qui croient en lui. Mais, c’est toute la vie et la mission de Jésus qui témoignent de l’amour de Dieu. Comme le précise le texte évangélique « Dieu n’a pas envoyé son Fils pour juger le monde, le condamner, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » Il faut donc penser que le jugement s’accomplira de lui-même lorsque l’être humain aura à se décider pour ou contre le Christ. La foi ou l’incroyance sont la réponse à la question que Dieu pose aux humains par l’envoi de son Fils, et la réponse à son amour manifesté dans le don de son Fils.

Bref, Dieu respecte ses créatures au point de les laisser libres face au choix qu’elles font, soit en refusant la révélation du Christ (15, 22.24); en se fermant à la lumière, elles refusent aussi de voir que leurs œuvres sont mauvaises. Mais, qui accomplit la vérité, c’est-à-dire, pour Jean, vient à la lumière, montrant qu’il est attiré par le Père et qu’il est en communion avec lui. Ainsi, la décision de foi ou d’incroyance devant Jésus-lumière éclaire de son reflet toute pratique passée et la détermine, comme elle détermine toute pratique présente et future.

Jésus-lumière, éclaire ma route pour que je marche toujours plus près de toi, à ta suite…

Toi qui m’habites, qui demeures en moi, viens me transformer.

Augmente ma foi, affermis mon espérance et centuple mon amour pour Toi et mon prochain.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 4 mars 2018 par Sœur Mary Kaye Nealen, s.p.,  – Jean 2, 13-25

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l’Écriture : L’amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c’était son corps. Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en lui, à la vue des signes qu’il accomplissait. Mais Jésus n’avait pas confiance en eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme : il connaissait par lui-même ce qu’il y a dans l’homme.

Voici le Jésus qui se décrivait lui-même comme soulevant des charges lourdes du dos des gens et donnant sa vie pour ses brebis bien-aimées. Mais ici, ses paroles et ses actions sont très déconcertantes. Ainsi, si nous revenons aux récits de l’enfance, le jeune Jésus répondit avec rudesse apparente à sa mère lors de leurs retrouvailles dans le temple, après leur séparation de deux jours. Et que dire de la remarque au cours de sa vie publique : « Qui est ma mère? Qui sont mes frères? » (Mc 3, 33) Le compatissant Jésus ne semble toujours pas aussi doux. Pourquoi cela?

Le verset de la lecture d’aujourd’hui, « L’amour de ta maison fera mon tourment », peut nous donner un indice. Jésus désirait que le temple soit considéré comme un lieu sacré de dévotion. Dans l’Évangile de Luc, n’est-ce pas l’enfant Jésus qui dit à ses parents dans le temple, «Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père? » (Lc 2, 49) Dans le passage à propos de la mère et de la famille de Jésus, il ne fait pas référence au temple, mais met l’accent sur le fait d’écouter la parole de Dieu et de la mettre en pratique (Lc 8, 21).

Les « premiers répondants » nous sont devenus familiers. Ces gens arrivent sur une scène avec un seul objectif en tête : le bien-être de la personne en grave détresse. Ils ne prêtent pas attention aux piles de vaisselle dans l’évier ou aux tas de linge sale dans le coin. Durant toute sa vie, Jésus n’a eu qu’un objectif en tête : connaître et suivre la volonté du Dieu qui l’a envoyé. Il a désiré le but que les disciples ont atteint après sa résurrection, lorsque « ils sont venus à croire en l’écriture et en la parole que Jésus avait exprimée. » Ces jours de Carême nous offrent le temps de laisser Jésus nous enseigner ce qui est au cœur de nos vies. Pour qui et pour quoi sommes-nous les « premiers répondants »?

2e réflexion par une Sœur de la Providence:

Une sainte colère …

Expression paradoxale s’il en est une, et d’autant plus si elle qualifie un acte de Jésus qui invoque lui-même à l’occasion sa douceur et nous la recommande.  Il doit donc se passer quelque chose d’anormal pour que Jésus se fâche ainsi.

En effet, il arrive au Temple et le trouve défiguré, transformé en « caverne de voleurs », détourné de sa fonction première : être une maison de prière, un lieu de rencontre avec Dieu. L’ambition commercial des marchands les a conduits à faire un usage abusif de leur noble fonction : fournir aux fidèles les offrandes dont ils ont besoin pour rendre le culte selon les prescriptions de la Loi.

Par sa … sainte  colère, son indignation, Jésus nous indique qu’il ne faut pas perdre de vue les motivations de nos actes, même les plus nobles et être authentiques dans nos agirs.

Cet épisode me fait prendre conscience de l’importance d’avoir un lieu privilégié, -un espace sacré- où j’entre en relation avec Dieu désencombrée, autant que possible, de préoccupations multiples et de visées autres que de l’honorer.

Le Prions en Église nous suggère : Je contemple le lieu où j’ai l’habitude de me rendre pour prier. Est-ce que je contribue à le garder beau et fidèle à sa vocation?

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 25 février 2018 par Sœur Hélène Julien, s.p.,  – Mt 17, 1-9

La Transfiguration de Jésus

En ce temps-là , Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les conduisit à l’écart, sur une haute montagne. Et il se transfigura devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voilà que Moïse et Elie leur apparurent, conversant avec lui. Prenant la parole, Pierre dit à Jésus : « Seigneur, il nous est bon d’être ici; si vous le voulez, je ferai ici trois tentes, une pour vous, une pour Moïse et une pour Elie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit, et voilà que du sein de la nuée une voix dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis mes complaisances : écoutez-le. » En entendant, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d’une grande frayeur. Et Jésus, s’approchant, les toucha et dit : « Levez-vous, ne craignez point. » Levant les yeux, ils ne virent plus que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit ce commandement : « Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. »

Réflexion

Il est bon d’être ici, dans la grande famille Providence.  L’Évangile du 2e dimanche du Carême nous situe face à une scène étonnante: l’événement de la Transfiguration (Mc 9, 2-10) qui nous offre un message d’espérance et nous incite à nous laisser transformer par le rêve de Dieu.

La montagne est haute comme étaient hauts le Sinaï et l’Horeb.  L’homme du Sinaï est là, c’est Moïse.  L’homme de l’Horeb est là aussi, c’est Élie.  Les vêtements de Jésus sont éblouissants de blancheur; son visage resplendit comme le soleil; une voix parle du sein de la nuée.  Cette nuée est celle de l’Exode qui guidait les Hébreux dans le désert.  Tout nous dit que c’est Dieu.  On ne s’installe pas sur la montagne, on continue ! On redescend dans la plaine, là, où vivent nos frères et nos sœurs.  Une seule chose importe: écouter Jésus pour faire ce qu’il nous dit.

Comme Pierre, Jacques et Jean, allons à la montagne pour rencontrer Jésus et nous mettre ensuite au service des pauvres, des démunis; marchons vers les hauteurs et contemplons Jésus en nous disposant à l’écoute attentive du Fils bien-aimé du Père et en recherchant des moments intimes de prière.

Les disciples sont descendus de la montagne, « le cœur et les yeux transfigurés par cette rencontre avec le Seigneur ».  C’est le parcours que nous pouvons accomplir, nous aussi. La redécouverte de Jésus nous pousse à « descendre de la montagne », remplis de l’Esprit Saint, à faire de nouveaux pas d’authentique conversion et à manifester de la bonté les uns envers les autres, être compatissants, se pardonner réciproquement à l’exemple du pardon que le Christ nous a accordé. » (Ép 4,32)

Se laisser transformer par le rêve de Dieu c’est accueillir les autres, les accompagner, être un pont comme a témoigné Émilie Gamelin envers les malades, les prisonniers, les réfugiés et les pauvres.

Écoutons le Fils bien-aimé à travers la prière, l’adoration, la lecture de la Parole de Dieu, l’Eucharistie, le silence et les témoignages de vie de ceux et de celles qui nous entourent.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 18 février 2018 par Sœur Yvette Demers, s.p., Vice-postulatrice de la Cause Émilie Gamelin – Mc 1, 40-45

Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert

Dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu, il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Réflexion:

En ce premier dimanche du carême, saint Marc dans son évangile (1, 12-15) nous rappelle qu’après son baptême, Jésus a été poussé au désert par l’Esprit.

Avant de commencer sa « vie publique », Jésus a besoin de silence, de cœur à cœur avec son Père qui lui demandera, plus tard, le sacrifice de sa vie pour « guérir » l’humanité.

Toute vie humaine connaît ses moments d’hésitation, ses heures d’inquiétude, ses incompréhensions, et seule une FOI profonde, la certitude d’être en marche à la suite de Jésus, apportera la lumière et donnera la force de continuer jusqu’au bout.

Il y a 175 ans, une femme s’est laissée, elle aussi, conduire par l’Esprit sans trop savoir où Il la conduirait. J’ai nommé Émilie Tavernier-Gamelin, née le 19 février 1800, à Montréal.

Épouse et mère de trois enfants, en moins de cinq ans, elle voit disparaître pour toujours ce qu’elle a de plus cher au monde: son époux et ses trois fils. Elle n’a que 28 ans. Pourquoi ces deuils? Dans la prière et la réflexion au pied de la Mère des Douleurs, elle trouvera sa route : son mari, ses enfants, ce seront tous ceux que la misère oppresse. Sans tarder, elle passe à l’action.

Durant quinze ans, cette femme répond au charisme dont Dieu-Providence l’a investie, et avec un groupe de « dames de charité », elle parcourt les rues de Montréal, pour répondre aux nombreux besoins de l’époque. Or voilà que Mgr Bourget, évêque de Montréal, désire confier à une Congrégation religieuse, l’œuvre si nécessaire qu’elle dirige, afin d’en assurer la permanence. Émilie est à la croisée d’un chemin. Que fera-t-elle? Remettre à son évêque cette œuvre dont elle vient de recevoir l’Incorporation civile (18 septembre 1841)? Prière et réflexion sont encore ses points de référence… Toujours attentive et fidèle à la grâce, elle continuera à être la servante des pauvres, le reste de sa vie, sous l’autorité des Sœurs de Charité qui arriveront sous peu. Elle fait confiance et seconde son évêque dans les préparatifs de la venue des Sœurs de France.

Pourtant, « les voies de Dieu ne sont pas nos voies ». Voilà que Mgr Bourget est averti que les Filles de la Charité ne viendront pas. Dans l’impasse, il invite madame Gamelin à prier avec lui. Après une heure, la décision est prise : il fera appel à des jeunes filles pour former une nouvelle communauté canadienne qui verra le jour le 25 mars 1843.

Encore là, Émilie sentira que l’Esprit l’appelle à se donner tout entière à Dieu dans la vie religieuse. Elle fait part de ce désir à Mgr Bourget qui hésite, elle revient à la charge, elle prie, et elle reçoit une réponse affirmative qui lui signifie la volonté de Dieu. Elle deviendra Fille de la Charité Servante des Pauvres, Sœur de la Providence.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 11 février 2018 par Sœur Hélène Mamert Nga Amogo, s.p.,  Mc 1, 40-45

Un lépreux vient auprès de lui ; il le supplie et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.

Me laisser transformer par une rencontre personnelle avec Jésus à travers les personnes pauvres que je rencontre au quotidien!

L’extrait de l’Évangile de Marc soumis à notre méditation en ce 6e dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique B, nous présente un homme frappé par la lèpre, une maladie qui selon la tradition juive était déclarée impure. À cette souffrance vient s’ajouter la marginalisation sociale. Voilà un homme doublement éprouvé mais qui va se montrer désireux de retrouver sa dignité humaine et sociale. Il engage ainsi une démarche de foi qui le conduira vers celui qu’il cherche, le médecin par excellence : Jésus. Son initiative traduit son désir de guérison. Il va en premier vers Jésus, tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Par ces gestes, on découvre sa foi en Jésus. Bien plus, il demande quelque chose de plus grand : la purification. Il veut être purifié. Il signale ainsi un besoin de guérison physique mais aussi spirituelle. C’est d’ailleurs ce qui marque Jésus qui, sans tarder agit; saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Par cette action concrète, Jésus brise la distance entre ce lépreux et lui. Il lui redonne ce qu’il avait perdu : la dignité. Le lépreux désormais guéri ne peut se retenir malgré la recommandation de Jésus l’invitant à garder pour soi ce qu’il a vécu personnellement.

L’anonymat de ce lépreux n’est-elle pas le miroir de chacune d’entre nous invitée à chercher Jésus pour lui crier notre profond désir de guérison de nos fragilités, de nos handicaps qui peuvent nous empêcher d’être la meilleure personne que nous sommes appelées à être et d’offrir ce que nous avons d’unique? La démarche du lépreux interpelle chaque chrétien et chrétienne ainsi que chacune de nous, Sœur de la Providence, à faire personnellement l’expérience de rencontre avec le Christ car nous avons toutes besoin de sa tendresse. Ce lépreux rencontre le Seigneur qu’il cherche et se fait trouver par ce Seigneur qui le cherche aussi. Il se montre humble, confiant et convaincu de ce qu’il espère.

C’est depuis 175 ans que nous, sœurs de la Providence cherchons au quotidien ce Seigneur. Ne le voyons-nous pas ce jour dans l’attitude de notre maître Jésus? Il s’empresse à faire du bien. Aussi manifeste-t-Il sa compassion envers ce lépreux. Par son regard, Il brise la barrière, Il transgresse la loi de l’isolement des lépreux et Il pose des gestes concrets qui manifestent l’amour qu’Il a pour cette personne et pour toute personne. Il touche le lépreux et lui parle sans peur d’être contaminé. La foi est un risque, mais un risque qui vaut la peine d’être pris. La bienheureuse Émilie Gamelin a pris ce risque ainsi que toutes nos sœurs devancières depuis 175 ans. Aujourd’hui, nous, Sœurs de la Providence sommes invitées par cet Évangile à nous laisser davantage presser par la charité du Christ partout et en tout.

Nous sommes toutes disciples du Christ. Que sa grâce à l’œuvre en nous et à travers nous, nous rapproche continuellement de lui pour que nous puissions agir comme lui en toute humilité, simplicité et charité!

Providence de Dieu, je vous remercie de tout!

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Évangile selon Saint-Marc, chapitre 1, de 29 à 39

Jésus guérit la belle-mère de Simon

« 29 Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. 30 Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. 31 Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. 32 Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. 33 La ville entière se pressait à la porte. 34  Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. 35 Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. 36 Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. 37 Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » 38 Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile; car c’est pour cela que je suis sorti. » 39 Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons. »

Réflexion sur l’Évangile du dimanche 4 février 2018, par Gladys Flores, s.p.

« Rapidement, ils ont dit au Seigneur que la belle-mère de Simon était couchée avec de la fièvre. » Présenter les malades au Seigneur dans la prière, et avoir confiance qu’ils seront guéri par Lui, est une bonne habitude que nous devons pratiquer. Nous devons être persévérants dans la prière, sans perdre espoir que nous serons guéris dans le corps et l’esprit par le Seigneur de la vie.

Et Jésus, dans cette ambiance familiale de la maison de Simon, s’est immédiatement intéressé à elle et elle a guéri. Il n’était jamais trop fatigué pour aider et il agissait sans tarder face aux besoins de la population; Il est le grand Restaurateur.

La belle-mère de Simon s’est levée et les a servi; c’est-à-dire qu’une fois sa santé et sa dignité rétablies, elle a commencé à servir parce que Jésus ne guérit pas seulement la personne, mais il le fait pour que celle-ci se mette au service des autres.

En servant le Seigneur, cette femme ne faisait qu’utiliser pour Lui l’énergie qu’Il lui avait accordée.

Non seulement le Seigneur nous a délivré de nombreuses choses mauvaises, mais il nous a aussi donné des dons que nous devons employer pour le servir et servir nos frères.

Méditons sur la question que le pape François a posée durant sa rencontre avec les jeunes du Chili au sanctuaire de Maipú : « … « Qu’est-ce que j’ai à donner dans la vie ?  » Et combien de vous sentent l’envie de dire :  » Je ne sais pas.  » Tu ne sais pas ce que tu as à donner? Tu l’as à l’intérieur et tu ne le sais pas. Dépêche-toi de le trouver pour le donner. Le monde a besoin de toi, la patrie a besoin de toi, la société a besoin de toi, vous avez quelque chose à donner… »

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Évangile selon Saint-Marc, chapitre 1, de 21 à 28

« Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout,
dans toute la région de la Galilée. »

Les réflexions d’Annette Aspirot, s.p., sur l’évangile de ce dimanche 28 janvier 2018:

Jésus enseignait avec autorité. Cette expression vraiment me touche. Cet homme qui enseigne avec autorité, nous en avons maintes preuves dans les évangiles : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme » Jn 7,46 « La foule cherchait à le toucher parce qu’une force sortait de Lui » Luc 6, 19. Jésus séduit les foules non seulement à la vue des guérisons qu’il accomplit mais par la puissance de sa Parole; non seulement par ce qu’il dit, mais par son regard, son attitude, la dignité de sa personne. Il écoute les gens, fréquente les pauvres, s’intéresse à leur quotidien, mange avec eux, pleure avec eux. Ce qu’Il dit colle à la vérité.

Marc ajoute qu’Il n’enseignait pas comme les scribes. Les prêtres et les scribes, gardiens de la Parole annoncent la venue du Messie, mais ne le reconnaissent pas en Jésus. La vue de ses miracles les exaspère. Pourtant, ceux qui l’entendent disent : C’est bien Lui, le prophète qu’on attend. Les membres de la synagogue de Capharnaüm sont devant une situation quelque peu déroutante. Le discours de Jésus tranche avec les propos qu’ils ont l’habitude d’entendre.

L’homme tourmenté par un esprit impur est déstabilisé par la présence de Jésus. Ce possédé avoue la sainteté de Jésus sous l’influence du démon qui parle en lui. Il se sent menacé, démasqué. Que nous veux-tu Jésus de Nazareth, es-tu venu pour nous perdre?

La réaction de ce possédé n’est pas bien différente de ceux qui se livrent aujourd’hui à un commerce corrupteur, où le mensonge, l’ambition du profit et l’injustice règnent  en maîtres. Ils ont peur d’être démasqués, dénoncés, d’admettre leur comportement mensonger. Ils veulent rester dans leur aveuglement pour continuer leurs manœuvres diaboliques. Ça leur rapporte. Ils amassent des trésors terrestres qui seront détruits par la rouille.

L’autorité de Jésus est libératrice, éclairante. Si nous entendons l’enseignement d’une personne éprise de Dieu, elle enseigne avec autorité parce que Dieu se manifeste dans ses paroles. N’avons-nous pas déjà entendu de saints témoins de la Parole! Ils transmettent ce qu’ils vivent. C’est que le divin passe à travers l’humain dans ce qu’ils annoncent.

Nous témoignons par ce que nous sommes. Et notre témoignage vaut en raison de notre vécu. Nous enseignons par notre attitude, notre qualité de présence, notre intimité avec Celui que nous voulons faire connaître. Comment témoignons-nous de notre Mission Providence ? À quelle dimension sommes-nous les visages humains de la Divine Providence ? Cet évangile de Marc nous invite à nous laisser approcher par Jésus, nous pénétrer de sa présence, de sa voix libératrice, d’être des authentiques apôtres de la Bonne Nouvelle. Ainsi nous amasserons des trésors impérissables.

Lectures

Sur l’environnement : Laudato sí, Lettre encyclique sur la sauvegarde de la 
maison commune.
http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

Sur la miséricorde : Misericordiӕ Vultus, Bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la miséricorde, http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/bulls/documents/papa-francesco_bolla_20150411_misericordiae-vultus.html

Sur la paix : « Style d’une politique pour la paix », Message pour la célébration de la 50e Journée Mondiale pour la Paix, 1er janvier 2017. http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/messages/peace/documents/papa-francesco_20161208_messaggio-l-giornata-mondiale-pace-2017.html

Biographies d’Émilie Tavernier-Gamelin

Livres disponibles au Centre Émilie-Gamelin

Émilie Tavernier Gamelin

Biographie

Auteure : Denise Robillard

Année de parution : 1988

ISBN 2-920417-42-8

330 pages. Disponible en français, en anglais et en espagnol.

 

Mère Gamelin femme de compassion

Biographie et étude historique

Par Sœur Thérèse Frigon, s.p., en collaboration

Année de parution : 1984

80 pages. Disponible en français, en anglais et en espagnol.

 

Émilie Tavernier-Gamelin : La Grande dame de Montréal,

fondatrice des Sœurs de la Providence

Biographie

Auteur : Mgr. André-M. Cimichella, o.s.m., Évêque auxiliaire émérite à Montréal, 1982

Année de parution : 2002

ISBN 2-922291-82-0

77 pages. Disponible en français, en anglais et en espagnol.