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Ressources et inspiration

Les Sœurs de la Providence mettent à votre disposition certaines prières et vous recommandent certaines lectures.

Prière à la Providence

Providence de Dieu, je crois en vous.

Providence de Dieu, j’espère en vous.

Providence de Dieu, je vous aime de tout mon cœur.

Providence de Dieu, je vous remercie de tout.

Réflexions sur l'Évangile du dimanche

Réflexion sur l’Évangile du dimanche 23 septembre 2018

L’évangile selon saint Marc, 9, 30-37

En ce temps-là, Jésus et ses disciples traversaient la Galilée, et Jésus ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Réflexion :

Ce passage de l’Évangile nous montre la seconde étape de Jésus sur son chemin vers Jérusalem, accompagné de ses disciples. Le Maître sait à quoi s’attendre avec la lucidité d’un prophète : la passion et la mort, mais aussi la certitude qu’il sera entre les mains de Dieu le Père pour toujours, parce que son Dieu est le Dieu de la vie. Mais cette annonce de la passion devient, dans l’Évangile d’aujourd’hui, une motivation de plus pour parler aux disciples de la nécessité du service.

De plus, Jésus, guide et maître de vie, dans le geste pour ainsi dire sacramentel de l’accueil symbolique d’un enfant, pose un geste significatif accompagné de ces termes : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. » C’est cette attitude simple et expressive du service sincère pour les plus humbles et les plus petits, qui authentifie la crédibilité du vrai disciple : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Quelle meilleure carte de visite que l’engagement chrétien à cette nouvelle échelle de valeurs établie par Jésus ?

Si c’est l’enfant qui doit occuper le centre de la vie communautaire, où est l’importance de l’ambition, de l’honneur et de la grandeur des positions privilégiées? À quoi riment les discordes, les désaccords et les controverses entre nous? Ils ne correspondent en rien à la sagesse provenant de l’Évangile. Le regard critique de Jésus tombe directement sur ses propres disciples désavoués, à cause de leur comportement dans l’exercice de la mission à laquelle ils ont été appelés. Le plus petit et insignifiant à nos yeux occupe le premier rang aux yeux de Dieu. Ce n’est pas le Seigneur qui est assis à la table, mais bien celui qui sert.

Comme Jésus, Émilie et Bernarda nous l’ont demandé par leur exemple de vie, continuons à servir les plus petits de notre société. Passez une belle semaine,

LC

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 16 septembre 2018

L’évangile selon saint Marc, 8, 27-35

En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je? » Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste; pour d’autre, Élie; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. »
Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne. Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.

Réflexion :

Suivre Jésus depuis notre croix

C’est peut-être un bon moyen pour arriver à nous connaître et à connaître Jésus. Quand nous sommes confrontés à des situations nouvelles, des expériences différentes, lorsque nous sortons de nous-mêmes, nous nous redécouvrons. Lorsque nous déboulonnons les craintes qui nous lient et nous séparent les uns des autres, retranché dans nos clichés de pensée et nos modes de vie préétablis, nous générons des opportunités pour le partage et pour un nouveau regard sur notre moi, nos« toi » et, surtout, sur Dieu.

Parce qu’il ne s’agit pas seulement de se lever, il faut essayer de vivre, d’ouvrir le chemin. Nous devons nous donner l’occasion d’être interpellés dans ce que nous sommes et en ce qui nous définit en tant que chrétiens. Il ne faudrait pas que la personne à qui vous n’auriez jamais pensé reconnaisse, mieux que bon nombre d’entre nous, la voie du Seigneur Jésus à travers la vie, l’histoire, la vie quotidienne…

Le mieux serait que tout finisse bien, que le fait de reconnaître la souveraineté du Christ dans ma vie ait été une route pavée de succès et de triomphes; comme lorsque qu’Il multipliait le pain et les poissons où qu’Il guérissait les malades. Mais, non. Jésus, après la confession immédiate de foi de Pierre, nous met en garde sur ce qui est supposé faire du Christ notre raison de vivre : nous souffrirons, on ne nous comprendra pas, nous serons rejetés, ils seront exécutés, un véritable scandale… et malgré cela nous continuerons de professer cette confession de foi.

Je te remercie Seigneur pour la vie de notre communauté depuis 175 ans.

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 09 septembre 2018

L’évangile selon saint Marc, 7, 31-37

 » Jésus quitta le territoire de Tyr; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole.

Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent; sa langue se délia, et il parlait correctement.

Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »  »

Réflexion :

Dans notre monde, où il n’y a pas d’écoute pour le cri des pauvres, seulement de nombreux silences délibérés, intentionnels et persistants causés par des intérêts égoïstes, nous, chrétiens et chrétiennes devons écouter, parler et agir. Les gens de foi se distinguent par leur sensibilité à percevoir, au milieu des bruits du monde, la voix de Dieu et, par conséquent, ils choisissent le sentier de la vérité et de la miséricorde. La bienheureuse Émilie Gamelin a suivi cette conduite intégralement, elle a offert sa vie entière au profit des plus pauvres. Suivant son exemple, les Sœurs de la Providence d’hier et d’aujourd’hui entendent le cri des pauvres, parlent et agissent.

Celui qui a des oreilles pour entendre et les lèvres qui disent la vérité a également les yeux ouverts pour les autres, les mains tendues vers ceux qui sont dans le besoin, et le cœur pur pour témoigner l’amour véritable.

Le Christ a dit au sourd-muet, en touchant ses oreilles et sa langue : « Effata », c’est-à-dire ouvre-toi. Cette ouverture physique, fruit de la guérison miraculeuse, doit conduire à une ouverture intérieure et spirituelle. Les gens sont trop enfermés en eux-mêmes, avec leurs problèmes d’un horizon réduit. S’ouvrir à la foi c’est accueillir le salut, abandonner le recours à ses propres énergies, se confier fondamentalement à Dieu, voir la lumière de l’espérance!

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 02 septembre 2018

Évangile selon Saint Marc 7, 1-8. 14-15. 21-23

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. Les pharisiens, en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens; et au retour du marché ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats. – Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens? Ils prennent leur repas sans s’être lavé les mains. » Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l’Écriture : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu’ils me rendent; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. » Puis Jésus appela de nouveau la foule : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Il disait encore à ses disciples, à l’écart de la foule : « C’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Réflexion :

Aucun groupe, pas même l’Église, ne peut se maintenir sans traditions et sans coutumes. Mais, si bonnes soient-elles, ces traditions ont été établies par des êtres humains. Ainsi la manière de célébrer la messe, les fêtes, les neuvaines, etc. Tout ce qu’un pape, un évêque, une communauté chrétienne a fait dans le passé peut être changé par un autre pape, un autre évêque, une autre communauté chrétienne. Et, puisque tout cela peut changer, nous comprenons bien que ce n’est pas là l’essentiel de la vie chrétienne.

Il y a quelque chose d’essentiel qui ne change pas : l’enseignement de Dieu. Où peut-on le trouver ? Dans la Parole de Dieu. De plus, souvent nous ne faisons pas beaucoup d’efforts pour entrer dans l’esprit de l’Église, alors que nous nous accrochons aveuglément à des coutumes ou des pratiques vieillies et nuisibles.

Pourquoi tant de chrétiens sont-ils choqués lorsque l’Église se libère de ces pratiques désuètes ? Jésus nous en donne la raison en citant une parole du prophète Isaïe : peut-être s’accrochent-ils à leurs rituels parce qu’ils sont incapables de « croire ». Bonne semaine dans la joie du Seigneur!

Une Sœur de la Providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 26 août 2018

Évangile de Jésus Christ selon Jean 6, 59-69.

Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Après avoir entendu Jésus, beaucoup de ses disciples dirent: « Ce message est dur!  Qui donc pourrait l’accepter? »   Jésus était bien conscient que ses disciples murmuraient à ce sujet. « Ces paroles vous scandalisent-elles? » leur dit-il.  Mais si vous voyez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant…?

C’est l’Esprit qui donne la vie;

la chair ne sert à rien.

Les paroles que je vous ai dites

sont Esprit et elles sont vie.

Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Car Jésus savait depuis le début quels étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait.  Et il ajouta: « Voilà pourquoi je vous ai dit: « Personne ne peut venir à moi, si cela ne lui est pas donné par le Père ». »   À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent et cessèrent de l’accompagner.

Jésus s’adressa alors aux douze: « Voulez-vous partir, vous aussi? »  Simon-Pierre lui répondit: « Seigneur, à qui irons-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.  Et nous, nous avons cru et nous avons connu que c’est toi, le Saint de Dieu. »

 

RÉFLEXION

Si j’avais été à la place des disciples qui suivaient Jésus, comment aurais-je réagi?  Est-ce que j’aurais continué à suivre Jésus ou si j’aurais fait comme Simon-Pierre qui répond à Jésus: « Seigneur, à qui irons-nous?  Tu as les paroles de la vie éternelle.  Et nous, nous avons cru et nous avons connu que c’est toi, le Saint de Dieu. »

Si un jour, comme Sœur de la Providence, j’ai vraiment choisi Jésus, QUI est-il pour moi lorsque je sens que tout bouge et me dérange à l’intérieur de moi?  Ai-je raison d’être bouleversée dans ces occasions ?  En y réfléchissant, la bonne solution est de compter sur sa toute-puissance et mettre ma confiance en Lui, m’abandonner à sa volonté?

Lorsque je vois, dans un autobus, une personne céder sa place à une femme ou un homme qui a de la difficulté à marcher… voilà, pour moi, un acte de bonté et de délicatesse.

Ou encore une personne touchée de compassion et qui agit contre la discrimination, l’abus de quelque nature qu’il soit, et la violence.

Voilà des expressions d’amour du prochain qui traduisent « marcher sur les pas de Jésus ».

Et il y a plusieurs autres petits gestes de bonté, de générosité et de délicatesse qui peuvent être posés et manifestent concrètement « la suite de Jésus ».

Si nous croyons que « Jésus a les paroles de la vie éternelle » et qu’il est le « Saint de Dieu » (versets 68 et 69) comment pourrait-il abandonner sa créature qu’Il a créée par AMOUR et pour qui son AMOUR EST INFINI ?  OUI, Dieu aime chaque personne au même degré, c’est-à-dire À LA FOLIE…

Sœur Claudette Chénier

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 19 août 2018

Évangile de Jésus Christ selon Jean 6, 51-58.

Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Réflexion:

Dans son grand Amour pour l’humanité, le Christ nous a donné sa Vie et continue de nous offrir son Corps et son Sang gage de vie éternelle déjà actualisée ici-bas. Quel mystère à accueillir! Quelle action de grâce à rendre à notre Dieu qui tout au long de notre route terrestre nous offre ce Jésus désireux de poursuivre son action salvatrice au quotidien de chacun et chacune de nous.

À chaque eucharistie, nous redisons « Heureux les invités au repas du Seigneur » sommes-nous conscients et conscientes de ce bonheur, apprécions-nous la grandeur de la générosité de notre Dieu? Notre pauvreté se creuse devant l’immense bonté de Celui qui désire à chaque moment se donner à nous dans sa Parole et dans son Pain, par son corps et par son sang. Qu’il est grand le Mystère de Notre Dieu.

Approchons avec joie et gratitude à la table eucharistique et en union avec tous nos frères et sœurs, et particulièrement avec ceux et celles qui souffrent la persécution à cause de leur foi en ce Jésus qui se fait nourriture pour la route. Contemplons ce sacrement privilégié de la Pâques de Jésus, résumé de toute sa vie et de toute sa mission.

En ce jour du Seigneur, adressons notre louange d’action de grâce à Celui qui nous invite à demeurer en Lui par cette communion à son Corps et à son Sang, anticipation du ciel.

Sœur Marguerite Cuierrier

« Dieu nous appelle en sa maison,

Dieu nous invite à son festin,

Jour d’allégresse et jour de joie, Alléluia »

Robert Lebel

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 12 août 2018

Évangile de Jésus Christ selon Jean 6, 41-51.

En ce temps-là, les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. » Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : ‘Je suis descendu du ciel’ ? » Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Réflexion

Moi, je suis le pain de la vie.

Alors que je voulais écrire cette réflexion, j’ai réalisé que c’était très difficile de s’asseoir et d’écrire quelques idées qui me viendraient à l’esprit… C’est ainsi que, à la suggestion d’une de mes sœurs de communauté, je me suis demandé : « Que te dit l’Évangile ? » Et c’est là que j’ai entendu une réflexion qui m’a suivie et que j’ai envie de partager avec vous.

De quoi est-ce que est-ce que je m’alimente? Pas seulement pour le corps, mais aussi pour l’esprit et l’intellect.

S’alimenter est une activité qui exige une responsabilité personnelle sur soi-même, tout comme pour tant d’autres activités de notre vie qui nécessitent notre volonté, notre discernement, notre décision, et notre mise en pratique. Nous comptons déjà sur la Parole de Jésus lui-même qui nous dit « Je suis le pain de la vie », mais cela ne nous suffit pas pour nous nourrir. On nous offre le Pain, mais c’est le mouvement de notre reconnaissance, de notre faim et de notre pauvreté qui nous mènera à l’accueil, à vouloir manger ce Pain pour rassasier notre faim.

Jésus avertit les juifs : « Ne récriminez pas entre vous », car l’entendre dire qu’Il était le pain du ciel démontait ce qu’ils avaient appris depuis l’enfance, les enseignements des siècles passés. Il est vrai que l’assurance de savoir qu’ils connaissaient Jésus, sa famille et sa mère, les faisaient agir la certitude d’avoir raison. Du point de vue affamé et pauvre de qui ne peut accepter qu’il existe une possibilité d’erreur dans son jugement, les Juifs cherchaient à rester fidèles à la loi et aux prophètes, ce dont ils étaient fiers.

Je me demande et je vous invite à vous demander : quelle est cette nourriture avec laquelle je me nourris?

Quelles sont les critiques que je fais, sans même me donner la possibilité de faire erreur, en essayant de rester fidèle à quelque chose d’appris il y a des années et qui, aujourd’hui, ne semble plus conforme à la réalité?

À l’époque où nous vivons, particulièrement en Église et en vie consacrée, et tout spécialement au Chili où je me trouve aujourd’hui, je sens qu’il est temps de reconnaître que nous avons faim de « vraie nourriture », et de faire face à la réalité qui nous dit de changer, de transformer notre « régime alimentaire », d’arrêter de manger ce qui nous intoxique et qui, peu à peu, dégrade notre vie.

Nous reconnaissons alors l’invitation, on nous offre la santé : « Je suis le pain de la vie… » Répondre à cette invitation dépend toujours de nous.

Alba Letelier, sp.

 

Réflexion sur l’Évangile du dimanche 05 août

Évangile de Jésus Christ selon Jean 6, 24-35.

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Réflexion:

Les foules ont suivi Jésus parce qu’elles ont été nourries. Cependant, ces personnes devraient chercher Jésus parce qu’Il peut leur donner la vie éternelle; par ce fait elles seraient en train d’accepter Jésus et sa mission, alors quelqu’un a demandé: « Que pouvons-nous faire pour accomplir les œuvres de Dieu? » Jésus a répondu qu’ils doivent avoir foi en celui qui a été envoyé par Dieu. Mais dans le prochain dialogue, la foule révèle son incapacité à voir la véritable identité de Jésus. Les gens demandent à Jésus un signe pour qu’ils sachent que Jésus vient de Dieu. Comme c’est étrange, Jésus vient de nourrir plus de 5000 personnes. Qu’est-ce qu’on attend de plus?

Avec quelle rapidité ils semblent avoir oublié la chose merveilleuse que Jésus a faite pour eux. Ou peut-être qu’ils n’ont jamais reconnu le miracle en premier lieu. Parfois, nous ne reconnaissons pas les choses merveilleuses que Dieu a faites pour nous. Et, parfois, nous oublions simplement et demandons des preuves supplémentaires de son amour et de ses soins. Nous prions pour que Dieu enlève notre aveuglement afin que nous puissions recevoir avec reconnaissance et louange toutes les choses merveilleuses que Dieu accomplit dans nos vies.

C’est pourquoi il est important de nommer les merveilleux dons que Dieu nous a donnés et certaines des actions remarquables que Dieu a accomplies dans notre monde. Il est également important de compter nos bénédictions parce que nous pouvons facilement manquer de reconnaître toutes les choses merveilleuses que Dieu fait pour nous. Jésus dit qu’il leur donnera quelque chose de plus grand et de plus important que le pain qui nourrit leur faim physique; il leur donnera du pain qui leur donnera la vie éternelle. Nous avons ce cadeau de Jésus dans l’Eucharistie.

Prier ensemble et remercier Dieu pour tout ce qu’il nous a donné, spécialement pour le don de la vie éternelle et de l’Eucharistie.

Une soeur de la providence

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 29 juillet

Évangile de Jésus Christ selon Jean, 6, 1-15.

Après cela, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons,  mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »  Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

Réflexion:

Ce miracle de Jésus est relaté dans les quatre évangiles à cause des attentes, puis de l’importance qu’il a eue pour les disciples. Dans ce passage, Jean commence en disant : « Après cela… » Mais qu’est-ce que « cela »? Nous voyons Jésus essayant de dire sa vérité et son témoignage sur les œuvres de son Père. La fête de Pâque approche et il sait ce qui va se passer : le rejet, la croix, des gens qui ne croient pas en sa Parole. En tant que Famille Providence, à l’occasion de cette célébration des 175 ans d’existence, nous nous demandons : qu’est-ce qui viendra après cela? En nous remémorant cette trajectoire historique, nous constatons qu’elle déborde de vécu, d’expériences, de surprises, de générosité et de défis que nous voyons reflétés dans ce miracle.

L’Évangéliste relate que Jésus est allé sur l’autre rive de la mer de Galilée et que beaucoup de gens le suivaient… Que représente pour nous aller vers une autre rive, quels seront nos Tibériades? Par un discernement avec les valeurs de base léguées par notre fondatrice Émilie Gamelin, l’humilité, la simplicité et la charité, et à l’image de Jésus qui a levé les yeux et a vu que beaucoup de gens le suivaient, nous voyons aussi.  Nous sommes témoins de foules qui nous interpellent et qui continuent d’avoir besoin de la promesse de guérison de Jésus, avec le charisme aimant et confiant en la Providence du Père. Le miracle prodigieux et étonnant qui a satisfait tant de gens commence avec quelque chose de faible, de fragile et de simple : cinq pains d’orge, le pain des pauvres, et seulement deux poissons. Une fois entre les mains de Jésus, ils se multiplient, rassasient et amènent à la plénitude. Combien de fois, dans la longue histoire de notre communauté, avons-nous fait l’expérience de cette confiance en la Providence du Père qui ne déçoit jamais?

À l’endroit où il a accompli le miracle, Jésus a demandé aux gens de s’asseoir, car il y avait beaucoup d’herbe. Il favorise un traitement digne, un bien-être, un signe de paix, un partage des biens matériels et spirituels qui remplissent le cœur. C’est ce que nous trouvons dans nos fondatrices et nous le confirmons dans nos Constitutions.

Lorsque l’on agit avec foi et confiance dans le dessein aimant de Dieu, on trouve initiative, créativité, générosité, proactivité et les ressources se multiplient, puisque la générosité de Dieu est infinie. On le voit alors qu’après avoir nourri des milliers de personnes, il reste encore douze paniers de morceaux du pain distribué.

Puisse Marie, mère compatissante et affectueuse, nous aider à être humble et généreux et à apprendre de son fils Jésus pour voir les besoins de notre environnement et fournir les moyens de ce que nous sommes et ce que nous avons. Le reste sera accompli par Jésus lui-même en nous comblant de bénédictions en signe de gratitude.

       Sœur Ana Delia Silva. A.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 22 juillet

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 30-34

« Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu’ils ont fait et enseigné. Il leur dit: « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu’on n’avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement. »

Réflexion:

Ce qui est particulier à tous les chrétiens, chrétiennes, c’est d’être des artisans de paix, des unificateurs. C’est pourquoi Jésus envoie ses disciples en mission. Rassembler plutôt que disperser et séparer, tout faire pour éviter que les gens se séparent, que les commérages se diffusent, que la jalousie ou l’ambition viennent miner les fondements mêmes de la communauté! Voilà le défi quotidien auquel sont confrontées les personnes de paix.

Lors du rituel de la Messe, le Seigneur nous permet de laisser tomber notre agressivité, de détruire les murs qui nous séparent. Nous rencontrons le Seigneur, recevons son pardon, nous retrouvons la paix et les outils nécessaires pour pardonner ceux et celles qui nous ont offensés.

Le temps du repos, c’est la barque de Jésus où, pour un moment, nous oublions tout autre souci que sa présence et son amour. Nourris de Dieu, Jésus compte au quotidien sur nos bras et notre cœur. Jésus s’est choisi des gens ordinaires, il les a laissés dans leur milieu, il leur a demandé d’annoncer sa Bonne Nouvelle. Il n’a pas changé de méthode. C’est nous qu’il appelle aujourd’hui. Entendrons-nous l’appel que Jésus nous fait?

L.L., Sœur de la Providence

 

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 15 juillet – 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 7-13

En ce temps-là, Jésus appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.

« Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

Réflexion:

Comme les disciples de Jésus, nous sommes appelés à répandre la Bonne Nouvelle. Comme eux, nous devons nous dépouiller de tout ce qui est superflu et ne garder que l’essentiel, c’est-à-dire, notre foi et notre être qui est un temple sacré au service de la Bonté.

Voilà une action qui, en théorie, pourrait nous paraître simple et facilement réalisable. Cependant, tout semble converger pour que cette tâche soit des plus ardues, des plus difficiles. Comment pouvons-nous nous dépouiller du faste que notre société nous propose et qui est à la portée de nos mains? Comment pouvons-nous nous éloigner de l’abondance matérielle et rester dans le primordial? Pourtant, même si nous vivons dans des époques tout à fait différentes, je suis persuadée que pour les disciples de Jésus, il a été également difficile de laisser le peu qu’ils possédaient pour ne garder que le minimum et aller de village en village « en mission deux par deux ». Ces petites communautés nomades nous rappellent nos sœurs devancières, parties dans de lointains pays, ne sachant que très peu sur ceux et celles qu’elles allaient rencontrer, mais remplies d’un espoir que seule la charité pressante du Christ peut transmettre. Je nous souhaite de poursuivre notre route tout en travaillant sur nous-mêmes et en même temps, en faisant connaître les enseignements de notre Seigneur Jésus Christ. Bonne semaine à toutes et à tous!

Une Sœur de la Providence

 

Réflexion sur l’Évangile du dimanche 15 juillet – 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 1-6

« En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de Joset, de Jude et de Simon? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi.

Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. »

Réflexion :

Le Seigneur nous envoie souvent des prophètes inattendus et déroutants…

Une rencontre, un échange, peuvent nous offrir des voies inattendues et sont en fait, des messages du Seigneur. Remarquons bien que les prophètes ne sont pas des « diseurs de bonne aventure » ou « des annonciateurs de malheurs, de fin du monde ». Les prophètes, ce sont ceux qui annoncent la Parole de Dieu, qui enseignent quelles sont les volontés de Dieu sur nous et sur le monde. Ils font de très grandes choses le plus simplement du monde et ils enseignent la Vérité par l’intelligence du cœur, la plus accessible à tous. Si nous restons  attentifs nous nous rendrons compte qu’il ne se passe pas de jour sans que nous rencontrions des prophètes… peut-être dans notre famille – dans nos relations rapprochées – dans notre milieu de travail, etc. Peu importe l’emballage, c’est le message qui compte et qui peut nous aider à vivre. Et un signe non équivoque nous permet de constater qui sont les vrais prophètes : ils sont toujours la cible de critiques.

Cette pensée nous mène à nous questionner profondément comme chrétiens, chrétienne : quand irons-nous en profondeur avant de poser un jugement ? Quand admettrons-nous que nous avons quelque chose à changer, à améliorer dans nos vies, et que les reproches que nous faisons fréquemment aux autres reviennent également à nous, très souvent? De plus, nous arrive-t-il de juger et de critiquer nos pairs beaucoup plus facilement que de les soutenir dans leurs démarches et les appuyer dans leurs difficultés? Que le chemin tracé par le plus grand des Prophètes éclaire nos existences.

Une Sœur de la Providence

 

Réflexion sur l’Évangile du dimanche 1er juillet –

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 5,21-43

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

Réflexion :

À y regarder de plus près,  ce récit nous parle surtout de salut et de foi. Le chef de la synagogue demande en effet à Jésus : « Viens imposer les mains à ma petite fille pour qu’elle soit sauvée. » Et la femme qui avait des pertes de sang incurables se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » Or ce salut (dont la guérison est le signe) suppose la foi. C’est bien ce que Jésus met en relief ; il dit à la femme qui a touché son vêtement et qu’il a amenée à se faire connaître : « Ta foi t’a sauvée. » Et au chef de la synagogue qui vient d’apprendre la mort de sa fille : « Ne crains pas, crois seulement. »

Seule la foi en Jésus peut faire accéder au salut qui fait entrer dans la vie éternelle grâce à la mort et la résurrection du Seigneur. Le récit de Marc laisse transparaître son caractère catéchétique. Relu à la lumière de la résurrection de Jésus, il apparaît comme une anticipation prophétique de ce que Jésus offre à tout croyant. Il dit en effet à la petite fille : « Lève-toi. » ou littéralement : « Réveille-toi. », c’est-à-dire « Ressuscite. »

Le CHRIST a vaincu la mort IL est la source inépuisable de notre ESPÉRANCE. IL est la Vie qui anime nos âmes. IL est Nourriture de vie par son EUCHARISTIE. IL nous ressuscite sans cesse par ses pardons multiples. IL est le CHEMIN de la VIE. IL est venu pour la VIE et la vie en abondance… Comment ne pourrions-nous pas lui faire pleinement confiance !

Une sœur de la providence

 

Dimanche 24 juin – Réflexion sur l’évangile:

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc  1, 57-66.80

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là! »  On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

Réflexion

Dans les évangiles, Jean Baptiste est l’une des rares personnes dont on parle de la naissance. Tout commença par l’annonce faîte à Zacharie, dont le nom, ne l’oublions pas, signifie « Dieu se souvient ». « Sois sans crainte, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jean ». Le 24 juin, jour de sa naissance, il nous est donné de considérer l’unicité de cet homme né d’un couple exceptionnel. C’est aussi l’occasion pour nous de communier à la joie du peuple québécois qui célèbre la Saint-Jean, sa fête nationale et la fête de son saint patron.

Élisabeth mit donc au monde un fils. Ce que fait toute femme qui accouche, elle le fait aussi. Par elle, Jean Baptiste existe! Toute son existence est traversée par la relation. Je ne peux m’empêcher de penser à toutes nos devancières, Sœurs de la Providence, qui ont librement choisi de « mettre au monde » en consacrant leur vie entière aux personnes marginalisées. Oui, « mettre au monde », c’est donner la vie; c’est permettre à l’autre d’avoir une meilleure existence, notamment. N’est-ce pas là la raison d’être d’une sœur de la Providence? Jean Baptiste est celui que le monde n’espère plus, le monde l’accueille et se réjouit. Lui qui est né comme par miracle, il aura un nom issu de la tradition. Il est le précurseur, l’homme joyeux. En cette année jubilaire du 175e anniversaire de fondation, nous, Sœurs de la Providence, sommes invitées à regarder le passé en nous souvenant de tous les évènements qui ont jalonné l’histoire de notre Congrégation. N’est-ce pas le moment pour nous, aujourd’hui, d’accueillir la grâce de Dieu dans notre vie personnelle et congrégationnelle? Jean dont le nom signifie « Dieu fait grâce » est celui qui a continuellement prêché la conversion. En cette année jubilaire, saurons-nous nous laisser transformer par la grâce et la miséricorde de Dieu? Saurons-nous tourner nos sens vers l’intérieur pour refaire alliance avec le Christ qui sans cesse nous parle? Finalement, comme Élisabeth, serons-nous assez disponibles pour laisser éclater la vie qui bouge en nous?

Sœur Sandrine-Aimée Tsélikémé, s.p.

 

Dimanche 17 juin – Réflexion sur l’évangile:

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,26-34.

La semence et la graine de moutarde (Marc 4,26-34)

Il dit encore: « Voici à quoi ressemble le royaume de Dieu. Il est semblable à un homme qui jette de la semence en terre; qu’il dorme ou qu’il reste éveillé, nuit et jour la semence germe et pousse sans qu’il sache comment. [En effet,] d’elle-même la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin le grain tout formé dans l’épi, et, dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car c’est le moment de la moisson. »  Il dit encore: « À quoi comparerons-nous le royaume de Dieu ou par quelle parabole le représenterons-nous? Il est comme une graine de moutarde: lorsqu’on la sème en terre, c’est la plus petite de toutes les semences qui sont sur la terre. Mais quand on l’a semée, elle grandit et devient plus grande que toutes les plantes potagères et elle étend de longues branches, de sorte que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid sous son ombre. » C’est par beaucoup de paraboles de ce genre qu’il leur annonçait la parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

En attendant le « temps de la moisson », un processus de croissance est à l’œuvre.  C’est une illusion de penser que rien ne se produit. On ne voit pas ce qui se passe, mais la vie se développe vraiment. Ce qui arrive en nous et autour de nous est souvent de cet ordre-là : une force cachée, imperceptible, qui s’active sans que nous en soyons conscients.

Jésus nous fait savoir aussi que notre effort à répandre le message de la Bonne Nouvelle va dans la même direction. Lui-même, grand prédicateur, n’a pas réussi facilement à convertir ses contemporains et sa propre famille. Pourtant, avec une audace folle, il croyait ne pas avoir perdu son temps à répandre la semence de l’espérance du Royaume. Et l’histoire lui a donné raison.

Cette petite parabole nous rappelle que pendant que la vie éclate de toutes parts autour de nous, nous devons apprendre à être calme, à ne pas nous agiter, à dormir tranquillement.  Saint Paul disait qu’au lieu de se construire soi-même, le chrétien doit se laisser façonner par la grâce de Dieu. Le Seigneur est comme le sculpteur qui n’empile pas pierre sur pierre mais qui enlève ce qu’il y a de trop dans le bloc de marbre qu’il travaille. Ainsi le chrétien doit se laisser modeler en toute confiance.  Il doit aussi s’en remettre à Dieu pour le développement de la foi autour de lui.  L’action de Dieu est présente, même si nous ne la voyons pas.

 

Réflexion, dimanche 10 juin 2018

Marc 3, 20-35

« Alors Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. Les appelant près de lui, Jésus leur dit en paraboles : « Comment Satan peut-il expulser Satan? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. En vérité, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : les péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Réflexion :

Essayez d’imaginer, comme je le fais maintenant, que vous êtes présent dans cet évangile qui, à première vue, semble controversé… Jésus, pressé par les gens, ne peut manger quoi que ce soit. Qu’est-ce que je ressens en imaginant cette scène et qu’est-ce que je pense à ce sujet? À ma grande surprise, Jésus ne perd pas son calme… Je le regarde du coin de l’œil…  Il est à l’écoute. Et parmi autant de requêtes, je suis frappée par le fait qu’il écoute les scribes qui, avec leurs connaissances, leurs préjugés et leurs peurs, disaient de Jésus : « Il est possédé par Béelzéboul et il expulse les démons avec la puissance du chef des démons… » J’attends de savoir ce que Jésus pourrait bien dire; après tout, les scribes sont des hommes (des femmes) d’opinion, les leaders de leur domaine et ils sont jaloux de leur tradition. Vous rappelez-vous de vous être fait évaluer par des personnes ou des groupes, avec leurs préjugés et leurs craintes?  Et vous, avec vos préjugés et vos craintes, avez-vous déjà évalué quelqu’un? Je vois Jésus, qui me regarde tendrement, comme s’il connaissait mon ignorance teintée de respect et d’admiration profonde… Et vous, comment voulez-vous que Jésus vous regarde? Il m’invite à m’approcher et, comme les autres, il m’explique avec la plus élémentaire logique, qu’une famille divisée ne peut survivre, que son activité, son zèle, son silence ont une base impossible à changer et c’est… la volonté du Père! … Je respire profondément… et je me rends compte que Jésus me regarde avec nostalgie, il mentionne mon nom et sans euphémismes, me demande : « Es-tu mon frère, ma sœur et ma mère? » Et qu’est-ce que je réponds?

Marcia Gatica s.p.

 

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Dimanche 3 juin 2018

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

« Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? » Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”  Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude.  Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. »

Désormais, ceux qui veulent bien regarder vers le crucifié, et y reconnaître le vrai visage de Dieu, sont frères et sœurs du Christ : ils connaissent, tel qu’Il est vraiment, le Dieu de tendresse et de pitié et, à leur tour, ils peuvent vivre, dans la tendresse et la pitié. Finalement, c’est cela, vivre comme des êtres libres. Parce que nos pires chaînes sont celles que nous mettons entre nous.

Voilà la vie nouvelle à laquelle nous sommes invités et qui est symbolisée par le pain; quand Jésus a dit « Ceci est mon Corps », il avait entre les mains un morceau de pain sans levain, une « matsah » : il annonçait ainsi une nouvelle manière d’être, pure, c’est-à-dire libre.

En cette année, du 175e anniversaire de notre congrégation, nous donnerons aux nouvelles Sœurs de la Providence ainsi qu’aux Associées et Associés Providence la fierté et l’amour de vouloir appartenir et s’enraciner dans notre belle communauté.

Pendant les festivités, dans la joie de l’action de grâce, je m’émerveille et je remercie le Dieu Providence et Émilie Gamelin, elle qui me fait vivre de son charisme. Chacune des Sœurs de la Providence, peu importe où elle se trouve dans le monde, est un prolongement d’Émilie qui est encore et toujours bien vivante dans nos cœurs et dans nos vies.

175 années de bénédictions!

Sœur Lise Lessard, s.p.

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Dimanche 27 mai 2018, dimanche de la Trinité

En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils et filles de Dieu. […] et c’est en lui que nous crions « Abba! », c’est-à-dire : Père! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ… Romains 8, 14-17.

Lorsque je prie avec l’icône de la Sainte Trinité par Andrei Roublev, je suis frappée de la façon dont chacune des personnes représentées dans l’icône se penche et se blottit l’une sur les autres. Ces trois personnes distinctes semblent être engagées dans une rencontre sacrée, ce qui est conscient, mais aussi harmonieux. Nous pouvons reconnaître dans leur engagement qu’une profonde communion sacrée a lieu.

Dans la chapelle du Centre international des Sœurs de la Providence, à Montréal, il y a une icône de la sainte Famille. Là, les trois personnes, Marie, Joseph et l’Enfant Jésus, sont aussi blottis les uns sur les autres, pleinement conscients et engagés dans une rencontre qui reflète celle de la Sainte-Trinité. Ici aussi, nous voyons la communion qui a lieu et nous reconnaissons la communauté d’amour que nous appelons la sainte Famille.

Ce qui, à mon avis, est si merveilleux, stupéfiant et mystérieux, c’est que l’amour communautaire de la Trinité est « faite chair » par la vie de Jésus. Avec l’incarnation de Jésus, l’Amour Sacré du Dieu trinitaire fait un avec l’humanité et un avec toute la création. Cette rencontre de Dieu avec la création de Dieu en la personne de Jésus est confirmée par les effusions de l’Esprit Saint qui embrasse l’univers en entier.

Dans notre vie quotidienne, nous sommes invités à être conscients et avertis que nous sommes en immersion dans le sacré; que nous, chacun et chacune et chaque aspect de la création, reflétons le caractère sacré de Dieu. À mesure où nous devenons de plus en plus conscients de cette vérité, nous nous retrouvons à nous blottir dans la rencontre avec le sacré qui nous entoure; ainsi nous sommes engagés dans la sainte dynamique d’amour qui a le pouvoir de nous transformer. Conséquamment, avec nos sœurs et nos frères, nous entrons ensemble en communion, reflétant par nos communautés de vie diverses et sacrées la véritable vie du Dieu trinitaire.

Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous. 2 Cor 13, 11-14

Kathryn Rutan, s.p.

 

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DIMANCHE DE LA PENTECÔTE

Évangile selon Jean 20, 19-23

Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous! Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau: La paix soit avec vous! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

 

Depuis huit jours, les apôtres sont tristes et un peu désemparés. Dimanche dernier, ils ont vu Jésus s’élever et monter au ciel. Ils ne le verront plus, ils le savent. Ils sont tristes et inquiets, ils ne savent pas comment tout se passera pour eux maintenant.

Aujourd’hui, ils se donnent rendez-vous au même endroit, dit l’évangéliste, probablement le Cénacle, pour parler de Jésus, de ses enseignements, de ses paroles lors de sa première apparition. Jésus était arrivé au milieu d’eux en leur disant : « la paix soit avec vous » et après avoir prononcé ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez le Saint-Esprit, il vous enseignera toutes choses. » Pourtant, ils se sentent encore incapables, peureux et ne savent vraiment pas comment ils vont remplir la mission que Jésus leur a laissée.

Pendant qu’ils ruminent tristement toues ces pensées, un grand vent se fait entendre et remplit toute la salle et ils aperçoivent des langues de feu qui se suspendent au-dessus de leur tête. C’est la Pentecôte! C’est l’Esprit Saint qui se fait entendre et se laisse voir. Il transforme les apôtres, les remplit d’audace, d’amour, de vaillance et de bravoure. Oui, ils sont prêts à proclamer Jésus, sa vie, sa mort et ses enseignements. (Actes des apôtres 2, 1-11)

La plupart d’entre nous avons aussi reçu le Saint-Esprit, à notre baptême d’abord et plus tard à notre confirmation. On s’en rappelle? On y pense encore? Désirons-nous l’Esprit de Dieu? Le prions-nous? Quand j’étais pensionnaire, tous les lundis matin, avant la classe, on chantait une prière à l’Esprit Saint et je me la chante encore car je l’aime beaucoup et pour cette semaine de la Pentecôte, j’ai le goût de vous en écrire les paroles.

Ô Esprit Saint, âme de mon âme, je t’adore.

Guide-moi, dirige-moi, console-moi, parle-moi,

Dis-moi ce que je dois faire, donne-moi des ordres.

Je te promets de me soumettre à tout ce que tu demandes de moi,

Et d’accepter tout ce que tu permettras qu’il m’arrive.

Fais-moi seulement connaître ta volonté.

Amen

Sœur Pierrette Chevrette, s.p.

 

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Dimanche 14 mai 2018

Évangile selon saint Marc, 16, 15-20

Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.

Réflexion

Aujourd’hui, le dimanche de l’Ascension nous enseigne que la présence de Jésus, limitée jusque-là à ceux et celles qui pouvaient l’approcher physiquement, le toucher, le voir, entendre ses paroles, sera désormais une présence sans limites de frontières et d’espace. Le mystère de l’Ascension est loin du rêve. Il ne ressemble en rien à ce qu’on propose lorsqu’on nous sollicite pour « Rêves d’enfants » afin de permettre à un enfant malade de réaliser un rêve avant de mourir.

Ce mystère de l’Ascension ne nous éloigne pas de la réalité humaine que nous vivons, ne nous amène pas dans un monde virtuel, mais il nous renvoie sur la terre. Il actualise le mystère de l’Incarnation du Verbe, Dieu avec nous. Jésus est une présence qui s’inscrit dans l’humain, dans nos corps de chair, dans nos cœurs et dans nos esprits, une présence qui se retrouve au cœur de l’Église, dans nos communautés de foi et dans les gestes de partage qui reconnaissent cette présence dans les frères et sœurs qui nous entourent ou qui sont dans le besoin :

« J’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » (Mathieu chapitre 25, 35-36).

Et aujourd’hui, nous célébrons aussi la Fête des mères; c’est une belle journée pour redire un immense merci à notre maman de nous avoir donné la vie.

Un jour, ma mère est tombée gravement malade; elle a été hospitalisée à Sorel; elle ne marchait plus et était incapable de manger seule. Comme je connaissais un médecin que j’accompagnais spirituellement, je lui ai téléphoné pour lui demander s’il pouvait intervenir. Il a rapidement communiqué avec un de ses confrères qui a commandé le transfert de ma mère vers à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal. Maman a été prise en charge immédiatement. Tout le monde disait : « Lucille, prépare-toi, ta mère va mourir »; mais moi, au fond de mon cœur, j’avais la certitude que ma mère ne mourrait pas. Comme vous vous en doutez, j’ai demandé à Émilie d’intervenir, j’ai versé une aumône à ma bien-aimée fondatrice. Ma mère s’est rétablie après quelques mois de convalescence et j’en remercie le Seigneur. Aujourd’hui, comme c’est la fête des mères, je profite de l’occasion pour remercier le Seigneur et rendre hommage à ma mère : «Maman, je te remercie de m’avoir donné la vie, de m’avoir fait connaître Dieu, de m’avoir appris l’amour du plus faible, du plus petit et l’importance de prendre sa défense. Tous les soirs, je vous entendais dire : Notre Père…, Je vous salue Marie, avant de vous endormir toi et papa ». « Merci aussi pour tous les enfants que tu as gardés en foyer nourricier, dont tu as pris soin pendant de nombreuses années. » Ma mère est maintenant âgée de 95 ans et elle réside à St-Hyacinthe à la Résidence Bourgjoli depuis plusieurs années.

« Souvenons-nous avec gratitude et affection de toutes les mamans, y compris nos mamans au Ciel, en les confiant à Marie, la maman de Jésus », nous dit le Pape François.

En ce dimanche de l’Ascension Jésus disparaît aux yeux de ses disciples mais il demeure présent au plus profond de leurs cœurs. Apprends-nous, Seigneur à reconnaître ta présence dans tous les évènements de notre vie. Amen

 

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Dimanche 5 mai 2018

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 9-17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

6e dimanche de Pâques

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Réflexion

Nous voici devant un des passages le plus fort de l’Évangile; si nous nous y attardons nous y voyons l’essence même du christianisme : « aimez-vous les uns les autres ». Ce commandement qui n’a rien d’un ordre militaire, nous est donné dans le sens d’une « parole de vie » comme les dix paroles ou les dix commandements donnés à Moïse, car finalement, ces mêmes paroles se résument très clairement à aimer, à nous aimer les uns les autres plus que tout, comme Lui, Il nous aime.

C’est amour grandiose et infini que, par sa vie, le Christ nous a montré, est un défi quotidien lancé à tout être humain; le vivre demande un cœur disposé à l’ouverture, à l’acceptation de l’autre, à la bienveillance, à l’accueil chaleureux, à aimer et à se laisser aimer.

Porter du fruit n’est donc possible que si nous aimons, que si nous acceptons d’aimer comme Lui, d’un amour sans limites et sans préavis. Car si nous poursuivons cette fin, nous trouverons déjà ici-bas un peu du bonheur céleste de ceux qui nous aimeront comme nous nous devons de les aimer.

Alors cette parole d’amour nous appelle à la réflexion car nous nous demandons : Sommes-nous vraiment disposés à aimer? Sommes-nous ouverts à l’autre au point de l’aimer, au point de donner notre propre vie, comme Émilie Gamelin l’a fait tout au long de sa vie?

Que le Seigneur nous guide dans notre route vers l’Amour.

Une Sœur de la Providence.

 

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Dimanche 29 avril 2018

Évangile selon saint Jean, 15, 1-8

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les amasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Réflexion

Aujourd’hui encore l’évangile nous parle d’une image champêtre, bien suggestive. Après celle du berger, l’image de la vigne, nous suggère plein de choses du côté de la vie. La vigne, une merveilleuse plante, complexe et fragile, étonnamment productive, mais qui nécessite beaucoup de soins. Avant de faire l’objet de la fierté du vigneron, elle  nécessité son amour, ses énergies, et son attention constante. Une véritable passion! Il en est comme des jardiniers d’ici.

Porter du fruit ne veut pas dire faire des choses extraordinaires, ça veut dire bien faire les choses ordinaires. « Rattachés au Christ comme les sarments à la vigne, éclairés par l’Esprit Saint, nous pouvons alors donner du fruit en abondance. Les fruits de l’Esprit, nous dit saint Paul sont : « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la douceur, la fidélité, la tendresse, la capacité de contrôler nos colères » (Ga, 5,22-23) » (Yvon-Michel Allard, s.v.d.). Dieu a besoin de nous pour créer un monde meilleur, un monde de respect, de fraternité et d’amour. Il a besoin de nos mains, de nos pieds, de notre cœur dans un univers souvent sans merci pour les plus faibles. Les textes d’aujourd’hui rappellent que si nous sommes unis au Christ, comme les sarments à la vigne, nous recevrons sa force et sa vie, nous nous aimerons les uns les autres et nous porterons beaucoup de fruit. « Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit. »

Le texte d’aujourd’hui nous rappelle qu’il faut entretenir une relation régulière avec le Christ, afin que notre foi et notre engagement ne s’éteignent pas, comme la flamme d’une lampe qui brûle. Grâce à la sève vivifiante de la vigne, les œuvres de bonté peuvent se produire et se multiplier.

La vigne n’est pas laissée à elle-même, en friche. Elle peut compter sur le labeur du vigneron qui s’active à la purifier, à la nettoyer; non pas pour la mort et la séparation mais pour plus de vie et plus de fruits. Ce détail nous invite, il me semble, à revisiter les épreuves qui nous arrivent dans notre expérience quotidienne.

Bien avant nous, une femme, Madame Émilie Gamelin, a jeté un long regard sur les souffrances de ses compatriotes et, telle une vigne qui étend ses sarments, elle a multiplié sa présence, son appui, son action, pour leur permettre de croître et de devenir pleinement, par leur vie, une hymne au Dieu qui fit l’univers,

« Elle a considéré un champ et l’a acheté; du fruit de ses mains elle a planté une vigne » (Pr, 31, 16). Ainsi, nous sommes en des mains qui nous aiment. Le Père s’offre à nous affiner, à nous libérer, à nous dégager, afin que nous portions tous les fruits attendus.

Sœur Lucille Vadnais, s.p.

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Spiritualité Providence

En cette année 2018, nous célébrons le 175e anniversaire de la Congrégation. Dans le but d’avoir un outil commun de réflexion offrant un point de vue depuis notre spiritualité Providence, nous vous présentons la réflexion sur l’Évangile du dimanche 22 avril 2018.

Dimanche 22 avril 2018

Le bon pasteur donne sa vie. Jean 10, 11-18

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

Réflexion

Le bon Pasteur est celui qui permet à ceux et celles qui lui sont confiés de vivre pleinement. Saint Jean, dans son évangile, met l’accent sur l’individualité de chacun et de l’importance que nous avons pour Dieu « Je suis le bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissaient. » Lorsque quelqu’un est important pour nous nous connaissons son nom, qu’il s’agisse d’un membre de notre famille, de l’un de nos amis, d’un collègue, des gens de notre entourage. La connaissance d’une personne me permet de l’aimer et de la respecter; Jésus se décrit donc lui-même comme pasteur qui connait toutes ses brebis et chacune par son nom. Toutes écoutent sa voix et la reconnaissent. Il n’y a pas de laissés-pour-compte parmi les brebis de Jésus. Forte ou chétive chacune aura, si elle le veut, la vie en abondance.

Oui, Jésus notre berger nous confie les uns aux autres. Comme lui, nous sommes amenés à quitter notre bergerie pour aller à la rencontre des autres; ce n’est pas de tout repos. La tentation est grande de fermer la porte et de rester bien au chaud à l’intérieur. La bonne nouvelle de l’évangile doit être annoncée aux pauvres et aux exclus dans le monde entier, suivant l’exemple d’Émilie.

En ce dimanche du bon Pasteur, fais-nous reconnaître ta voix, Seigneur, parmi les bruits du monde. Ta Parole nous révèle le chemin qui mène à toi. Donne-nous de l’accueillir et de la garder pour qu’elle transforme notre vie,  profitant du 175e anniversaire de la fondation de la Congrégation des Sœurs de la Providence pour nous faire réfléchir davantage sur la Parole de Dieu.

Sœur Françoise Paillé, s.p.

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Dimanche 15 avril 2018

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour » (Lc 24, 35-48)

« En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route,et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit :« Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez: un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis, il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. »

Réflexion 

À nous d’en être les témoins

Nous, chrétiens, chrétiennes, demeurons incontestablement les témoins privilégiés de la résurrection du Christ. Fidèle à sa promesse, le Père l’a ressuscité d’entre les morts. La souffrance de Jésus égalise alors la récompense de la vie éternelle, lumière de vie et de paix, et nous, tels les disciples d’Emmaüs en sommes les témoins de premier ordre.

Le Ressuscité est présent et il est parmi nous pourtant, malgré le témoignage des femmes et des deux voyageurs, les disciples ne pourront croire tant que Jésus ne leur sera pas apparu. Seul Jésus peut valider l’expérience et son sens. Jésus prouve que leur expérience n’est pas un canular. Le croyant rencontre le Christ ressuscité à travers ses sens. Les disciples ont vu, touché et entendu le Ressuscité. Aujourd’hui nous voyons, nous entendons et nous touchons le Christ à travers les sacrements, dans le témoignage et le service des autres.

Ce n’est pas seulement le partage de la coupe et du pain rompu qui établit une union avec le Christ : une plus grande union est établie à travers ce partage: l’union entre tous les membres de la communauté chrétienne. Nous sommes donc les témoins mais aussi les héritiers de la foi, à nous maintenant d’en faire connaître la « bonne nouvelle », car les gens ont besoin plus que jamais d’une église qui les rejoigne là où ils sont, comme ils sont.

Toutefois, jusqu’où va mon engagement dans la poursuite de mon témoignage? Émilie, voilà 175 ans, a-t-elle reculé ou vacillé devant l’ampleur de la tâche, devant la « lourdeur » de l’héritage?

 

Une Sœur de la Providence

 

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Dimanche de la divine miséricorde 8 avril 2018

En cette année 2018, nous célébrons le 175e anniversaire de la Congrégation. Dans le but d’avoir un outil commun de réflexion offrant un point de vue depuis notre spiritualité Providence, nous vous présentons la réflexion sur l’Évangile du deuxième dimanche de Pâques 2018 par Rosalie Locati, s.p.

Évangile selon saint Jean 20, 19-31

Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

 

 

Réflexion 

C’est le premier matin après la résurrection. Alors que le soleil se lève, les apôtres envahis par la peur, la confusion, l’anxiété, la tristesse et, peut-être, une certaine culpabilité se sont enfermés dans la maison où ils se trouvaient. Peu après, Marie Madeleine, en détresse, vient annoncer que le corps de Jésus est disparu du tombeau. Même Pierre et l’autre disciple courent pour vérifier par eux-mêmes et leurs espoirs sont réduits à néant lorsqu’ils voient le tombeau vide. Puis, plus tard dans la journée, excitée et à bout de souffle, Marie Madeleine revient pour dire sa bonne nouvelle : « J’ai vu le Seigneur. »

Pouvez-vous imaginer ce que les disciples ont dû penser et ressentir en entendant la nouvelle? Pouvaient-ils croire et se fier à ses nouvelles incroyables? Peut-être ont-ils eu un élan d’excitation, d’anticipation et d’espérance à l’idée qu’ils pourraient eux-mêmes en être les témoins? Néanmoins, ils continuent à se cacher derrière des portes closes, paralysés par leur propre peur personnelle et communautaire.

Sans avertissement, Jésus se tient parmi eux. Une surprise bouleversante les submerge. Sa salutation simple, chaleureuse, apaisante et réconfortante, le « La paix soit avec vous » dénoue leur peur, interrompt leur tristesse et offre un sentiment de bien-être, un soulagement des tensions et des doutes. Les disciples se réjouissent et Jésus les envoie en mission vers leur nouveau ministère : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ils doivent maintenant révéler l’amour de Dieu au monde; ils doivent être le visage humain (la présence) de la Providence de Dieu. Ils sont envoyés pour faire connaître la compassion, la miséricorde et l’amour du Père. Jésus promet d’envoyer l’Esprit Saint leur enseigner et leur rappeler le mystère du salut, et les guider durant les jours difficiles, à venir.

Aujourd’hui, c’est aussi le dimanche de la divine miséricorde. Tels des disciples dans un monde aux réalités chaotiques et éprouvantes, nous sommes envoyés par le Père, au nom de Jésus, pour être des agents d’affranchissement et de liberté pour les personnes pauvres, opprimées et vulnérables. Nous sommes appelées à vivre et à façonner des vies de miséricorde, de réconciliation et de pardon. Alors que nous manifestons la Providence de Dieu dans notre monde, nos communautés et nos ministères, nous sommes aussi, tel que Jésus l’a dit aux disciples dans la maison où ils étaient, envoyés en mission pour être « miséricordieux comme votre Père est miséricordieux (Lc 6, 36). » Par la grâce, nous devons nous défaire de nos peurs personnelles, être touchés par la miséricorde de Dieu et inspirés par l’Esprit Saint pour être d’efficaces, vibrants et courageux disciples de Jésus.

Quelles craintes ou quels doutes brouillent ma capacité à reconnaître et à accueillir le Christ ressuscité dans ma vie aujourd’hui?

Qu’est-ce qui me libère et me donne le courage de parler et d’agir avec passion pour les pauvres et les vulnérables de la société?

Comment puis-je manifester la Providence et la miséricorde de Dieu dans mes relations et dans la vie communautaire?

Rosalie Locati, s.p.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche de Pâques 1er avril 2018 par Isabel Cid, s.p.

Évangile selon saint Luc 24, 13-35

Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Alléluia! Alléluia! Jésus est ressuscité!

Nous le trouvons dans notre vie quotidienne.

Alléluia! Alléluia!

Notre communauté est vivante depuis 175 ans !

Aujourd’hui, l’Évangile nous dit que sur le chemin d’Emmaüs, un inconnu s’approche de personnes qui marchent tristement, remplies d’affliction mais vides d’espérance.  Cet homme leur parle, les encourage et les accompagne; les marcheurs sentent venir dans leur cœur une force de transformation. En arrivant chez eux, ils partagent leur nourriture avec l’étranger et quand celui-ci rompt le pain, ils se rendent compte que c’est le même Jésus qu’ils ont vu mourir sur la croix.

Ils reconnaissent maintenant qu’Il est ressuscité. Leur joie est si grande qu’elle déborde de leur cœur; ils sortent pour la communiquer.

Cette même joie, fruit d’une communion réalisée, Émilie l’a transmise aux personnes pauvres, humiliées, abandonnées, malades et en détresse qu’elle a rencontrées sur son chemin. Elle a appris avec Marie à vivre la compassion. C’est là qu’elle a vécu sa Pâque; elle a ainsi reçu la vie nouvelle, elle est ainsi devenue la Providence.

Combien de Pâques ont été vécues durant  les 175 ans de notre congrégation!

Combien de plus pouvons-nous vivre quotidiennement,  inspirées par le Christ et Émilie!

Que nos célébrations soient des échos vibrants de gratitude pour ce privilège de servir, de donner la vie nouvelle dans toutes les situations de vie que nous rencontrons.

JOYEUSES PÂQUES!

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 25 mars 2018 par Grace (Mae) Valdez, s.p.,  

Évangile selon saint Marc 14.1-15.47

6e dimanche du Carême : Dimanche des rameaux de la Passion du Christ

En ce temps de l’année, nous nous préparons à contempler la signification de la Passion du Christ dans notre propre appel à devenir disciple. Je souhaiterais faire trois observations sur l’Évangile d’aujourd’hui. Premièrement, qui est Jésus? « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? » Jésus a répondu : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant… » Le « Je le suis » de Jésus clarifie qu’il est véritablement le Fils de Dieu qui est venu à nous, qui a été remis aux soldats et à la foule et qui s’est lui-même laissé crucifier pour nous sauver tous. Deuxièmement, l’obéissance de Jésus durant toute sa passion se manifeste par son silence. Il avait la capacité de recevoir et de permettre les insultes, les remarques négatives et les tourments physiques. Il était obéissant à sa mission confiée par le Père et il en assumait les conséquences. Il ne le faisait pas pour sa propre gloire, mais bien pour sauver toute l’humanité; Jésus est solidaire de nous, puisqu’il a embrassé toutes nos souffrances. En regardant Jésus, nous voyons aussi comment nous devrions être. Nous avons besoin de l’esprit de service de Jésus pour sauver notre monde. Nous sommes confrontés à toutes sortes de souffrances quand nous refusons de servir, en nous rendant plus importants que les autres. Ultimement, le monde souffre à cause de notre désobéissance à la volonté de Dieu.

Réflexion personnelle et défi : Je me suis sentie terrifiée et blessée pour Jésus, lorsque j’ai lu : « Crucifie-le! » J’ai voulu entrer dans la scène et crier en retour : « Non! Vous ne pouvez pas lui faire ça! » Nous serions hypocrites si nous n’admettions pas que nous formons partie de la condamnation et de la mort de Jésus par nos actions de la vie quotidienne. Lorsque nous insultons les autres ou que nous passons des remarques négatives, n’entravons-nous pas l’Esprit de Dieu à l’œuvre en nous? Lorsque nous sommes infidèles à la grâce de Dieu, ne trahissons-nous pas son action en nous? Souvent notre comportement et nos valeurs ne reflètent pas ce à quoi nous nous sommes engagés à vivre selon notre état dans la vie. À chaque fois que nous faillons à répondre à la grâce de Dieu, est-ce parce que nous n’avons pas mis Jésus au centre de notre vie? N’avons-nous pas offensé Dieu lorsque nous sommes si concentrés sur un ministère que nous avons oublié de passer du temps de qualité avec Lui, alors qu’Il est la source ultime de nos talents et de nos habiletés? Puissions-nous toujours nous rappeler des mots de Jésus : « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Amen, je vous le dis : partout où l’Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. (Mc 14, 7 et 9) » Puissions- nous nous rappeler davantage les paroles de Jésus, alors que nous prenons l’habitude d’utiliser le ministère en priorité, peut-être pour éviter les responsabilités qui pourraient nous sortir de nos zones de confort.

La Passion du Christ est un défi pour nous comme Femmes Providence. En étant fidèle à notre mode de vie qui consiste en écoute et dialogue contemplatifs, nous choisissons et répondons continuellement en vivant en solidarité les unes avec les autres et, plus particulièrement, avec les personnes défavorisées que nous servons.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 18 mars 2018 par Béatrice Bouchard, s.p.,  

Évangile selon saint Jean 12, 20-33

« En ce temps-là, il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque. Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare :« L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre.  D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous. Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par-là de quel genre de mort il allait mourir. »

Le grain de blé

Il y a-t-il quelqu’un qui me lit présentement et qui un jour a rencontré une personne qui lui a parlé d’un grain de blé toute une soirée? Surprenant n’est-ce-pas? Alors allons rencontrer Jésus et il nous en parlera :

Si le grain de blé ne meurt pas il ne produira pas, il reste tout seul et il meurt. Quand j’étais petite, mon père étant agriculteur, semait son champs moitié de blé et l’autre moitié d’avoine. Je reste persuadée que Jésus se laissait inspirer par la campagne, surtout par la semence et la moisson, pour illustrer ses entretiens avec les foules. Mon père aussi, il faisait attention à son champs, il arrachait les mauvaises herbes, il labourait la terre, et après avoir semé il passait un rouleau pour s’assurer que les graines soient bien enfoncées et que le sol soit bien nivelé, sans cela les graines ne germineraient pas.

Car le Seigneur nous a donné l’exemple : il faut mourir à fin de vivre, car nous attendons tous la résurrection, le Seigneur nous a montré le chemin. N’ayons pas peur de suivre Jésus dans la résurrection, dans son royaume.

Mon père attendait le mois d’octobre pour faire la moisson car ainsi il était certain d’avoir une bonne récolte, en effet, il avait bien enfoncé ses grains et ils étaient morts pour ainsi pouvoir produire en abondance.

Préparons-nous à la résurrection, cela est important, comme la vie nouvelle qui en découle. Nous n’aimons ni la mort ni la maladie ni la souffrance, mais servons-nous de l’exemple de Jésus et ressuscitons le jour de Pâques. Cherchons Jésus, nous le trouverons dans la personne du pauvre, du souffrant, du laissé-pour-compte, car il n’y a pas de transformation sans mort.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 11 mars 2018 par Sœur Claudette Chénier, s.p.,  – Jean 3, 14-21

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Oui! Dieu a tellement aimé le monde (amour inouï de Dieu pour nous) qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.  Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici: la lumière (Jésus) est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

Réflexion

QUELS cadeaux de Dieu que la foi, son amour et sa lumière! Puissé-je me laisser transformer par eux!

Au verset précédent de l’évangile de Jean pour ce quatrième dimanche du Carême, Jésus dit que le Fils de l’homme qui est descendu du ciel est le seul révélateur autorisé du Père. Il parle maintenant de son « élévation » sur la croix. Cette élévation sera pour le croyant « le signe du salut » et de la vie, par la mort et la résurrection du Christ. Quel mystère! Mais, le cadeau de la foi que Dieu m’a donné au baptême me rend capable d’adhérer à cette vérité, qui plus est, me conduit à la vie éternelle. Oui, quel mystère! Dieu me sauve et il sauve l’humanité entière en mourant sur une croix. Pourquoi? Parce qu’il aime à la folie, chaque être humain, quel qu’il soit.

On pourrait penser que dans l’élévation de Jésus sur la croix, Dieu a révélé son amour pour les humains et leur a offert le salut que reçoivent ceux qui croient en lui. Mais, c’est toute la vie et la mission de Jésus qui témoignent de l’amour de Dieu. Comme le précise le texte évangélique « Dieu n’a pas envoyé son Fils pour juger le monde, le condamner, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » Il faut donc penser que le jugement s’accomplira de lui-même lorsque l’être humain aura à se décider pour ou contre le Christ. La foi ou l’incroyance sont la réponse à la question que Dieu pose aux humains par l’envoi de son Fils, et la réponse à son amour manifesté dans le don de son Fils.

Bref, Dieu respecte ses créatures au point de les laisser libres face au choix qu’elles font, soit en refusant la révélation du Christ (15, 22.24); en se fermant à la lumière, elles refusent aussi de voir que leurs œuvres sont mauvaises. Mais, qui accomplit la vérité, c’est-à-dire, pour Jean, vient à la lumière, montrant qu’il est attiré par le Père et qu’il est en communion avec lui. Ainsi, la décision de foi ou d’incroyance devant Jésus-lumière éclaire de son reflet toute pratique passée et la détermine, comme elle détermine toute pratique présente et future.

Jésus-lumière, éclaire ma route pour que je marche toujours plus près de toi, à ta suite…

Toi qui m’habites, qui demeures en moi, viens me transformer.

Augmente ma foi, affermis mon espérance et centuple mon amour pour Toi et mon prochain.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 4 mars 2018 par Sœur Mary Kaye Nealen, s.p.,  – Jean 2, 13-25

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l’Écriture : L’amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c’était son corps. Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en lui, à la vue des signes qu’il accomplissait. Mais Jésus n’avait pas confiance en eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme : il connaissait par lui-même ce qu’il y a dans l’homme.

Voici le Jésus qui se décrivait lui-même comme soulevant des charges lourdes du dos des gens et donnant sa vie pour ses brebis bien-aimées. Mais ici, ses paroles et ses actions sont très déconcertantes. Ainsi, si nous revenons aux récits de l’enfance, le jeune Jésus répondit avec rudesse apparente à sa mère lors de leurs retrouvailles dans le temple, après leur séparation de deux jours. Et que dire de la remarque au cours de sa vie publique : « Qui est ma mère? Qui sont mes frères? » (Mc 3, 33) Le compatissant Jésus ne semble toujours pas aussi doux. Pourquoi cela?

Le verset de la lecture d’aujourd’hui, « L’amour de ta maison fera mon tourment », peut nous donner un indice. Jésus désirait que le temple soit considéré comme un lieu sacré de dévotion. Dans l’Évangile de Luc, n’est-ce pas l’enfant Jésus qui dit à ses parents dans le temple, «Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père? » (Lc 2, 49) Dans le passage à propos de la mère et de la famille de Jésus, il ne fait pas référence au temple, mais met l’accent sur le fait d’écouter la parole de Dieu et de la mettre en pratique (Lc 8, 21).

Les « premiers répondants » nous sont devenus familiers. Ces gens arrivent sur une scène avec un seul objectif en tête : le bien-être de la personne en grave détresse. Ils ne prêtent pas attention aux piles de vaisselle dans l’évier ou aux tas de linge sale dans le coin. Durant toute sa vie, Jésus n’a eu qu’un objectif en tête : connaître et suivre la volonté du Dieu qui l’a envoyé. Il a désiré le but que les disciples ont atteint après sa résurrection, lorsque « ils sont venus à croire en l’écriture et en la parole que Jésus avait exprimée. » Ces jours de Carême nous offrent le temps de laisser Jésus nous enseigner ce qui est au cœur de nos vies. Pour qui et pour quoi sommes-nous les « premiers répondants »?

2e réflexion par une Sœur de la Providence:

Une sainte colère …

Expression paradoxale s’il en est une, et d’autant plus si elle qualifie un acte de Jésus qui invoque lui-même à l’occasion sa douceur et nous la recommande.  Il doit donc se passer quelque chose d’anormal pour que Jésus se fâche ainsi.

En effet, il arrive au Temple et le trouve défiguré, transformé en « caverne de voleurs », détourné de sa fonction première : être une maison de prière, un lieu de rencontre avec Dieu. L’ambition commercial des marchands les a conduits à faire un usage abusif de leur noble fonction : fournir aux fidèles les offrandes dont ils ont besoin pour rendre le culte selon les prescriptions de la Loi.

Par sa … sainte  colère, son indignation, Jésus nous indique qu’il ne faut pas perdre de vue les motivations de nos actes, même les plus nobles et être authentiques dans nos agirs.

Cet épisode me fait prendre conscience de l’importance d’avoir un lieu privilégié, -un espace sacré- où j’entre en relation avec Dieu désencombrée, autant que possible, de préoccupations multiples et de visées autres que de l’honorer.

Le Prions en Église nous suggère : Je contemple le lieu où j’ai l’habitude de me rendre pour prier. Est-ce que je contribue à le garder beau et fidèle à sa vocation?

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 25 février 2018 par Sœur Hélène Julien, s.p.,  – Mt 17, 1-9

La Transfiguration de Jésus

En ce temps-là , Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les conduisit à l’écart, sur une haute montagne. Et il se transfigura devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voilà que Moïse et Elie leur apparurent, conversant avec lui. Prenant la parole, Pierre dit à Jésus : « Seigneur, il nous est bon d’être ici; si vous le voulez, je ferai ici trois tentes, une pour vous, une pour Moïse et une pour Elie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit, et voilà que du sein de la nuée une voix dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis mes complaisances : écoutez-le. » En entendant, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d’une grande frayeur. Et Jésus, s’approchant, les toucha et dit : « Levez-vous, ne craignez point. » Levant les yeux, ils ne virent plus que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit ce commandement : « Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts. »

Réflexion

Il est bon d’être ici, dans la grande famille Providence.  L’Évangile du 2e dimanche du Carême nous situe face à une scène étonnante: l’événement de la Transfiguration (Mc 9, 2-10) qui nous offre un message d’espérance et nous incite à nous laisser transformer par le rêve de Dieu.

La montagne est haute comme étaient hauts le Sinaï et l’Horeb.  L’homme du Sinaï est là, c’est Moïse.  L’homme de l’Horeb est là aussi, c’est Élie.  Les vêtements de Jésus sont éblouissants de blancheur; son visage resplendit comme le soleil; une voix parle du sein de la nuée.  Cette nuée est celle de l’Exode qui guidait les Hébreux dans le désert.  Tout nous dit que c’est Dieu.  On ne s’installe pas sur la montagne, on continue ! On redescend dans la plaine, là, où vivent nos frères et nos sœurs.  Une seule chose importe: écouter Jésus pour faire ce qu’il nous dit.

Comme Pierre, Jacques et Jean, allons à la montagne pour rencontrer Jésus et nous mettre ensuite au service des pauvres, des démunis; marchons vers les hauteurs et contemplons Jésus en nous disposant à l’écoute attentive du Fils bien-aimé du Père et en recherchant des moments intimes de prière.

Les disciples sont descendus de la montagne, « le cœur et les yeux transfigurés par cette rencontre avec le Seigneur ».  C’est le parcours que nous pouvons accomplir, nous aussi. La redécouverte de Jésus nous pousse à « descendre de la montagne », remplis de l’Esprit Saint, à faire de nouveaux pas d’authentique conversion et à manifester de la bonté les uns envers les autres, être compatissants, se pardonner réciproquement à l’exemple du pardon que le Christ nous a accordé. » (Ép 4,32)

Se laisser transformer par le rêve de Dieu c’est accueillir les autres, les accompagner, être un pont comme a témoigné Émilie Gamelin envers les malades, les prisonniers, les réfugiés et les pauvres.

Écoutons le Fils bien-aimé à travers la prière, l’adoration, la lecture de la Parole de Dieu, l’Eucharistie, le silence et les témoignages de vie de ceux et de celles qui nous entourent.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 18 février 2018 par Sœur Yvette Demers, s.p., Vice-postulatrice de la Cause Émilie Gamelin – Mc 1, 40-45

Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert

Dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu, il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Réflexion:

En ce premier dimanche du carême, saint Marc dans son évangile (1, 12-15) nous rappelle qu’après son baptême, Jésus a été poussé au désert par l’Esprit.

Avant de commencer sa « vie publique », Jésus a besoin de silence, de cœur à cœur avec son Père qui lui demandera, plus tard, le sacrifice de sa vie pour « guérir » l’humanité.

Toute vie humaine connaît ses moments d’hésitation, ses heures d’inquiétude, ses incompréhensions, et seule une FOI profonde, la certitude d’être en marche à la suite de Jésus, apportera la lumière et donnera la force de continuer jusqu’au bout.

Il y a 175 ans, une femme s’est laissée, elle aussi, conduire par l’Esprit sans trop savoir où Il la conduirait. J’ai nommé Émilie Tavernier-Gamelin, née le 19 février 1800, à Montréal.

Épouse et mère de trois enfants, en moins de cinq ans, elle voit disparaître pour toujours ce qu’elle a de plus cher au monde: son époux et ses trois fils. Elle n’a que 28 ans. Pourquoi ces deuils? Dans la prière et la réflexion au pied de la Mère des Douleurs, elle trouvera sa route : son mari, ses enfants, ce seront tous ceux que la misère oppresse. Sans tarder, elle passe à l’action.

Durant quinze ans, cette femme répond au charisme dont Dieu-Providence l’a investie, et avec un groupe de « dames de charité », elle parcourt les rues de Montréal, pour répondre aux nombreux besoins de l’époque. Or voilà que Mgr Bourget, évêque de Montréal, désire confier à une Congrégation religieuse, l’œuvre si nécessaire qu’elle dirige, afin d’en assurer la permanence. Émilie est à la croisée d’un chemin. Que fera-t-elle? Remettre à son évêque cette œuvre dont elle vient de recevoir l’Incorporation civile (18 septembre 1841)? Prière et réflexion sont encore ses points de référence… Toujours attentive et fidèle à la grâce, elle continuera à être la servante des pauvres, le reste de sa vie, sous l’autorité des Sœurs de Charité qui arriveront sous peu. Elle fait confiance et seconde son évêque dans les préparatifs de la venue des Sœurs de France.

Pourtant, « les voies de Dieu ne sont pas nos voies ». Voilà que Mgr Bourget est averti que les Filles de la Charité ne viendront pas. Dans l’impasse, il invite madame Gamelin à prier avec lui. Après une heure, la décision est prise : il fera appel à des jeunes filles pour former une nouvelle communauté canadienne qui verra le jour le 25 mars 1843.

Encore là, Émilie sentira que l’Esprit l’appelle à se donner tout entière à Dieu dans la vie religieuse. Elle fait part de ce désir à Mgr Bourget qui hésite, elle revient à la charge, elle prie, et elle reçoit une réponse affirmative qui lui signifie la volonté de Dieu. Elle deviendra Fille de la Charité Servante des Pauvres, Sœur de la Providence.

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Réflexion sur l’Évangile du dimanche 11 février 2018 par Sœur Hélène Mamert Nga Amogo, s.p.,  Mc 1, 40-45

Un lépreux vient auprès de lui ; il le supplie et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.

Me laisser transformer par une rencontre personnelle avec Jésus à travers les personnes pauvres que je rencontre au quotidien!

L’extrait de l’Évangile de Marc soumis à notre méditation en ce 6e dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique B, nous présente un homme frappé par la lèpre, une maladie qui selon la tradition juive était déclarée impure. À cette souffrance vient s’ajouter la marginalisation sociale. Voilà un homme doublement éprouvé mais qui va se montrer désireux de retrouver sa dignité humaine et sociale. Il engage ainsi une démarche de foi qui le conduira vers celui qu’il cherche, le médecin par excellence : Jésus. Son initiative traduit son désir de guérison. Il va en premier vers Jésus, tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Par ces gestes, on découvre sa foi en Jésus. Bien plus, il demande quelque chose de plus grand : la purification. Il veut être purifié. Il signale ainsi un besoin de guérison physique mais aussi spirituelle. C’est d’ailleurs ce qui marque Jésus qui, sans tarder agit; saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Par cette action concrète, Jésus brise la distance entre ce lépreux et lui. Il lui redonne ce qu’il avait perdu : la dignité. Le lépreux désormais guéri ne peut se retenir malgré la recommandation de Jésus l’invitant à garder pour soi ce qu’il a vécu personnellement.

L’anonymat de ce lépreux n’est-elle pas le miroir de chacune d’entre nous invitée à chercher Jésus pour lui crier notre profond désir de guérison de nos fragilités, de nos handicaps qui peuvent nous empêcher d’être la meilleure personne que nous sommes appelées à être et d’offrir ce que nous avons d’unique? La démarche du lépreux interpelle chaque chrétien et chrétienne ainsi que chacune de nous, Sœur de la Providence, à faire personnellement l’expérience de rencontre avec le Christ car nous avons toutes besoin de sa tendresse. Ce lépreux rencontre le Seigneur qu’il cherche et se fait trouver par ce Seigneur qui le cherche aussi. Il se montre humble, confiant et convaincu de ce qu’il espère.

C’est depuis 175 ans que nous, sœurs de la Providence cherchons au quotidien ce Seigneur. Ne le voyons-nous pas ce jour dans l’attitude de notre maître Jésus? Il s’empresse à faire du bien. Aussi manifeste-t-Il sa compassion envers ce lépreux. Par son regard, Il brise la barrière, Il transgresse la loi de l’isolement des lépreux et Il pose des gestes concrets qui manifestent l’amour qu’Il a pour cette personne et pour toute personne. Il touche le lépreux et lui parle sans peur d’être contaminé. La foi est un risque, mais un risque qui vaut la peine d’être pris. La bienheureuse Émilie Gamelin a pris ce risque ainsi que toutes nos sœurs devancières depuis 175 ans. Aujourd’hui, nous, Sœurs de la Providence sommes invitées par cet Évangile à nous laisser davantage presser par la charité du Christ partout et en tout.

Nous sommes toutes disciples du Christ. Que sa grâce à l’œuvre en nous et à travers nous, nous rapproche continuellement de lui pour que nous puissions agir comme lui en toute humilité, simplicité et charité!

Providence de Dieu, je vous remercie de tout!

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Évangile selon Saint-Marc, chapitre 1, de 29 à 39

Jésus guérit la belle-mère de Simon

« 29 Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. 30 Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. 31 Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. 32 Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. 33 La ville entière se pressait à la porte. 34  Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. 35 Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. 36 Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. 37 Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » 38 Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile; car c’est pour cela que je suis sorti. » 39 Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons. »

Réflexion sur l’Évangile du dimanche 4 février 2018, par Gladys Flores, s.p.

« Rapidement, ils ont dit au Seigneur que la belle-mère de Simon était couchée avec de la fièvre. » Présenter les malades au Seigneur dans la prière, et avoir confiance qu’ils seront guéri par Lui, est une bonne habitude que nous devons pratiquer. Nous devons être persévérants dans la prière, sans perdre espoir que nous serons guéris dans le corps et l’esprit par le Seigneur de la vie.

Et Jésus, dans cette ambiance familiale de la maison de Simon, s’est immédiatement intéressé à elle et elle a guéri. Il n’était jamais trop fatigué pour aider et il agissait sans tarder face aux besoins de la population; Il est le grand Restaurateur.

La belle-mère de Simon s’est levée et les a servi; c’est-à-dire qu’une fois sa santé et sa dignité rétablies, elle a commencé à servir parce que Jésus ne guérit pas seulement la personne, mais il le fait pour que celle-ci se mette au service des autres.

En servant le Seigneur, cette femme ne faisait qu’utiliser pour Lui l’énergie qu’Il lui avait accordée.

Non seulement le Seigneur nous a délivré de nombreuses choses mauvaises, mais il nous a aussi donné des dons que nous devons employer pour le servir et servir nos frères.

Méditons sur la question que le pape François a posée durant sa rencontre avec les jeunes du Chili au sanctuaire de Maipú : « … « Qu’est-ce que j’ai à donner dans la vie ?  » Et combien de vous sentent l’envie de dire :  » Je ne sais pas.  » Tu ne sais pas ce que tu as à donner? Tu l’as à l’intérieur et tu ne le sais pas. Dépêche-toi de le trouver pour le donner. Le monde a besoin de toi, la patrie a besoin de toi, la société a besoin de toi, vous avez quelque chose à donner… »

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Évangile selon Saint-Marc, chapitre 1, de 21 à 28

« Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout,
dans toute la région de la Galilée. »

Les réflexions d’Annette Aspirot, s.p., sur l’évangile de ce dimanche 28 janvier 2018:

Jésus enseignait avec autorité. Cette expression vraiment me touche. Cet homme qui enseigne avec autorité, nous en avons maintes preuves dans les évangiles : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme » Jn 7,46 « La foule cherchait à le toucher parce qu’une force sortait de Lui » Luc 6, 19. Jésus séduit les foules non seulement à la vue des guérisons qu’il accomplit mais par la puissance de sa Parole; non seulement par ce qu’il dit, mais par son regard, son attitude, la dignité de sa personne. Il écoute les gens, fréquente les pauvres, s’intéresse à leur quotidien, mange avec eux, pleure avec eux. Ce qu’Il dit colle à la vérité.

Marc ajoute qu’Il n’enseignait pas comme les scribes. Les prêtres et les scribes, gardiens de la Parole annoncent la venue du Messie, mais ne le reconnaissent pas en Jésus. La vue de ses miracles les exaspère. Pourtant, ceux qui l’entendent disent : C’est bien Lui, le prophète qu’on attend. Les membres de la synagogue de Capharnaüm sont devant une situation quelque peu déroutante. Le discours de Jésus tranche avec les propos qu’ils ont l’habitude d’entendre.

L’homme tourmenté par un esprit impur est déstabilisé par la présence de Jésus. Ce possédé avoue la sainteté de Jésus sous l’influence du démon qui parle en lui. Il se sent menacé, démasqué. Que nous veux-tu Jésus de Nazareth, es-tu venu pour nous perdre?

La réaction de ce possédé n’est pas bien différente de ceux qui se livrent aujourd’hui à un commerce corrupteur, où le mensonge, l’ambition du profit et l’injustice règnent  en maîtres. Ils ont peur d’être démasqués, dénoncés, d’admettre leur comportement mensonger. Ils veulent rester dans leur aveuglement pour continuer leurs manœuvres diaboliques. Ça leur rapporte. Ils amassent des trésors terrestres qui seront détruits par la rouille.

L’autorité de Jésus est libératrice, éclairante. Si nous entendons l’enseignement d’une personne éprise de Dieu, elle enseigne avec autorité parce que Dieu se manifeste dans ses paroles. N’avons-nous pas déjà entendu de saints témoins de la Parole! Ils transmettent ce qu’ils vivent. C’est que le divin passe à travers l’humain dans ce qu’ils annoncent.

Nous témoignons par ce que nous sommes. Et notre témoignage vaut en raison de notre vécu. Nous enseignons par notre attitude, notre qualité de présence, notre intimité avec Celui que nous voulons faire connaître. Comment témoignons-nous de notre Mission Providence ? À quelle dimension sommes-nous les visages humains de la Divine Providence ? Cet évangile de Marc nous invite à nous laisser approcher par Jésus, nous pénétrer de sa présence, de sa voix libératrice, d’être des authentiques apôtres de la Bonne Nouvelle. Ainsi nous amasserons des trésors impérissables.

Lectures

Sur l’environnement : Laudato sí, Lettre encyclique sur la sauvegarde de la 
maison commune.
http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

Sur la miséricorde : Misericordiӕ Vultus, Bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la miséricorde, http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/bulls/documents/papa-francesco_bolla_20150411_misericordiae-vultus.html

Sur la paix : « Style d’une politique pour la paix », Message pour la célébration de la 50e Journée Mondiale pour la Paix, 1er janvier 2017. http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/messages/peace/documents/papa-francesco_20161208_messaggio-l-giornata-mondiale-pace-2017.html

Biographies d’Émilie Tavernier-Gamelin

Livres disponibles au Centre Émilie-Gamelin

Émilie Tavernier Gamelin

Biographie

Auteure : Denise Robillard

Année de parution : 1988

ISBN 2-920417-42-8

330 pages. Disponible en français, en anglais et en espagnol.

 

Mère Gamelin femme de compassion

Biographie et étude historique

Par Sœur Thérèse Frigon, s.p., en collaboration

Année de parution : 1984

80 pages. Disponible en français, en anglais et en espagnol.

 

Émilie Tavernier-Gamelin : La Grande dame de Montréal,

fondatrice des Sœurs de la Providence

Biographie

Auteur : Mgr. André-M. Cimichella, o.s.m., Évêque auxiliaire émérite à Montréal, 1982

Année de parution : 2002

ISBN 2-922291-82-0

77 pages. Disponible en français, en anglais et en espagnol.