EN ES
Retour à la liste

Célébrons la naissance d’Émilie Tavernier-Gamelin

Bon anniversaire, chère Émilie !

Les anniversaires sont des événements spéciaux ! Lorsque vient l’anniversaire de naissance d’un être cher décédé, nous nous souvenons affectueusement de cette personne et remercions Dieu pour l’influence qu’elle a eue dans notre vie et celle de tant d’autres personnes. Peut-être que, tout comme moi, vous profitez de l’occasion pour échanger un peu avec cet être cher…

Cette année, les 19 et 20 février respectivement, nous célébrerons le 226e anniversaire de la naissance et du baptême de notre bien-aimée Fondatrice, Émilie Tavernier-Gamelin. Pour cette raison, je vous invite, encore une fois, à vous souvenir de sa précieuse naissance et de l’histoire de sa vie. Envisagez une conversation avec elle et confiez-lui vos joies et vos défis, en tant que sa fille bien-aimée engagée dans cette deuxième année de notre transformation en UNE SEULE entité canonique au service de la Mission et en solidarité mutuelle.

Rappelons quelques faits saillants de la vie remarquable de la bienheureuse Émilie, que sœur Yvette Demers a partagés avec nous à l’occasion de l’anniversaire d’Émilie en 2021, et qui méritent d’être rappelés :

« Le 19 février 1800, un quinzième enfant voit le jour au foyer d’Antoine Tavernier et Marie-Josephte Maurice. Le lendemain, le père attelle le cheval et emprunte le chemin Saint-Laurent pour se rendre à l’église Notre-Dame avec Antoine, son fils aîné de 21 ans, le futur parrain. La fillette sera baptisée par le Père Joseph Michel Humbert, sulpicien français originaire de Lyon. L’enfant reçoit les prénoms de Marie-Émilie-Eugène. Elle a pour marraine sa cousine germaine de quinze ans, Marie-Claire Perrault, la fille de Marie-Anne Tavernier et Joseph Perrault.

Cette enfant vivra-t-elle ? L’angoisse de cette question se lit dans le regard de Marie-Josephte alors qu’elle lange la petite. Neuf de ses enfants sont déjà morts, et la menace des épidémies est toujours là… »  Mais “la Providence veille…” Nous savons aussi qu’Émilie est née sur une terre appelée « Terre Providence ».

Mais d’où vient ce nom ? Les Hospitalières de Saint-Joseph avaient leur hôpital rue Saint-Paul, mais au fil des années, comme la population croissait, elles cherchaient un terrain pour un jour y construire un nouvel hôtel-Dieu. Les frères Gabriel et Benoist Basset, tous deux célibataires, avaient hérité, à la mort de leur père, d’un terrain qu’ils donnent aux Hospitalières de Saint-Joseph, le 29 novembre 1730. Les Hospitalières accueillent cette parcelle comme un don du ciel et le nomment « Terre Providence ».

Par la suite, le 7 novembre 1791, Antoine Tavernier se présente au couvent des Hospitalières avec les notaires A. Foucher et Louis Chaboillez pour signer un bail emphytéotique de trente ans pour la « Terre Providence ».

En 2021 (et en 2026), cet endroit demeure facilement identifiable : il est délimité au nord par la rue Bernard, à l’est par la rue St-Urbain, au sud par la rue Sherbrooke et à l’ouest par l’avenue du Parc. C’est le site de l’Hôtel-Dieu de Montréal.

La Providence entre réellement dans la vie d’Émilie…

Au fil des ans, on la reconnaîtra comme une « vraie Providence », ses maisons seront nommées « Maison de la Providence », la maison de fondation portera le nom « Asile de la Providence », et lorsqu’une nouvelle communauté sera fondée et qu’Émilie en deviendra la fondatrice, son nom canonique sera « Filles de la Charité Servantes des Pauvres », mais les gens diront « dans la Maison de la Providence, ce sont des ‘Sœurs de la Providence’ », et monseigneur Bourget ajoutera ceci au titre choisi: « Filles de la Charité Servantes des Pauvres dites Sœurs de la Providence ».

Sœurs de la Providence, soyons fières de nos origines et reconnaissantes d’être les filles spirituelles d’une Mère si merveilleuse ! Implorons-la de continuer à veiller sur nous, à nous protéger en ces temps difficiles et à guérir notre monde en lui redonnant confiance en des jours meilleurs.

Providence de Dieu,

J’espère en vous !

Affectueusement en la Providence,

Karin Dufault, s.p.

Vice-postulatrice

Source : Émilie Tavernier-Gamelin, Éditions du Méridien, par Denise Robillard, 1988, pp. 31, 32, 35.

Bureau de la Cause Émilie Tavernier-Gamelin